Vos Questions / Mes Réponses


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  • Sujet : couple

  • Question
    mon mari et moi nous séparons, la décision vient de moi. Nous avons lu votre livre Où est mon papa ?, tous les 2. Le père de nos 2 filles (2.5 et 4 ans) est très inquiet, moi je me sens très coupable. Nous voulons tous les 2 les préserver au maximum, nous nous sommes engagés à maintenir entre nous affection, respect, activités communes. Mais…

    1/ comment leur dire que Maman a pris un appartement, et qu’elles vont y vivre la moitié du temps (se séparer de ses filles plus d’une semaine lui est inconcevable mais nous nous demandons si c’est le mieux) ? quels mots choisir, quelle raison invoquer ?

    2/ la petite est très accrochée à moi. Doit-on, au début surtout, être flexible, changer l’organisation de la garde alternée selon leurs désirs à elle ou cela risque-t-il de les perturber encore plus et vaut-il mieux alors imposer une routine en acceptant que papa ou maman viennent nous rendre visite quand ce n’est pas “sa” semaine ?

    Réponse

    Si vraiment vous devez vous séparer, il faut mettre un rythme, penser que l’un comme l’autre sera triste de ne pas se réveiller avec les enfants, couper en périodes + petites qu’une semaine entière à cet âge…Je vois que vous faites beaucoup d’efforts tous les 2, il y’a surement des malentendus entre 2 si bonnes personnes. Avez-vous essayé une médiation conjugale?

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  • Question

    Ma fille,7 ans et demi avait depuis janvier quelques problèmes d’endormissements 1 ou 2 fois par semaine. Ayant dû reprendre mes études j’avais mis ça sur le compte du stress et du surmenage. Or, depuis avril ma formation est terminée, j’ai eu mon examen et suis de nouveau disponible pr elle. Néanmoins, depuis 3 semaines, c’est quasiment ts les soirs qu’elle ne s’endort pas. Elle a consulté 1 psy pdt 3 mois, 1 magnétiseuse et là jeudi je vois 1 étiopathe recommandée par mon médecin. Nous sommes passés par toutes les phases: la gentillesse et le réconfort, la punition et la menace et là c’est la colère qui prend le dessus. Chaque soir lors du coucher ns lui réexpliquons les bienfaits du sommeil car elle ns dit qu’elle n’aime pas la nuit, qu’elle perd son temps…. et à peine sommes ns sortis de sa chambre qu’elle est déjà au toilettes. Et ainsi pdt au moins 10 fois de suite, ensuite, elle se force à tousser, elle gémit……Elle est la 2ème d’une fratrie de 3 filles (10 ans et demi et 2 ans et demi). Je n’en peux plus, de même que mon mari avec lequel ns n’avons quasiment plus d’intimité car elle ne cesse de se lever, de descendre …. De ce fait c’est très tendu entre nous, nous ns disputons bcp et je ne supporte plus ma fille.

    Réponse

    Ho là là! Cà ne va pas, en effet! vous risquez d’entrer dans un cercle vicieux: moins vous la supportez, moins elle peut s’endormir… Il faut revoir la psychologue, ne pas abandonner aussi rapidement, essayer de comprendre ce qui l’angoisse, voir si elle dormirait mieux en compagnie de la grande? Les vacances vont faire bouger votre organisation. En revenant, faites un tableau pour que la psychologue comprenne la où elle a mieux dormi, moins bien… Il faut comprendre, vous allez y arriver.

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  • Question

    Mon fils de deux ans est un petit garçon formidable. Il est très éveillé, curieux, vif, aimes les histoires, commence à bien parler, veut s’habiller seul, apprend la propreté, etc.
    Je l’allaite encore avec plaisir le matin au réveil, pour un câlin, le soir pour s’endormir, la nuit pour l’apaiser.
    Autour de moi, on souhaiterait que je sèvre mon fils, pour qu’il acquiert plus d’autonomie, notamment pour s’endormir. Avec maman, il tète, je lui retire le sein, puis s’endort tranquillement. Avec une tierce personne, il boit son biberon mais souhaite une main rassurante posée sur lui.

