Vos Questions / Mes Réponses


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  • Sujet : fessée

  • Question
    Je me permets de vous écrire afin de vous demander de l’aide par rapport au comportement de ma fille de 17 mois. En effet, depuis plusieurs semaines elle est très agressive. Elle pousse les limites jusqu’au bout et réponds de façon très agressive quand on s’oppose à elle. Par exemple, elle déchire les livres et quand on la réprimande ou quand on l’isole dans l’attente qu’elle se calme, elle commence à tout jeter, tout lancer. Quand elle ne lance pas les choses, elle réponds par des coups, elle me frappe et tire les cheveux. C’est très difficile de maintenir le calme et je ne voudrais pas avoir recours à la fessée ni d’autre type d’autorité violente. Ce comportement a commencé quelques semaine après son entrée en crèche. Pourtant, tout se passe bien là-bas, elle est contente d’y être, n’a jamais pleuré et s’est bien intégrée. Enfin, depuis quelques semaines elle refuse de manger tout aliment solide, mise à part les fruits. Du coup, toute cette situation nous prends au dépourvu et on ne sait plus comment la gérer ni créer pour elle un cadre de vie sain avec des limites qu’elle puise comprendre et respecter.
    Réponse

    A 17 mois, c’est encore un bébé! Donnez-lui des livres en carton épais, ou montrez-lui les images et mettez le livre en hauteur ensuite. Donnez-lui des revues qu’elle pourra déchirer, c’est passionant. Elle n’est pas obligée de manger des morceaux, mixez sa nourriture tant qu’elle n’a pas envie de grumeaux! Soyez plus cool, elle a déjà fait un gros effort d’adaptation à la crèche, elle a droit de régresser en rentrant à la maison!

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  • Question

    Nous avons un garçon qui a eu 3 ans en fin d’année et une fille qui vient de naitre.
    Notre garçon, même seul, a toujours été actif dans sa journée. Comme tout enfant, il teste quotidiennement les limites mais ce qui nous déroute le plus c’est l’impression que rien ne l’affecte (sentiment partagé avec l’équipe de la crèche à l’époque et maintenant de l’école).
    Il est à l’école depuis la rentrée et il n’y a pas une semaine sans que j’entende qu’il a été dur, qu’il ne tient pas en place, qu’il n’écoute pas…tellement dur qu’il risque d’etre exclu de la cantine (dernièrement il a craché par terre, jeter sa nourriture et s’est roulé par terre)…(je ne sais d’ailleurs pas comment m’organiser si cela se produit)..Nous sommes passés helàs par toutes les phases: dialogue, punitions, fessées (que je regrette amerement, chantage même!!)
    Avec l’arrivée de sa soeur, nous pensons l’avoir préparé au mieux(photos de lui petit utilisant le meme matériel et mobilier que sa soeur, puis du temps à lui consacrer : jardinage, cuisine, histoires du soir, promenades etc etc..)
    mais rien n’y fait, soit il écoute à la maison et est excecrable à l’école soit c’est l’inverse…Les 15 jours de vacances ont été particulièrement laborieuses…je suis fatiguée et je commence à perdre patience…avec son papa, nous lui parlons beaucoup de ce qui se passe en journée, il comprend tout à fait ce qu’on lui dit…
    que faire?????
    maman meurtrie en détresse!!

    Réponse

    Ce petit garçon à l’air très éveillé, ce qui présage une bonne évolution. Mais votre fatigue et les réflexions désagréables que vous entendez à son sujet vous conduisent à être plus excédée que bienveillante. Cris, gronderies et punitions l’endurcissent et c’est un cercle vicieux. Est-ce qu’il y aurait une “maison verte” – concept de Dolto – dans notre ville? Une ludothèque? Ces endroits où il y a souvent des psychologues pour observer vos relations et défaire les malentendus?

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  • Question

    Je suis actuellement en train de lire votre livre “l’autorité sans fessées”, il est formidable, répond à beaucoup de mes questions.
    Cependant, j’ai une toute petite incompréhension, lorsque vous parlez du “time out”, je suis d’accord avec le fait d’appliquer le “chacun chez soi” mais comment appliquer ce principe sans pour autant que l’enfant se demande “qui suis-je? personne” comme vous en faites allusion p.56.

    Réponse

    Je suis heureuse que la lecture de mon livre vous soit utile. Merci de cette question qui me permet une éclairage important:
    – si l’exclusion se fait dans la violence et le déni de l’enfant (“j’en ai assez! Je ne veux plus te voir! Disparaît dans ta chambre!” en effet, c’est très angoissant pour l’enfant.
    – le “time-out”, c’est chacun chez soi: “Maman – ou Papa – est fatigué, toi aussi: tu fais des bêtises, nous allons nous reposer, toi dans ta chambre, avec tes joutes et tes doudous; et moi dans la mienne avec mes journaux. Je reviendrai te voir quand je serai moins fatiguée”.
    Ainsi, ce n’est pas un rejet ni une punition, mais un moment pour recharger les batteries. Et l’enfant comprend que son parent n’est pas inépuisable.Tout simplement.

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  • Question
    Bonjour madame le député,

    j’ai, comme  bon nombre de mes contemporains, été surpris par votre projet de loi  qui aurait comme conséquence d’interdire aux parents de donner des “claques” aux enfants récalcitrants, désobéissants et insupportables.

    Vous noterez que ceux qui tabassent à mort un grand-père, une jeune femme  ou une enfant  ont été laissés avec “la bride sur le cou” pendant leur petite enfance, entourés de “parents”  laxistes et angéliques  qui regardaient avec des yeux énamourés  les frasques de leur rejeton.

