Vos Questions / Mes Réponses


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  • Sujet : Caractère difficile

  • Question

    Ma petite fille de 20 mois mord et donne souvent des coups de tête lorsqu’on la porte dans les bras. Je lui dis non fermement et lui explique qu’elle fait mal mais elle ne semble pas comprendre. Elle ne fait que rarement des câlins et jamais de bisous. Que puis je faire pour inverser le phénomène et l’arrêter de faire ca ? Elle fait ca avec moi et son papa. Merci.

    Réponse

    L’enfant n’a pas à faire de bisous, cela n’a aucune raison de l’intéresser! Et si vous lui en faites, elle mord parce qu’elle ne sait palus à quoi sert la bouche: pas à lécher, mordre ou bisouter, mais à parler, écouter, jouer: voilà le rôle de l’enfant. Les bisous, c’est votre mari qui doit vous les donner!

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  • Question

    Je suis très sensible à vos travaux. j’aimerais que vous me veniez en aide. J’ai un fils qui vient juste d’avoir 6 ans. Son père et moi spmmes séparés depuis 2ans et demi et son père vit en Algèrie sans contribuer à l’éducation de son fils toutefois son père appelle tous les 15jours mais mon fils refuse de lui parler il me dit qu’il est très en colère contre son père. Mon ex mari est un pervers narcissique et mon fils vivait dans une ambiance tendue de 9 mois à l’age de 2 ans et demi, c’est pour ce la que j’ai fait le choix de me séparer mon fils me voyait mahleureuse. Je suis une maman très attentive à l’attitude de mon fils peut être trop à mon avis. mon ex mari a eu toute une jeunesse dans la délinquance (vol etc..), et quand mon fils n’obéit pas et qu’il joue à la police et au voleur j’ai tout de suite peur qu’il devienne délinquant en grandissant, alors qu’à côté il est plein de qualités humaines que je lu reconnais et je lui ds que c’est un brave petit garçon. Dernièrement son instituteur me dit que mon fils bouge beaucoup quand il est assis et que quand il lu crie dessus mon fils sourit, c’est vrai qu’il a tendance à faire ça Que faire? J’ai expliqué à mon fils que dans le monde des grands cela pouvait être interprété comme un manque de respect. J’ai le sentiment que son instit a stigmatisé mon fils danss cette attitude et que mon fils en joue pour l’embêter, et que du coup je mets la pression à mon fils pour qu’il arrête de bouger. Son instit lui a dit qu’il ne devrait pas prendre exemple sur ses copains qui jouent à la police mais plutôt sur son copain victor qui lit et écrit, hors mon fils lit et écrit et est intéressé par plein de choses. Hier je n’en pouvait plus que j’ai mis une claque à mon fils (1ere depuis sa naissance) suite aux agacements répétés de son instit, j’ai l’impression que mon fils ne m’obéit pas quand je lui demande de cesser de bouger en classe. Que faire concernant l’attitude que je dois adopter face à mon fils quant à ce qui’il se passe en classe, et comment faire pour ne pas transposer mes peurs sur mon fils? merci à vous de m’aider

    Réponse

    Ce n’est pas à vous de gérer le comportement de votre fils en classe, laissez le maître s’en occuper. S’il vous en parle, remerciez-le de faire ce qu’il peut et dites-lui qu’il est très gentil à la maison. N’hésitez pas à consulter à la PMI, les équipes vous aideront. Arrêtez de lui mettre la pression avec son père et les mauvais garçons, vous avez un bon petit garçon.  La délinquance n’est pas héréditaire, mais si vous continuez de lui faire peur avec çà, il se croira obligé de jouer le rôle!