    Aussi, c’est un petit dormeur. Il se réveille presque chaque nuit, et j’ai, en ce moment, beaucoup de mal à le rendormir. Il dort environ de 20h30h à 4h30. Puis se lève quasi prêt à démarrer une nouvelle journée. Je ne sais trop que faire. Je m’allonge auprès de lui jusqu’à ce qu’il se rendorme. On me dit que si je n’avais pas répondu à ses appels nocturnes étant bébé, il n’aurait pas ce problème en ce moment car il aurait appris à se régler seul.

    Je pense, que doucement, il va falloir que je le sèvre. Mais si c’est dur pour lui, ça l’est aussi pour moi. Nous adorons ce moment de complicité. Ce qui ne plaît pas forcément à tout le monde. Notamment à mon compagnon qui pense que j’infantilise mon garçon, que je le couve trop, que je suis trop mère-poule, que ma vie ne tourne qu’autour de mon fils. Des remarques que je trouve injustes car tout cela, je le fais avec bonheur, toujours émerveillée par les progrès de ce petit garçon !

    Réponse

    Les idées fausses que l’on répand autour des papas sont une entrave au bon développement de leurs enfants et à l’harmonie du couple, bien plus que les tétées de l’enfant! Grâce à son endormissement de bonne heure, vous avez une soirée tranquille! C’est déjà çà. Si vous luttez pour le sevrer, il faudra réussir à l’endormir et le rendormir, ce sera peut-être plus compliqué. C’est pourquoi il faut de meilleures raisons! Vouloir une deuxième enfant?

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  • Question

    Nous avons un petit garçon de presque 3 mois qui dort dans notre chambre, dans un lit parapluie. De son lit, notre bébé ne nous voit pas.
    Mon mari ne veut pas changer de pièce pour nos relations sexuelles. Il dit que notre fils est trop petit pour comprendre et qu’il ne nous voit pas. Et qu’il dort de toute façon.
    Je ne suis pas à l’aise. Est il vraiment trop petit?

    Réponse
    C’est un âge assez “archaïque”, bébé a déjà connu les relations sexuelles entre ses parents quand il était dans l’utérus, donc, en effet, dès lors que la pratique en est délicate, cela ne le traumatise pas. Jusqu’à 6 mois, il est toujours recommandé de garder bébé dans la chambre des parents.
    Mais bébé ressent ce que ressent sa mère. Et souvent le mari ne comprend pas que le corps et l’esprit de la jeune mère a besoin de temps pour être disponible… Il faut qu’il respecte votre désir et se montre délicat, sinon, les blocages peuvent être prolongés…
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  • Question
    Ma fille a 10 mois et est absolument insupportable.
    Elle pleure toute la journée pour un oui ou pour un non et en plus elle ne fait pas ses nuits (elle se réveille en moyenne deux fois par nuit).
    Je suis épuisée tant par le manque de sommeil que par les pleurs constants la journée. De plus je m’en occupe toute seule car son papa n’est là que le dimanche.
    Ma pédiatre n’a pas de solution car elle est en parfaite santé.
    Je suis arrivée au bout de ma patience et de mes forces. Pensez-vous pouvoir m’aider?
    Réponse

    Il est sur qu’un bébé de 10 mois, bien éveillé, est en pleine curiosité, c’est normal qu’elle soit épuisante, elle n’y est pour rien et si vous vous énervez, cela aggrave ses pleurs.

    Petits conseils pratiques:
    - vous faire aider la journée par des heures de halte-garderie, en allant à la ludothèque, par une Mamie s’il y en a.
    - Par contre, quand vous êtes avec elle, vous y consacrer totalement: jeux, promenades, histoires… et oublier vos préoccupations autres. Cette période ne dure que quelques mois dans la vie!
    - Le soir au coucher ou en cas de réveil, un biberon de lait tiède (le plus naturel des somnifères)
    - Merci au papa d’aider le dimanche, qu’il comprenne que vous ne faites pas “rien” lorsque vous vous occupez de l’enfant – c’est le travail le plus fatigant! – et ne lui faites pas de reproches sur son absence de semaine!
    - Si tout cela ne suffit pas à apaiser ses pleurs et à vous rendre plus sereine, vous faire accompagner par la PMI, où il y a des personnes de bons conseils, une psychologue.
    Votre petite pleure pour vous faire comprendre qu’il faut bien écouter ces conseils.
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  • Question
    Mon mari souhaite divorcer et demander une garde alternée. Nos enfants ont 4 et 6 ans. Je sais que c’est la grande mode des gardes alternées mais je ne vois pas comment mes enfants pourraient s’épanouir avec ce mode de vie. Ils ont besoin d’une maison, d’un environnement qui les sécurisent. Ils sont très anxieux de nature. Aussi, je vais me battre pour défendre ma conviction qu’ils sont trop jeunes pour ce style de vie mais je me demandais si vous pouviez me recommander un spécialiste qui pourrait m’accompagner et me conseiller dans la démarche d’expliquer à mes enfants que leurs parents vont se séparer, que nous allons déménager etc… Je ne sais pas comment aborder le sujet et  j’ai peur d’être démunie face à leurs questions. Comment expliquer que les parents peuvent ne plus s’aimer mais que les parents aiment leurs enfants pour toujours?
    Réponse

