Vos Questions / Mes Réponses


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  • Sujet : divorce

  • Question
    mon mari et moi nous séparons, la décision vient de moi. Nous avons lu votre livre Où est mon papa ?, tous les 2. Le père de nos 2 filles (2.5 et 4 ans) est très inquiet, moi je me sens très coupable. Nous voulons tous les 2 les préserver au maximum, nous nous sommes engagés à maintenir entre nous affection, respect, activités communes. Mais…

    1/ comment leur dire que Maman a pris un appartement, et qu’elles vont y vivre la moitié du temps (se séparer de ses filles plus d’une semaine lui est inconcevable mais nous nous demandons si c’est le mieux) ? quels mots choisir, quelle raison invoquer ?

    2/ la petite est très accrochée à moi. Doit-on, au début surtout, être flexible, changer l’organisation de la garde alternée selon leurs désirs à elle ou cela risque-t-il de les perturber encore plus et vaut-il mieux alors imposer une routine en acceptant que papa ou maman viennent nous rendre visite quand ce n’est pas “sa” semaine ?

    Réponse

    Si vraiment vous devez vous séparer, il faut mettre un rythme, penser que l’un comme l’autre sera triste de ne pas se réveiller avec les enfants, couper en périodes + petites qu’une semaine entière à cet âge…Je vois que vous faites beaucoup d’efforts tous les 2, il y’a surement des malentendus entre 2 si bonnes personnes. Avez-vous essayé une médiation conjugale?

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  • Question
    Nous avons un petit garçon de 4ans et une poupée de 9 mois. J’ai entamé une procédure de divorce car mon mari connait des crises de colère assez fréquemment et qu’ elle ressurgisse à présent sur notre fils. Mon mari a eu une enfance difficile avec une mère autoritaire pouvant être maltraitante et il semble évacuer une colère enfouie à la moindre frustration. Je ne parviens plus à anticiper ni,a réduire ses crises. Il est peu investi auprès d’eux, conteste mes allaitements longs, mon éducation non violente… Dans le cadre de cette séparation, j’ai très peur qu’il voit les enfants seul et je souhaiterais les organiser à l’ amiable et toujours en ma présence. Mes parents ont également divorcé et je ne veux pas faire  subir aux petits des allers retour entre deux maisons. Pensez vous que cela soit déstabilisant pour eux des après midi à quatre sereins et papa qui rentre chez lui après? Je ne verrai que la solution de droit de visite médiatisé sinon, et je ne trouve pas ca rassurant d’autant qu’ils sont souvent temporaires. Merci de votre réponse.
    Réponse

    Bien sûr, les disputes parentales sont traumatisantes pour les enfants. Mais il ne suffit pas de se séparer pour ne plus avoir de disputes. L’idéal ne serait-il pas d’abord de voir un médiateur conjugal pour aplanir vos désaccords? Le problème est que, dès lors que vous allez vous séparer, vous ne serez pas décisionnaire de l’organisation du temps avec leur père, seuls ou médiatisé… A moins que le père soit d’accord, et encore… ne changera-t-il pa rapidement d’avis…? Le motif qu’il est colérique, s’il n’y a pas de violences physiques, risque de ne pas être pris en compte par le JAF. Posez bien la question à votre avocat… 

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  • Question

    Notre petit de 4 ans vient d’être diagnostiqué precoce à 143 homogène.nous sommes inquiets car il a des réactions agressives,il nous tape,il bouscule les camarades, veut jouer avec d’autres mais si prend mal en étant toujours brusque,une grande fatigue l’habite et empire ses réactions.avec son père nous ne sommes pas daccord sur les réactions à avoir,lui pense que de donner une fessée,tirer l’oreille,bref faire un peu mal le calme,les punitions n’ont pas l’air de fonctionner,je suis perdue sur ce que nous devons faire sachant que les tensions dans notre couple sont visibles et que Gaël manque de confiance en lui. Nos désaccords entre parents nous amènent à envisager une séparation et notre petit doit bien le ressentir.