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  • Question

    Mon fils de 20 mois fait souvent des crises de nerfs qui peuvent durer jusqu’à 30 min il se roule par terre crie tape des pieds gesticule dans tous les sens et rien de se que je peux lui dire ou faire ne l’arrête aussi bien calmement que plus durement. Ça lui arrive sans forcément de raisons. Je ne sais pas quoi faire, c’est un enfant très nerveux et peu câlin même avec son frère de 6 ans 1/2, Dois je consulter et si oui qui?

    Réponse

    Il ne faut pas lui parler “durement”, non seulement en effet, cela ne sert à rien, mais ajoute de l’affolement à sa difficulté à gérer ses émotions. C’est difficile d’être un petit, le deuxième… Votre médecin a surement vérifié que son développement est normal et il pourra vous conseiller une psychologue? Si tout est dans les normes, il faut surtout l’occuper, faire diversion, ne pas se fâcher et vous faire aider…

     

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  • Question

    Ma fille de 26 mois est une enfant très joyeuse, pleine de vie qui s’intéresse à plein de choses. Depuis un mois elle se réveille la nuit, a du mal à s’endormir. Avec son père nous avons essayé la méthode douce pour la rendormir nous avons aussi essayé de la laisser pleurer mais rien n’y fait. Ça prend des heures pour la rendormir. Et maintenant depuis quelques jours elle pleure beaucoup lorsque je la dépose chez son assistante maternelle ou à la halte garderie. Il y a beaucoup de changements dans sa vie, j’accouche dans un 1,5 mois, nous allons déménager, mon mari est a l’étranger depuis 1,5 semaines. Que faut il lui dire pour la rassurer ?
    Je vous remercie pour vos conseils.

    Réponse

    Que de bons changements positifs pour sa vie: papa voyage, je pense que c’est pour le travail, on va avoir un bébé, ce sont des chagrins constructifs! Dites-lui que vous la comprenez de ne pas avoir envie de vous quitter, que vous avez plein de choses à faire pour elle, que le bébé aura bien de la chance d’avoir une grande soeur comme elle mais que lui, il ne saura rien faire du tout, alors qu’il faudra qu’on lui apprenne tout!

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  • Question

    J’ai beaucoup aimé la lecture de votre livre “L’autorité sans fessée” qui m’a beaucoup aidé dans l’éducation de mon fils de 4 ans. Seulement, avec l’arrivée de sa petite sœur, il y a un an et la rentrée à l’école, mon garçon est encore plus rêveur qu’avant. Même la maitresse s’en est vite rendue compte, disant de lui qu’il était “déroutant”. En classe, très réservé et timide. En récréation, chahuteur et bagarreur (un peu moins maintenant). A la maison, je dois être constamment derrière lui et pour tout. Fatiguée et plus patiente du tout, j’ai oublié vos conseils sur le time-out faisant l’inverse. Cela à empiré les choses. Mon manque de patience à débuté par une attitude usante pour moi, il parle dans son lit depuis longtemps, très fort et parfois tard. Cela est moins souvent maintenant, mais à une époque, cela me rendait dingue car mon compagnon ne voulait pas que j’intervienne et cela m’empêchait même de m’endormir. Cela à créé une frustration chez moi qui m’a fait perdre patience. Je reprends confiance mais me sens bien seule face à mon petit garçon qui est très sensible. Depuis peu, je vois moins de gens car je n’arrive pas à gérer tout le monde, entre les personnes présentes et la demande de mon petit qui veut qu’on lui parle, qui ne gère pas de prêter ses jouets et qui est maladroit pour prendre contact avec les copains ( il est assez brusque dans ses gestes et ne s’arrête pas quand on lui dit stop). Sa maitresse se demande si il a du mal à comprendre les consignes ou si c’est autre chose. Maintenant, il ne veut plus dire bonjour à mes amis, ni au revoir et n’ose même plus regarder sa maitresse et l’écoute moins qu’avant. J’ai l’impression qu’il a vraiment pas confiance en lui et se plonge dans une bulle. (je m’étais fait une bulle petite aussi, car je suis trés timide) Cela commence à vraiment me dépasser. Même la maitresse commence à baisser les bras. Il faut dire que son père est régulièrement en déplacement et fait de son mieux quand il est à la maison. Qu’en pensez-vous?
    Merci pour votre temps pris à lire ce mail et pour vos combats.