    Si ces “parents” avaient  IMMEDIATEMENT  fait comprendre à cette  petite terreur qu’il y avait des limites à ne pas dépasser en lui “filant” une bonne fessée, aujourd’hui nous n’en serions pas là.

    Plutôt que de légiférer il conviendrait de responsabiliser les parents qui ont depuis 1968 presque tous baissés les bras.

    Réponse
    votre affirmation est infondée, ce sont au contraire ceux qui ont reçus des coups, qui en donnent. La pire des éducations consiste à être passif, laisser l’enfant dépasser les limites, et soudain, taper. On peut être laxiste et tapeur,  ou au contraire ferme et non violent. 
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  • Question

    Je me permets de vous contacter pour vous demander conseil car je suis un peu démunie. Je suis la maman d’un petit garçon de 22 mois. Le père et moi sommes séparées depuis les 1 an du petit et il est en garde alternée. J’ai lu quelques uns de vos livres (notamment l’autorité sans fessée). Je m’investis dans votre méthode (la bonne parade au bon moment). Une situation me pose problème : mon fils a tapé maman… Fin du bain, je lui demande de sortir. Il ne veut pas; je lui dits que c’est pour retrouver Nounours qui l’attend dans son lit : non… Je me penche et lui dis que je vais me fâcher (je n’ai plus de parades à lui proposer) et là c’est non et il me tape!! Fatiguée j’ai fait pareil… évidemment des pleurs, puis je lui ai expliqué qu’on ne tape pas maman, mais j’étais moi aussi en faute… et en sanglots. Il m’a fait un câlin et le coucher s’est très bien passé. Que faire devant la tape? Le “time out” nu et mouillé ne me semblait pas opportun.

    Réponse

    On peut être si démunie en effet quand on est maman, fatiguée, le dos courbé pour extraire l’enfant du bain, qui ne veut pas… que le geste part, absurde, puisque tu as tapé, je te tape, c’est sans fin.

    Donc que faire? La stratégie de la conséquence:
    le temps du bain s’est écoulé, ce n’est pas maman, ce n’est pas l’enfant, c’est “le temps” qui fait que c’est ainsi. Alors, c’est le temps que le bain se vide. Vous ouvrez le bouchon, l’eau commence à se vider et l’enfant comprend que le bain est fini. Attendez sereinement. Il tend les bras pour avoir la serviette!
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  • Question

    Je me permets de vous envoyer un mail pour vous demander votre avis quant à mon petit garçon de 4 ans. C est un super petit garçon, très vif, intéresse et passionné mais depuis quelques temps il fait tout pour nous provoquer, son papa et moi, c est à dire qu il sait qu il est en train de faire une bêtise mais il ne s arrête pas malgré nos demandes et le traditionnel 1 2 3… Nous ne souhaitons pas lui donner de fessées mais nous n’arrivons pas à le faire obéir…surtout pour des choses qui concernent sa sécurité comme ne pas courir sur les trottoirs ou rester attaché en voiture… Que nous conseillez vous? Pour information nous avons aussi un petit frère de un an, avec qui il joue très bien. Il est très attaché à son frère!

    Réponse

     Vous avez un petit garçon très curieux. Vous constatez que la menace 123 et la fessée ne servent à rien. L’enfant recommence aussitôt, puis se fait un jeu de vous provoquer! et la vie dans nos villes (pas le droit de courir, donner la main, être attaché) n’est pas adaptée à leur vivacité. Cela ne veut pas dire qu’on va laisser faire, mais au moins comprendre que ce n’est pas naturel, sans compter l’habillage avec ce froid… et les “vite-vite” des parents, pressés par des rythmes de vie impitoyables…

    Alors, il faut limiter les consignes aux essentielles, trouver des solutions ludiques comme donner la main à l’ours qui vous donne la main, avoir un marche pied derrière la poussette, habiller par étapes sans le laisser crever de chaud pendant que vous cherchez votre téléphone…Oui, c’est sur avec le petit, mais pour lui aussi. Alors on se calme, on limite à l’essentiel et quand on ne peut pas faire autrement, on exécute sans pourparlers mais en disant: “je te comprends de râler, ce n’est pas marrant, mais je ne peux pas faire autrement…” Courage, il va grandir! 
    Au fur et à mesure qu’il grandit, il vous écoutera d’autant mieux que vous n’avez pas crié, mené, voire cru résoudre en levant la main…
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  • Question
      J’admire le travail que vous faites pour la défense des droits de l’enfant et la protection des enfants. Lorsque je parle autour de moi de votre projet de loi conte la fessée, les gens sont moqueurs… j’entends souvent : «  après tout, nous aussi nous avons eu des fessées, et voilà ! On n’a pas été détruits » !!! « ça ne fait pas de mal, une fessée de temps en temps » !! « il faut bien que les enfants comprennent » !
    Je suis effarée de voir combien, à notre époque où nous avons tellement avancé dans les connaissances sur les enfants et l’éducation des enfants, il y a encore tant d’erreurs de la part des éducateurs et des parents, tant d’incompréhension…
    Réponse

    Pour les fessées, menaces etc… vous avez tout compris. le temps n’est pas loin où l’on trouvait aussi que battre sa femme était un droit de l’homme et du ressort de la vie privée! Mais là aussi, petit à petit, les jeunes parents savent bien que lorsqu’ils tapent, en fait, ils perdent leur autorité. Je ne désespère pas que la pratique cesse, même si je trouve que c’est beaucoup trop long. Vous pouvez lire – et faire lire – mon autre livre: “L’autorité sans fessée”

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