    Réponse
    Une séparation ne règlera pas vos désaccords éducatifs, au contraire: une semaine comme çà, une semaine à 180°, c’est pire! Bie sûr, il faut de la patience et de la cohérence pour donner de la sérénité à l’enfant, pourquoi ne demandez-vous pas des conseils pour les 2 parents à la psychologue qui a fait le test? cela aidera le papa comme vous!
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  • Question

    Ma fille de 2 ans et demi vit en alternance chez moi et chez son père depuis ses 2 ans ; avant son entrée en crèche, elle dormait très bien, faisait ses nuits,
    dormait toute la nuit. Elle s’endormait dans mes bras car je l’ai allaitée pendant un an. A 10 mois elle est entrée en crèche (elle y va la moitié de la semaine
    car je suis à mi-temps), et depuis elle ne parvient plus à s’endormir seule. pourtant ça se passe très bien à la crèche. D’ailleurs les 1ers mois de crèche, ils
    ont dû la mettre dans un lit à part car ne parvenant pas à dormir et ayant peur de dormir seule, elle réveillait tout le monde. Aujourd’hui elle s’endort dans
    mes bras ; et chaque nuit elle se réveille : je suis épuisée et la prend dans mon lit ; son père fait la même chose. je sais que ce n’est pas bien, mais un parent
    épuisé par des nuits de mauvaise qualité peut difficilement faire autrement, c’est une question de survie ! peut-être que j’aurais du la mettre à la crèche à
    temps plein, mais je voulais tellement un congé parental à mi-temps pour profiter de mon enfant. je suis dans une impasse!

    Réponse

    Pour un tout petit, se séparer de sa mère pour aller à la crèche, puis après pour aller une semaine chez son père, çà mérite bien d’être rassurée la nuit! Mettez un lit d’appoint dans la chambre de vos filles, en gardant votre chambre pour vous, et cela passera plus vite.

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  • Question

    je rencontre à nouveau des difficultés avec mon fils de 2 ans et demi en garde alternée. Il se réveille plus tôt chez moi que chez son père, mais bon, passons… Depuis plusieurs semaines, et malgré vos conseils et vos livres, je me heurte à un petit garçon “qui veut papa”, dès que je dis non. Je n’ai même pas le temps de le divertir sur autre chose, (Non Loic, pas un 2ème yaourt, regarde, il y a de jolies clémentines… par ex) .
    Le mot NON de ma bouche dérive toujours sur “Je veux papa”… je soufre d’insomnies (+ réveils matinaux de mon fils) depuis qques semaines, et cette obstination que je ne peux canaliser me mets dans tous mes états, je suis moins patiente, m’énerve bcp plus… la dérive de son comportement m’a affecté fortement.
    Et dernièrement, il a demandé son père toute la semaine avec moi, et désespérée en larmes, je lui ai dit, en abaissant une photo de lui et moi, qu’il pouvait rester chez papa s’il le désirait puisqu’avec maman, il n’était pas heureux. Il a hésité entre oui, non,… Bref le soir chez son père il a pleuré sur le retour de la crèche et dans la nuit en hurlant “pas maman, je ne veux pas maman”… Je suis effondrée et par-dessus le marché, son père est sûr qu’il se passe qque chose de grave chez moi, il m’enfonce en pensant que je suis une torsionniare à son insu, et je sais qu’il sera prêt à me priver de mon fils dès la moindre occasion, prétextant que je suis une mauvaise mère. J’ai évidemment regretté mes paroles au point de pleurer toute une matinée. Je pense qu’il sens mon mal-être mais le papa ne le voit pas de cet oeil. Nous avons rdv chez la psycholoque, mais je suis inquiète de l’image que mon fils se fait de moi. J’ai une mauvaise passe et je ne sais pas comment m’en sortir. Pourquoi désire-t-il tant son père? A l’inverse, il ne me réclame jamais chez son papa… Merci beaucoup, aidez-moi svp, une maman en sursis…