    Je vous conseille de lire mon livre “Il est où mon papa?” qui vous permettra d’y voir plus clair dans votre vie future et celle des enfants, à lire tous les deux de préférence.

    Pour organiser la résidence, avoir chacun un bon avocat, car il y a des critères (en particulier de disponibilité de chaque parents) qui la font organiser dans un sens ou l’autre.
    Françoise Dolto disait: “il faut dire aux enfants les vérités QUI LES CONCERNENT”. En cas de séparation, ce qui les concerne, c’est ce qui va leur arriver, où il vont habiter, avec qui… Tant que vous ne le savez pas, il est prématuré d’en parler, cela les angoisserait sans solution. En attendant, parlez de travail, de voyages, restez dans le transitoire tranquille. 
    Quand vous saurez comment vous, les parents, allez vous organiser, vous pouvez demander à votre médecin de famille, leur pédiatre, un psychologue, de leur expliquer. Après que vous l’aurez mis au courant.
    Je tiens à revenir sur cette phrase: “Comment expliquer que les parents peuvent ne plus s’aimer mais que les parents aiment leurs enfants pour toujours?” Il faut dire au contraire que vous vous aimerez toujours (on peut s’aimer passionnément, sexuellement… mais aussi affectueusement, tendrement, amicalement…) C’est parce que vous parviendrez à sauvegarder ces sentiments là que vos enfants garderont confiance en leurs parents. Je vous sens blessée, trahie… Le papa a peut-être besoin de réfléchir, vous avez peut-être, d’abord, besoin tous les deux, de voir un psychologue ou un médiateur pour retrouver une compréhensions mutuelle? Ce serait sans doute la démarche la plus responsable vis à vis de vos enfants?
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  • Question

    Ma petite fille à eu 2 ans en dec dernier, elle est adorable, très obéissante, parle très bien et bcp ! Elle a sa chambre mais ne dort pas dans son lit. Je souhaite l’y intégrée car son pédiatre m’a formellement mise en garde et m’a dit: “quitte à dormir au sol à côté de son lit, il faut qu’elle dorme dans son lit!” Son père ne veut pas se partager la tâche, ni de rien d’ailleurs. De 8 à 18 mois, elle se réveillait la nuit et je la rassurais. mais au bout de la 3e 4e fois, ayant repris mes études, j’étais fatiguée et je la prenais avec moi dans mon lit. Son père, ne voulant pas être dérangé, est parti s’installer sur le canapé. Que dois-je faire? Les autres mamans hallucinent qd j’en parle. Aussi, elle ne va pas au pot, dois-je l’inciter, l’obliger 3 fois par jour à s’y assoir, la mettre en culotte ? Ma relation avec son père est quasiment nulle, il ne fait rien et j’en suis très triste.
    Merci de vos précieux conseils.

    Réponse

    Il y a plusieurs points dans votre histoire:

