Vos Questions / Mes Réponses


  •  
  • Sujet : châtiments corporels

  • Question
    Bonjour madame le député,

    j’ai, comme  bon nombre de mes contemporains, été surpris par votre projet de loi  qui aurait comme conséquence d’interdire aux parents de donner des “claques” aux enfants récalcitrants, désobéissants et insupportables.

    Vous noterez que ceux qui tabassent à mort un grand-père, une jeune femme  ou une enfant  ont été laissés avec “la bride sur le cou” pendant leur petite enfance, entourés de “parents”  laxistes et angéliques  qui regardaient avec des yeux énamourés  les frasques de leur rejeton.

    Si ces “parents” avaient  IMMEDIATEMENT  fait comprendre à cette  petite terreur qu’il y avait des limites à ne pas dépasser en lui “filant” une bonne fessée, aujourd’hui nous n’en serions pas là.

    Plutôt que de légiférer il conviendrait de responsabiliser les parents qui ont depuis 1968 presque tous baissés les bras.

    Réponse
    votre affirmation est infondée, ce sont au contraire ceux qui ont reçus des coups, qui en donnent. La pire des éducations consiste à être passif, laisser l’enfant dépasser les limites, et soudain, taper. On peut être laxiste et tapeur,  ou au contraire ferme et non violent. 
    //
  • Question
      J’admire le travail que vous faites pour la défense des droits de l’enfant et la protection des enfants. Lorsque je parle autour de moi de votre projet de loi conte la fessée, les gens sont moqueurs… j’entends souvent : «  après tout, nous aussi nous avons eu des fessées, et voilà ! On n’a pas été détruits » !!! « ça ne fait pas de mal, une fessée de temps en temps » !! « il faut bien que les enfants comprennent » !
    Je suis effarée de voir combien, à notre époque où nous avons tellement avancé dans les connaissances sur les enfants et l’éducation des enfants, il y a encore tant d’erreurs de la part des éducateurs et des parents, tant d’incompréhension…
    Réponse

    Pour les fessées, menaces etc… vous avez tout compris. le temps n’est pas loin où l’on trouvait aussi que battre sa femme était un droit de l’homme et du ressort de la vie privée! Mais là aussi, petit à petit, les jeunes parents savent bien que lorsqu’ils tapent, en fait, ils perdent leur autorité. Je ne désespère pas que la pratique cesse, même si je trouve que c’est beaucoup trop long. Vous pouvez lire – et faire lire – mon autre livre: “L’autorité sans fessée”

    //