    Réponse

    En effet, si vous prenez les dires de ce tout petit bout au premier degré, vous devez être très triste! Vous avez bien fait de demander rendez-vous avec une psychologue. Elle va retrouver ce qui donne une connotation aussi bouleversante dans votre trio maman-bébé et papa. En aucun cas, l’enfant ne devrait sentir qu’il est en choix de son parent sous prétexte qu’ils sont séparés, mais en aucun cas aussi, il faut laisser sans écoute ses demandes lancinantes. J’espère donc que le rendez-vous avec la psychologue vous apportera des clés vers plus de sérénité pour ce petit choux, et donc pour vous

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  • Question

    j’ai 24 ans, et je me permets de vous contacter suite à la lecture de votre livre ” Il est où mon papa? “.
    Je tenais très sincèrement à vous remercier pour ce que j’ai pu y lire. J’y ai trouvé les réponses à mes questions en toute clarté ! Pour la petite histoire, je cherchais sur le site France Loisirs un livre éducatif pour ma fille de 18 mois, et bizarrement je me suis vu proposer votre livre. Et il se trouve qu’effectivement je suis dans la triste situation évoquée dans celui-ci : la séparation… Drôle de coïncidence donc ! Je me suis donc laissé tenter par cet achat, dans l’espoir d’être un peu guidée dans ma nouvelle vie vis à vis de ma fille. Nous (le papa de ma fille et moi-même) avons la chance de ne pas s’être laissé dépasser par nos conflits de couples, et de pouvoir garder une amitié très sincère, une entre-aide, et la même vision des choses pour notre enfant. Alors nous partons déjà d’un bon pas pour affronter notre futur. Je me suis parfois reconnue dans vos propos, et j’ai surtout bu tout vos conseils. Je ne dirai pas que je suis totalement rassurée, je reste tout de même un maman inquiète et incertaine, terrifiée par le malheur possible de ma fille, mais je suis maintenant soulagée de me voir partir dans la bonne direction pour elle. Alors encore une fois un grand merci à vous pour ce que vous aurez pu m’apporter, à moi et j’espère à pleins d’autres lecteurs et lectrices !!

    Réponse

    Merci beaucoup pour vos encouragements! Oui, avec le recul de mon expérience de deux générations, j’ai vraiment constaté que les enfants ne souffrent pas de la séparation quand leurs parents restent amis. Vous aurez forcément des passages de turbulences mais ne lâchez jamais l’objectif, ni l’un ni l’autre…

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  • Question
    Mon mari souhaite divorcer et demander une garde alternée. Nos enfants ont 4 et 6 ans. Je sais que c’est la grande mode des gardes alternées mais je ne vois pas comment mes enfants pourraient s’épanouir avec ce mode de vie. Ils ont besoin d’une maison, d’un environnement qui les sécurisent. Ils sont très anxieux de nature. Aussi, je vais me battre pour défendre ma conviction qu’ils sont trop jeunes pour ce style de vie mais je me demandais si vous pouviez me recommander un spécialiste qui pourrait m’accompagner et me conseiller dans la démarche d’expliquer à mes enfants que leurs parents vont se séparer, que nous allons déménager etc… Je ne sais pas comment aborder le sujet et  j’ai peur d’être démunie face à leurs questions. Comment expliquer que les parents peuvent ne plus s’aimer mais que les parents aiment leurs enfants pour toujours?
    Réponse

    Je vous conseille de lire mon livre “Il est où mon papa?” qui vous permettra d’y voir plus clair dans votre vie future et celle des enfants, à lire tous les deux de préférence.