    Réponse

    Oui, ce petit a un comportement qui mérite absolument un bilan avec une psychologue et quelques séances pour lui apprendre à mieux communiquer avec les autres sans attaquer, se dérober ni les envahir. Sinon, vous allez mal répondre, il va se faire une réputation négative et cela peut devenir plus difficile à résoudre…

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  • Question

    Nous avons un garçon qui a eu 3 ans en fin d’année et une fille qui vient de naitre.
    Notre garçon, même seul, a toujours été actif dans sa journée. Comme tout enfant, il teste quotidiennement les limites mais ce qui nous déroute le plus c’est l’impression que rien ne l’affecte (sentiment partagé avec l’équipe de la crèche à l’époque et maintenant de l’école).
    Il est à l’école depuis la rentrée et il n’y a pas une semaine sans que j’entende qu’il a été dur, qu’il ne tient pas en place, qu’il n’écoute pas…tellement dur qu’il risque d’etre exclu de la cantine (dernièrement il a craché par terre, jeter sa nourriture et s’est roulé par terre)…(je ne sais d’ailleurs pas comment m’organiser si cela se produit)..Nous sommes passés helàs par toutes les phases: dialogue, punitions, fessées (que je regrette amerement, chantage même!!)
    Avec l’arrivée de sa soeur, nous pensons l’avoir préparé au mieux(photos de lui petit utilisant le meme matériel et mobilier que sa soeur, puis du temps à lui consacrer : jardinage, cuisine, histoires du soir, promenades etc etc..)
    mais rien n’y fait, soit il écoute à la maison et est excecrable à l’école soit c’est l’inverse…Les 15 jours de vacances ont été particulièrement laborieuses…je suis fatiguée et je commence à perdre patience…avec son papa, nous lui parlons beaucoup de ce qui se passe en journée, il comprend tout à fait ce qu’on lui dit…
    que faire?????
    maman meurtrie en détresse!!

    Réponse

    Ce petit garçon à l’air très éveillé, ce qui présage une bonne évolution. Mais votre fatigue et les réflexions désagréables que vous entendez à son sujet vous conduisent à être plus excédée que bienveillante. Cris, gronderies et punitions l’endurcissent et c’est un cercle vicieux. Est-ce qu’il y aurait une “maison verte” – concept de Dolto – dans notre ville? Une ludothèque? Ces endroits où il y a souvent des psychologues pour observer vos relations et défaire les malentendus?

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  • Question

    Jeune maman d’une merveilleuse fille de 6 mois, je me retrouve quotidiennement face à un bébé très difficile : Je ne peux pas la laisser 5 minutes dans son lit ou son transat sans qu’elle ne se mette à hurler. L’endormir relève de l’épreuve de force : bercement durant près d’une heure, cris, pleurs, etc, jusqu’à que je craque et je lui propose le sein. Elle a un fort besoin de succion, du coup, si l’on ne sort pas faire une promenade, elle peut passer toute la journée à téter pour se calmer. Elle fait seulement 2 ou 3 siestes de 30 minutes maximum. Elle ne fait ses nuits que si elle est avec nous (cododo) et se réveille parfois pour téter. Je culpabilise car je pense que je la couve trop (pourtant, j’essaye de ne pas le faire), mais si je ne la prends pas constamment dans mes bras elle devient insoutenable. Et puis, il y a les commentaires des proches qui disent qu’elle est ainsi parce qu’on ne l’a pas laissé pas pleurer. Alors, je m’adresse à vous, car j’aime ma fille mais je sens que je perds pied et je veux qu’elle puisse grandir dans un environnement.

