Vos Questions / Mes Réponses


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  • Sujet : résidence alternée

  • Question

    Je viens vers vous pour des conseils. Mon fils de 22 mois se réveille plusieurs fois par nuit,entre minuit et 6h du matin (2 à 10 fois toutes les nuits). Le père et moi sommes séparés depuis ses 1 an. Il est en garde alternée et c’est depuis ses 9 mois que ces réveils sont apparus : après 1 semaine de congès avec mon fils, il a repris la crèche comme d’habitude et les réveils ont commencé…. Je lui laisse d’abord sa chance de se rendormir, puis je le rassure verbalement depuis ma chambre et si ce n’est pas suffisant, je vais le rassurer dans son lit. Je comprends qu’il puisse faire des cauchemars à cet âge mais la fréquence me dit que qque chose l’effraie au plus profond de lui. Tout va très bien à la crèche et à part quelques petites crises à gérer à cet âge, pas de souci particulier. Je me demande donc ce que je pourrais faire pour l’apaiser, c’est bien sûr très épuisant d’avoir un sommeil hâché en travaillant. Je cherche des explications et des solutions mais je suis dans une impasse.

    Réponse

    Vous, les parents, avez dû aussi traverser des moments bien douloureux, on ne se sépare pas par plaisir… Bébé a ressenti tout çà, quelque soient vos efforts pour être courageux (se). Pour son âge, c’est un enfant qui doit s’adapter à beaucoup de séparations: de maman pour la crèche, de maman pour papa, de papa pour maman, de papa pour la crèche, et peut-être y a-t-il des grands-parents et autres intervenants… En ce cas, on ne peut donc pas appliquer des règles trop classiques la nuit: ne le prenez pas dans votre lit mais mettez un lit d’appoint dans sa chambre pour vous allonger à côté de lui et le rassurer. ne le laissez pas pleurer. Un biberon de lait tiède au coucher sera aussi le plus naturel des somnifères. Si vous communiquez bien avec le papa (ce qui est souhaitable dans la vie en garde alternée) demandez-lui comment çà se passe chez lui. Vous pouvez bénéficier d’une psychologue parents-bébé à la PMI, cela vous ferez surement du bien…

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  • Question
    Mon mari souhaite divorcer et demander une garde alternée. Nos enfants ont 4 et 6 ans. Je sais que c’est la grande mode des gardes alternées mais je ne vois pas comment mes enfants pourraient s’épanouir avec ce mode de vie. Ils ont besoin d’une maison, d’un environnement qui les sécurisent. Ils sont très anxieux de nature. Aussi, je vais me battre pour défendre ma conviction qu’ils sont trop jeunes pour ce style de vie mais je me demandais si vous pouviez me recommander un spécialiste qui pourrait m’accompagner et me conseiller dans la démarche d’expliquer à mes enfants que leurs parents vont se séparer, que nous allons déménager etc… Je ne sais pas comment aborder le sujet et  j’ai peur d’être démunie face à leurs questions. Comment expliquer que les parents peuvent ne plus s’aimer mais que les parents aiment leurs enfants pour toujours?
    Réponse

    Je vous conseille de lire mon livre “Il est où mon papa?” qui vous permettra d’y voir plus clair dans votre vie future et celle des enfants, à lire tous les deux de préférence.

    Pour organiser la résidence, avoir chacun un bon avocat, car il y a des critères (en particulier de disponibilité de chaque parents) qui la font organiser dans un sens ou l’autre.
    Françoise Dolto disait: “il faut dire aux enfants les vérités QUI LES CONCERNENT”. En cas de séparation, ce qui les concerne, c’est ce qui va leur arriver, où il vont habiter, avec qui… Tant que vous ne le savez pas, il est prématuré d’en parler, cela les angoisserait sans solution. En attendant, parlez de travail, de voyages, restez dans le transitoire tranquille. 
    Quand vous saurez comment vous, les parents, allez vous organiser, vous pouvez demander à votre médecin de famille, leur pédiatre, un psychologue, de leur expliquer. Après que vous l’aurez mis au courant.
    Je tiens à revenir sur cette phrase: “Comment expliquer que les parents peuvent ne plus s’aimer mais que les parents aiment leurs enfants pour toujours?” Il faut dire au contraire que vous vous aimerez toujours (on peut s’aimer passionnément, sexuellement… mais aussi affectueusement, tendrement, amicalement…) C’est parce que vous parviendrez à sauvegarder ces sentiments là que vos enfants garderont confiance en leurs parents. Je vous sens blessée, trahie… Le papa a peut-être besoin de réfléchir, vous avez peut-être, d’abord, besoin tous les deux, de voir un psychologue ou un médiateur pour retrouver une compréhensions mutuelle? Ce serait sans doute la démarche la plus responsable vis à vis de vos enfants?
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  • Question

    Je suis depuis toujours une fervente lectrice et vous soutiens totalement. Je souhaiterais un conseil pour ma fille. Je suis séparée du papa depuis qu’elle a un an et demie et nous avons choisi la garde alternée. Le problème est qu’elle a toujours autant de mal à me quitter et qu’elle pleure quand il s’agit d’aller chez son père, qui est par ailleurs un bon papa. Je souhaiterais, pour couper sa semaine, l’avoir à dormir chez moi le mercredi soir, puisque je l’emmène déjà à la danse dans l’après-midi. Un pédo-psychiatre m’a confirmé que cette solution pouvait être une bonne solution, coupant ainsi la semaine scolaire et lui permettant de passer une soirée supplémentaire avec moi, sans pour autant priver son père de sa semaine… Mais son père refuse et affirme que cette solution du mercredi émane forcément d’un charlatan… Qu’en dites-vous? Quels arguments pourrais lui donner pour le convaincre?

    Réponse

    Vous serez d’autant plus convaincante que vous proposerez réciproquement au papa de lui confier votre fille un soir pendant votre semaine. Ce peut être compliqué pour sa propre organisation mais si vous êtes en bons rapports, il vous écoutera sûrement. Le principe même de la « résidence alternée » est le maintien d’une complicité entre les parents pour le bien-être de leur enfant. Il est difficile à un enfant de passer chaque semaine d’un camp hostile à un autre… C’est pourquoi je pense qu’elle devrait le plus souvent être accompagnée d’un travail de médiation parentale. Pour qu’il n’y ait pas de malentendu entre vous. 

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