    Pour organiser la résidence, avoir chacun un bon avocat, car il y a des critères (en particulier de disponibilité de chaque parents) qui la font organiser dans un sens ou l’autre.
    Françoise Dolto disait: “il faut dire aux enfants les vérités QUI LES CONCERNENT”. En cas de séparation, ce qui les concerne, c’est ce qui va leur arriver, où il vont habiter, avec qui… Tant que vous ne le savez pas, il est prématuré d’en parler, cela les angoisserait sans solution. En attendant, parlez de travail, de voyages, restez dans le transitoire tranquille. 
    Quand vous saurez comment vous, les parents, allez vous organiser, vous pouvez demander à votre médecin de famille, leur pédiatre, un psychologue, de leur expliquer. Après que vous l’aurez mis au courant.
    Je tiens à revenir sur cette phrase: “Comment expliquer que les parents peuvent ne plus s’aimer mais que les parents aiment leurs enfants pour toujours?” Il faut dire au contraire que vous vous aimerez toujours (on peut s’aimer passionnément, sexuellement… mais aussi affectueusement, tendrement, amicalement…) C’est parce que vous parviendrez à sauvegarder ces sentiments là que vos enfants garderont confiance en leurs parents. Je vous sens blessée, trahie… Le papa a peut-être besoin de réfléchir, vous avez peut-être, d’abord, besoin tous les deux, de voir un psychologue ou un médiateur pour retrouver une compréhensions mutuelle? Ce serait sans doute la démarche la plus responsable vis à vis de vos enfants?
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  • Question

    Ma petite fille à eu 2 ans en dec dernier, elle est adorable, très obéissante, parle très bien et bcp ! Elle a sa chambre mais ne dort pas dans son lit. Je souhaite l’y intégrée car son pédiatre m’a formellement mise en garde et m’a dit: “quitte à dormir au sol à côté de son lit, il faut qu’elle dorme dans son lit!” Son père ne veut pas se partager la tâche, ni de rien d’ailleurs. De 8 à 18 mois, elle se réveillait la nuit et je la rassurais. mais au bout de la 3e 4e fois, ayant repris mes études, j’étais fatiguée et je la prenais avec moi dans mon lit. Son père, ne voulant pas être dérangé, est parti s’installer sur le canapé. Que dois-je faire? Les autres mamans hallucinent qd j’en parle. Aussi, elle ne va pas au pot, dois-je l’inciter, l’obliger 3 fois par jour à s’y assoir, la mettre en culotte ? Ma relation avec son père est quasiment nulle, il ne fait rien et j’en suis très triste.
    Merci de vos précieux conseils.

    Réponse

    Il y a plusieurs points dans votre histoire:

    - votre petite fille est très éveillée, c’est le résultat de toute l’attention que vous lui avez portée depuis 2 ans, que du bonheur pour l’avenir, bravo!
    - elle a 2 ans, cet âge que les anglais appelle “terrible twos”, un âge très curieux, prenant, fatigant pour l’adulte, mais fondateur pour son avenir. Donc elle fait son travail d’enfant, mais c’est normal que vous soyez épuisée…
    - Elle a besoin de présence la nuit, comme tous les petits asiatiques dans leur paillote, les africains dans leur case, les esquimaux dans leurs igloo, qui deviennent des gens très bien et très autonomes ensuite!
    - Votre pédiatre a raison, mieux vaut aller dormir prés d’elle que la laisser venir dans le lit conjugal. Mettez un lit d’appoint dans sa chambre et laissez le lit aux parents.
    - Les autres mamans adorent “halluciner”, mais ce problème de sommeil existent chez 80% des enfants entre 1 et 3 ans! Ce qui se passe la nuit chez vous, c’est votre vie privée, cela ne regarde pas les copines, dont les enfants sont peut-être moins éveillés…
    - On ne peut pas éduquer au pot en hiver, vous allez la braquer, attendez l’été et même l’été prochain… Lisez mon livre “mon bébé devient propre”.
    - Le papa “ne fait rien”. Sans doute ne se rend-il pas compte que vous êtes épuisée. Cependant, il est là… Il ne réalise pas que vous risquez d’entrer en dépression par fatigue. Vous pourriez aller consulter à la PMI de votre ville, où vous trouverez une psychologue prête à vous aider tous les deux? C’est mieux que de se séparer!
    Soyez fière de vous, vous êtes biens débrouillée avec une petite bien éveillée!
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  • Question

