Vos Questions / Mes Réponses


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  • Sujet : grands-mères

  • Question
    J’aimerais avoir votre avis sur ce qu’il y a plus sain. Mon petit garçon a bientôt 11 mois et depuis le début de la diversification alimentaire c’est un peu la “guerre” avec mes beaux-parents pour leur faire comprendre qu’il est préférable de faire légumes par légume que les soupes de plusieurs légumes comme il y a 35 ans (âge de mon mari) et d’après plusieurs infos les petits pots seraient plus sûrs que les légumes frais.

    J’aimerais bien savoir ce qui est le mieux pour lui, sachant que le petit frère arrive dans quelques mois.

    Réponse

    Plus important entre les petits pots et le frais? Légume par légume ou tout ensemble? pour l’enfant? Je dirais:

    - d’une part, aux grands-parents de toujours faire confiance à ce que ressent la maman, chaque enfant est unique;
    - d’autre part à la maman, d’éviter si possible le conflit avec les grands-parents…

    Pour répondre plus précisément:
    - Au moment de la diversification, à 6 mois, mieux vaut introduire les aliments l’un après l’autre pour s’assurer que bébé n’est pas allergique au nouveau produit. Mais une fois qu’il les a tous connus, c’est comme la maman sent qu’il préfère.
    - Les petits pots ont recours à des produits cultivés avec des contrats assurant le moins possible d’engrais, pesticides, les légumes n’ont pas fabriqué des nitrates en vieillissant pendant la distribution, et l’onctuosité est optimale. Mais les légumes cuisinés à la maison ont le goût de votre cuisine. L’idéal, c’est quand l’enfant aime les 2: chez Mamie, c’est comme ci; chez maman, c’est comme çà… Et la vie est en stéréo…
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  • Question
    Je me permets de vous solliciter, ma fille a 10 mois et depuis sa naissance ma mère me demande de la lui laisser pour des vacances régulièrement. Elle me dit que je suis trop proche de mon bébé, que je m’en occupe trop. J’ai droit au chantage affectif (menace de dépression à la maternité si elle ne voyait pas souvent sa petite-fille). Mais j’ai l’intuition que ma fille a besoin de nous et qu’elle ne doit pas être séparée pour le moment de ses parents, elle va à la crèche et s’y plaît bien, voit ses grands-parents régulièrement (ils n’habitent pas notre région). Cela me semble suffisant, mais je culpabilise beaucoup. J’avais pensé à des vacances chez ses grands-parents quand elle serait plus grande, vers 3 ans. Faisons-nous mal les choses? Suis-je trop fusionnelle?
    Réponse

    Si je pouvais m’adresser à votre maman, je la rassurerais: c’est en suivant ce que vous ressentez qu’elle aura les meilleures relations avec sa petite fille. Une maman n’est pas “fusionnelle” parce qu’elle ressent que son bébé de 10 mois a besoin d’elle. Si la grand-mère dit à sa fille: “je ferai toujours comme tu le ressens, vous lui confierez votre petite avec d’autant plus de sérénité. Souvent, les mamies me disent: “elle devrait me la laisser!” quand l’enfant est trop jeune, et quand elle est plus grande: “J’ai eu ma petite fille pendant 3 semaines d’affilée, je suis crevée”. Tout vient à temps, il faut savoir écouter la maman du petit choux, c’est elle qui ressent juste. 

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  • Question

    Je vous écris au sujet de mon fils qui a 10 mois et demi. Il fait normalement 2 siestes par jour.mes beaux parents le gardent deux après-midi par semaine pour m’épauler, et ceci depuis le mois de novembre. Bébé avait appris a s’endormir avec Mamie.

    A la fin d’année, nous sommes partis 3 semaines dans mon pays. Depuis le retour il ne veut plus s’endormir avec Mamie, quitte à ne pas dormir toute l’après midi! Il faut que je vous signale que cela est venu au même moment ou il a commencé à la fois à marcher et ramper.
    Je suis inquiète car à la fin de la journée, il est tellement fatigué qu il refuse de manger.
    Pensez vous qu’il faut que j’arrête de le laisser avec eux? Ou peut etre supprimer la premiere sieste du matin pour qu il soit plus fatigué dans l’après midi?
    Réponse

    Surtout ne pas le priver de ses grands-parents (et réciproquement) pour une histoire de sieste! Et ne pas supprimer celle du matin. Laissez-le bien dormir quand il en a besoin, bien jouer chez Mamie où il a trop à faire pour dormir, faites-le manger plus tôt ou donnez-lui un biberon de lait au coucher du soir, et surtout ne vous inquiétez pas pour ses rythmes qui fluctuent. Ils se passe la même chose quand ils entrent en crèche, et cela se régule tout seul. Suivez son rythme.

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  • Question

    Un grand merci pour votre réponse rapide et claire. Nous allons suivre votre conseil, la laisser choisir son alimentation et attendre ses “progrès naturels”. Votre réponse nous a beaucoup rassurés car en plus de notre inquiétude, la pression de l’entourage (des grands-parents notamment…) était forte pour la “forcer à manger sainement”.

    Bonne continuation pour votre site, c’est très sympa de répondre aux questions des internautes (comme autrefois à la radio, j’aimais beaucoup votre émission, c’est pour cela que j’avais acheté vos ouvrages).

    Réponse

    Merci de vos encouragements.

    Permettez-moi de vous préciser ma pensée sur le mot de “progrès”: ce n’est pas un “progrès” de manger comme les adultes voudraient. Ce qui est un “progrès”, c’est de grandir, de parler de mieux en mieux.

    Quant aux grands-parents, ils me rappellent que, dans mon enfance, on calait les enfants avec “de la soupe” de légumes (on sortait de la guerre et des restrictions). “Mange ta soupe” était le refrain des tablées, j’ai vu des enfants s’endormir à table le ventre vide, sans dessert, parce qu’il n’arrivaient pas à avaler la soupe. Cela ne servait donc à rien!

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  • Question

    Question:

    Fervente lectrice et auditrice de vos anciennes émissions de radio, j’ai aujourd’hui grand besoin de votre aide. Je suis la grand-mère de plusieurs petits enfants mais un particulièrement m’inquiète. Ses parents sont séparés, il est en garde alterné avec son grand frère. Cet enfant est en grande souffrance, il refuse les câlins, bisous et mots doux, surtout quand il se fait mal. Cet enfant a un mal être évident que ses parents refusent de voir. Je ne dis pas qu’ils lui font du mal, mais que leur éducation ne convient pas à leur enfant et c’est là qu’ils ne comprennent pas.

    Ne pensez-vous pas qu’un pédopsychiatre serait plus adapté pour comprendre les raisons de ce mal être? 

    Réponse

    Réponse:

    C’est très difficile d’être grand-mère, de penser que son petit fils souffre, et de ne pas pouvoir l’aider autant qu’on le voudrait. Il faut que je vous dise plusieurs choses:

    - Vous ne pouvez pas décider de consulter un pédopsychiatre sans que les parents l’aient entrepris eux-mêmes, avec le praticien de leur choix…

    - Si un enfant ne veut pas de câlins, cela ne veut pas dire qu’il est en mal-être affectif et il faut respecter sa façon d’être.

    - pour qu’une grand-mère soit bienfaisante, il faut surtout qu’elle soit le plus présente possible quand ses petits enfants ont besoin d’elle. Pour cela, mieux vaut ne pas se mêler des choix des parents, une Mamie n’est pas toute puissante… Ce qui compte, c’est qu’il vous fassent suffisamment confiance pour vous confier régulièrement les enfants…

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