    - votre petite fille est très éveillée, c’est le résultat de toute l’attention que vous lui avez portée depuis 2 ans, que du bonheur pour l’avenir, bravo!
    - elle a 2 ans, cet âge que les anglais appelle “terrible twos”, un âge très curieux, prenant, fatigant pour l’adulte, mais fondateur pour son avenir. Donc elle fait son travail d’enfant, mais c’est normal que vous soyez épuisée…
    - Elle a besoin de présence la nuit, comme tous les petits asiatiques dans leur paillote, les africains dans leur case, les esquimaux dans leurs igloo, qui deviennent des gens très bien et très autonomes ensuite!
    - Votre pédiatre a raison, mieux vaut aller dormir prés d’elle que la laisser venir dans le lit conjugal. Mettez un lit d’appoint dans sa chambre et laissez le lit aux parents.
    - Les autres mamans adorent “halluciner”, mais ce problème de sommeil existent chez 80% des enfants entre 1 et 3 ans! Ce qui se passe la nuit chez vous, c’est votre vie privée, cela ne regarde pas les copines, dont les enfants sont peut-être moins éveillés…
    - On ne peut pas éduquer au pot en hiver, vous allez la braquer, attendez l’été et même l’été prochain… Lisez mon livre “mon bébé devient propre”.
    - Le papa “ne fait rien”. Sans doute ne se rend-il pas compte que vous êtes épuisée. Cependant, il est là… Il ne réalise pas que vous risquez d’entrer en dépression par fatigue. Vous pourriez aller consulter à la PMI de votre ville, où vous trouverez une psychologue prête à vous aider tous les deux? C’est mieux que de se séparer!
    Soyez fière de vous, vous êtes biens débrouillée avec une petite bien éveillée!
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  • Question

    Cher Docteur,
    J’ai peur que mon couple ne se brise. Nous avons un magnifique petit garçon de 14 mois. Il est dynamique, curieux, très joueur, très sensible aussi. Je suis une maman très “fusionnelle”, “un peu trop” me dit-on. Il ne va pas à la crèche. Mais voilà,  rien ne va plus. Son père trouve que je lui laisse passer trop de choses. Je l’entends souvent lui dire “tu es capricieux, tu pleures pour rien, arrête un peu de chouiner…”. Je n’aime pas ça du tout ! Il n’apprécie pas vraiment que je l’allaite encore. De plus, mon petit se réveille souvent la nuit. Il est d’avis que si je n’avais pas répondu à ses appels dès le début, il passerait ses nuits aujourd’hui. Je ne peux me résoudre à le laisser pleurer. Il ne trouve pas sa place de père. Il n’a pas été très “investi” à la naissance du bébé car un peu démuni. Il a préféré me laisser faire alors j’ai tout pris en main. J’ai beaucoup lu vos ouvrages plutôt que de céder aux “bons” conseils des autres. Je me fie à mon instinct. Il souhaiterait une éducation “à l’ancienne” comme “99% des parents” dit-il. Je pense qu’il n’est pas forcément dans le vrai. Je m’en réfère à vos conseils, essaie de les lui faire entendre mais il ne veut rien savoir prétextant qu’il trouvera un avis tout à fait inverse dans d’autres livres. “Notre vie n’est pas normale” dit-il. Il est vrai que je me suis axée sur notre fils à 200% croyant bien faire mais nous sommes en train de nous perdre. Je culpabilise, je n’arrive plus à redevenir son amoureuse et je suis désespérée…

    Réponse

    Vous vivez un dilemme qui taraude bien des jeunes parents aujourd’hui:

    - d’un côté, vous, la maman vouez votre énergie à construire ce petit garçon (qui, de ce fait, doit être très éveillé et aura un potentiel qui facilitera ensuite la réussite scolaire et sociale – mais çà: on vous dira: “tu as de la chance!!
    - de l’autre côté, un papa qui entend les mots habituels dans notre société: “elle est fusionnelle”, “elle devient plus mère que femme” à un âge où les besoins de l’enfant sont en effet permanents… Il suffirait que ce papa aille faire un tout dans les pays scandinaves pour qu’il comprenne combien un couple reste soudé en partageant l’émerveillement devant les progrès incroyables d’un petit d’homme qui n’a que 14 mois; et en respectant ce que ressent la mère. 
    Qu’il ne se laisse pas influencer par les amis de bureau, les images de femmes-objet sur internet, mais regarde son enfant, comment il s’éveille, et il sera heureux de renoncer au rôle de “petit chef” pour devenir un vrai guide admiré par sa femme et son fils.
    Un conseil au printemps, si vous pouvez: faire venir le dimanche matin, après une tétée-câlin de réveil, une jeune fille ou une Mamie avec les croissants et les journaux, qui emmènera le petit au parc pendant que vous vous réveillerez doucement, chacun à son rythme, petit déjeuner tranquille, commérages sur Gala, l’un vaque à ses affaires, l’autre se rendort… et ainsi jusqu’à 13h, où revient le petit auquel alors on se consacre complètement. Vous trouverez cette “ordonnance ” dans “Elever mon enfant, aujourd’hui”, je l’appelle “mon ordonnance-complicité”!
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