    Cher Docteur,
    J’ai peur que mon couple ne se brise. Nous avons un magnifique petit garçon de 14 mois. Il est dynamique, curieux, très joueur, très sensible aussi. Je suis une maman très “fusionnelle”, “un peu trop” me dit-on. Il ne va pas à la crèche. Mais voilà,  rien ne va plus. Son père trouve que je lui laisse passer trop de choses. Je l’entends souvent lui dire “tu es capricieux, tu pleures pour rien, arrête un peu de chouiner…”. Je n’aime pas ça du tout ! Il n’apprécie pas vraiment que je l’allaite encore. De plus, mon petit se réveille souvent la nuit. Il est d’avis que si je n’avais pas répondu à ses appels dès le début, il passerait ses nuits aujourd’hui. Je ne peux me résoudre à le laisser pleurer. Il ne trouve pas sa place de père. Il n’a pas été très “investi” à la naissance du bébé car un peu démuni. Il a préféré me laisser faire alors j’ai tout pris en main. J’ai beaucoup lu vos ouvrages plutôt que de céder aux “bons” conseils des autres. Je me fie à mon instinct. Il souhaiterait une éducation “à l’ancienne” comme “99% des parents” dit-il. Je pense qu’il n’est pas forcément dans le vrai. Je m’en réfère à vos conseils, essaie de les lui faire entendre mais il ne veut rien savoir prétextant qu’il trouvera un avis tout à fait inverse dans d’autres livres. “Notre vie n’est pas normale” dit-il. Il est vrai que je me suis axée sur notre fils à 200% croyant bien faire mais nous sommes en train de nous perdre. Je culpabilise, je n’arrive plus à redevenir son amoureuse et je suis désespérée…

    Réponse

    Vous vivez un dilemme qui taraude bien des jeunes parents aujourd’hui:

    - d’un côté, vous, la maman vouez votre énergie à construire ce petit garçon (qui, de ce fait, doit être très éveillé et aura un potentiel qui facilitera ensuite la réussite scolaire et sociale – mais çà: on vous dira: “tu as de la chance!!
    - de l’autre côté, un papa qui entend les mots habituels dans notre société: “elle est fusionnelle”, “elle devient plus mère que femme” à un âge où les besoins de l’enfant sont en effet permanents… Il suffirait que ce papa aille faire un tout dans les pays scandinaves pour qu’il comprenne combien un couple reste soudé en partageant l’émerveillement devant les progrès incroyables d’un petit d’homme qui n’a que 14 mois; et en respectant ce que ressent la mère. 
    Qu’il ne se laisse pas influencer par les amis de bureau, les images de femmes-objet sur internet, mais regarde son enfant, comment il s’éveille, et il sera heureux de renoncer au rôle de “petit chef” pour devenir un vrai guide admiré par sa femme et son fils.
    Un conseil au printemps, si vous pouvez: faire venir le dimanche matin, après une tétée-câlin de réveil, une jeune fille ou une Mamie avec les croissants et les journaux, qui emmènera le petit au parc pendant que vous vous réveillerez doucement, chacun à son rythme, petit déjeuner tranquille, commérages sur Gala, l’un vaque à ses affaires, l’autre se rendort… et ainsi jusqu’à 13h, où revient le petit auquel alors on se consacre complètement. Vous trouverez cette “ordonnance ” dans “Elever mon enfant, aujourd’hui”, je l’appelle “mon ordonnance-complicité”!
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  • Question

    Je suis en train de lire votre ouvrage “Il est où mon papa”. Je suis moi-même enfant de parents divorcés. Mon papa s’occupait à peine de moi, je détestais ma belle-mère et ses filles qui me dévalorisaient en permanence…  C’est dire si je suis sensible à vos écrits. Et je vous rejoins sur beaucoup de chose, notamment la nécessaire valorisation de l’enfant (de la fille ! ) par le père. Je n’y ai hélas pas eu droit et j’en subis encore les conséquences aujourd’hui (manque d’assurance, hypersensibilité à la séduction des hommes…).
    Aujourd’hui, j’ai une fille de 5 ans, et je lui ai fait subir la même épreuve : j’ai quitté son papa quand j’ai rencontré un homme que j’aime passionnément et avec qui je vis depuis 2 ans. Je me retrouve du même coup dans la peau de la belle-mère de deux adolescents. La belle-mère que je détestais tant,  aujourd’hui c’est moi.
    Forte de mon expérience, je fais absolument tout ce qui est en mon pouvoir pour que les choses se passent bien. Je passe parfois des journées à 3 avec ma petite et son papa, nous dînons très régulièrement ensemble. Nous sommes de vrais amis aujourd’hui. Avec mes “beaux-enfants”, j’essaie d’être neutre et discrète. Et en même temps je veux leur paraître sympathique. Je suis encore jeune (32 ans) et eux sont ados, donc j’essaie de créer une proximité. Ma fille accepte bien la situation aujourd’hui. Même si de 3 à 4 ans elle a bien fait savoir à mon nouveau compagnon qu’elle ne l’aimait pas (elle le lui disait tout simplement).
    Pensez-vous que la séparation est nécessairement traumatisante pour l’enfant ? Ma fille est-elle condamnée à avoir des séquelles psychologiques ? Un mal-être ?

    Réponse

    La réflexion que vous avez eue sur votre propre situation vous aide à ne pas commettre les mêmes erreurs. 

    Pour votre fille, dès lors que son père et vous avez pu surmonter la douleur de l’échec pour lequel vous n’étiez pas partants en faisant un bébé, dès lors que vous êtes des amis, l’enfant voit sa procréation avoir du sens et peut grandir sereinement. Il vous faut donc cultiver cette sagesse, l’imposer à son papa comme à votre compagnon car ce n’est pas toujours facile pour tout le monde, au même moment…
    Pour les adolescentes, il faut respecter le besoin qu’elles peuvent avoir d’être seules avec leur père quand elles sont chez lui, savoir les laisser finir le repas ensemble… 
    Lisez aussi mon livre “l’enfant de l’autre”, vous vous y retrouverez enfant… et il vous aidera pour vos “belles-filles”.
    Mais vraiment, je pense que grâce au recul que vous avez, c’est bien parti pour tout le monde!
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  • Question

    J’aurais bien aimé savoir comment un bébé de 3 mois ressent la séparation d’avec son père. Je souhaiterais faire les choses au mieux dès à présent pour que tout s’organise et ne lui porte pas préjudice. Pour l’instant j’ai “imposé” au père qu’il le voit chez ses parents et je reste avec le bébé. Sinon pour que le père puisse  l’avoir rien que pour lui, je lui est proposé et il a accepté de venir chez mes parents (ou je vis!) le samedi matin pour lui donner le bain et s’en occuper le temps que moi je m’échappe une ou deux heures… J’aimerais vraiment avoir vos lumières concernant le vécu côté enfant. Est-ce que je risque de perdre l’amour de mon enfant, s’il aimait plus son père?

    Réponse

    Ce qu’il ressent actuellement? Vos moments de tristesse, votre tension nerveuse quand papa est là. C’est parce que vous allez vivre une nouvelle vie tournée vers vos centres d’intérêt, un travail, vos amis, et de bons rapports avec le père, que bébé ira bien! 

    Vous parlez avec beaucoup de sincérité de vos sentiments, bien compréhensibles à ce moment de votre vie, après l’épreuve de l’abandon pendant la grossesse: ce qui lie la plupart des enfants de façon indéfectible à leur maman, c’est qu’ils se sentent compris et protégés par elle. Votre enfant vous sera toujours reconnaissant d’avoir préservé son lien avec son père, et de tout faire pour rester amis. Plus l’enfant est aimé, par maman, les mamies, le père… plus il a d’amour à donner, à maman, mamies, papa… Rassurez-vous!

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  • Question

    J’ai lu votre livre pendant ma grossesse, ça a été difficile de lire est surtout d’accepter que le père soit parti alors que j’étais enceinte, bien que l’on puisse penser le contraire en se disant que c’est une “crise” de peur de l’arrivée de l’enfant. Après… oui… justement j’ai bien retenu le fait qu’il ne fallait pas éclipser le père. Malgré les efforts que je fournis pour que tout se passe bien, ou en tous les cas que mon bébé voit son père et ne ressente pas d’animosité entre nous, je reconnais qu’il est très très difficile de ne pas se servir de l’enfant pour “punir”. En effet il serait très très tentant de lui dire “tu réagis comme ça? D’accord! Et bien je ne viendrai pas avec ton fils mercredi” par exemple…

     

    Réponse
    Pour vous, quel que soit le sentiment d’abandon que vous ressentiez par rapport au père, il faut vous projeter dans votre vie future, dans quelques années: mieux vaut avoir un enfant qui connait bien son père, un père devenu un ami pour vous, qu’un enfant que vous élèveriez seule, sans jamais de pause, et dont le père soit devenu un ennemi ou bien ne se soit pas attaché à son enfant. Le lien conservé avec le père et les grands-parents des 2 côtés, c’est du temps pour souffler (vous allez voir comme un enfant devient épuisant par ses immenses besoins et combien il faut s’entraider!). Ayant quelque respiration, pour le sport, pour un travail, pour des sorties ciné avec une amie (sans ressasser toujours votre histoire!), la vie va continuer, et le père sera d’autant plus amical que vous sourirez à d’autres domaines d’intérêt. Après, est-ce qu’il restera un ami pour la vie, est-ce qu’il reviendra vivre avec vous, est-ce qu’un autre amoureux vous attirera… Que sera sera… dit la chanson.

     

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  • Question

    Je vous contacte afin d’obtenir vos conseils pour faire au mieux en rapport à notre situation.

    Mon mari m’a quittée alors que j’étais enceinte de notre fils. Il est né 4 mois plus tard, a maintenant 3 mois.

    Je veux bien faire les choses pour lui et me demande comment faire au mieux.

    Avez vous des conseils pour que notre fils, malgré la séparation, soit épanoui et ne souffre pas?

    Réponse

    Je vous recommande de lire d’abord mon ouvrage “Où il est mon Papa?” et de revenir ensuite vers moi avec les remarques qu’il provoquera en vous?

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  • Question

    J’ai lu avec intérêt votre article dans coopération/Suisse.
    Il y beaucoup d’arguments qui démontrent que les femmes en général, et vous les psy aussi, n’ont
    aucune idée ou ne peuvent pas avoir la moindre idée de ce qui se passe dans le coeur d’un 
    homme quand sa femme le quitte et que, automatiquement ses enfants le quittent aussi.
    Ma femme m’a quittée lorsque nos deux enfants avaient 4 et 7 ans et elle est partie vivre avec
    un acoolique.
    Alors là pour moi, c’était pire qu’une lapidation…. Dans cette grande douleur infinie qui a duré des
    années c’est très facile, vu de l’extérieur, de vouloir alléger la souffrance des enfants quand la
    vôtre vous écrase. Mes deux enfants ont maintenant 28 et 31 ans et surtout ma fille ne peut pas
    même 20 ans plus tard dire en face à sa mère ce qu’elle pense malgré que je la posse toujours à le faire.
    Alors, devant tant de malheur, essayez plutôt de préparer les couples en difficultés à des problèmes
    insurmontables après leur séparation et de les dissuader de divorcer. Rien, mais rien ne peut être réparé
    même si les parents ses remarient et suivent leurs instincts avec une autre victime. Il faudrait que les enfants
    dont les parents divorcent puissent se choisir d’autres parents en bloc et oublier toutes les con-
    traintes de week-ends, vacances etc. partagés. N’oublions pas non plus que notre population en
    souffre énormément car chaque famille divisée perd la moitié de son capital, voir maisons de famille
    vendues etc.

    Réponse

    Je comprends et partage tout à fait votre tourment et je ne pense pas que, dans mon livre, vous trouviez une seule ligne qui n’aille pas dans ce sens. Je ne comprends pas pourquoi, dans la situation que vous me décrivez, le juge aux affaires n’a pas été informé de l’alcoolisme du “beau-père”? J’ai suivi ces situations et nous parvenons rapidement à ne pas obliger les enfants à se trouver dans ce genre de foyer. Peut-être parce que l’on a progressé dans l’écoute de la parole de l’enfant (même s’il y’a encore beaucoup à faire!!!) depuis 20 ans…

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