    Réponse

    Vous avez vu les petits africains ou asiatiques portés à dos toute la journée et en cododo la nuit, est-ce que cela ne fait pas des enfants autonomes? A 6 mois, essayez de la diversifier avec de petits repas fréquents, lactés, le soir une bouillie tiède, et petit à petit elle tètera de moins en moins. Patience…

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  • Question
    Bonjour,je suis en grande difficulté avec mon fils ainé. Il refuse les règles, fait des crises de colères violentes à chaque frustration(coups de pieds dans les murs,jet d’objets), s’oppose en permanence, parlemente.. Même une consigne très banale peut mener à une opposition : se laver les dents, venir à table…Il fait très lentement les choses si ce n’est pas lui qui a décidé à ce moment_là: s’habiller,mettre ses chaussures pour partir à l’école…Il est en CP, bon élève mais les devoirs aboutissent à des crises de colères pour les activités où il a plus de difficultés(poésie par exemple). A l’école il taquine ses camarades, à la maison il provoque beaucoup sa petite soeur (2ans 1/2).Il n’a pas acquis les règles de politesse de base. IL s’oppose en fait à tout ce qui est de l’ordre de la règle, de la contrainte,de l’effort. L’ambiance à la maison s’en ressent, mon fils demande une telle attention et une répétition interminable des consignes. Les punitions ne fonctionnent pas. Je me sens dépassée, j’ai besoin de conseils pour m’aider à lui apprendre à obéir et à gérer la frustration. Merci d’avance. 
    Réponse

    Oui, vous êtes dans des tranches d’âge difficiles, entre les devoirs du grands, la curiosité de la petite, les besoins du bébé… C’est juste une période si vous cessez de vous énerver.

    Dès lors que votre fils est suivi par un psychologue au CMP, vous devriez demander rendez-vous avec le psychologue pour être guidés dans votre comportement. Croire que les punitions, les cris, la menace de lever la main parfois, conduisent les enfants à obéir est un leurre. Votre petit garçon se sent incompris et en veut à ses parents. La première bonne attitude est de réduire les consignes au strict minimum, de ne pas vous acharner à vouloir qu’il obéisse, le temps qu’au CMP le psychologue l’aide, de façon positive, à gérer ses angoisses. Le weekend, il faudrait des moments où il puisse construire avec son père, à l’abri de sa soeur, avec des legos et des kaplas, emmenez-les dans une ludothèque.

    Le bébé est à un âge où il est normal d’avoir besoin des bras, du sein, gardez-le en poche kangourou, jouez avec lui dans son cosy.
    L’âge le plus difficile est celui de la petite de 2 ans et demi. A cet âge, on a besoin d’être en permanence informé et guidé par les adultes. La ludothèque encore, une Mamie qui pourrait ne prendre que le grand, ou que la petite, éviterait que vous soyez si épuisés.
    Sachez que c’est une période difficile pour les parents mais n’en veuillez pas à vos enfants, cela aggrave leur désarroi!
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  • Question

    Notre fille de 2 ans et demi est capricieuse. Elle a tendance à résister aux consignes très souvent, refuse encore de manger toute seule à table (nous avons même essayé de la faire se lever de table sans manger et de la coucher ou encore de la laisser devant son assiette deux heures, la seule façon est de finir par la faire manger). Mais notre plus gros souci est que lorsqu’on lui résiste, elle crie, force sur sa gorge et finit par réussir à se faire vomir. Que faire ? Comment sortir de ce conflit ? Faut-il consulter ou calmer le jeu. Nous en sommes à crier et punir de plus en plus souvent.

    J’ai peur qu’en grandissant, elle tende vers des formes d’anorexie. Merci de vos conseils.

    J’avoue que son grand frère de 5 ans ne nous a jamais posé de souci ni pour manger ni pour obéir. Il écoute beaucoup les explications qu’on lui donne et les intègre toujours dans son mode de pensée et de décision. Sa soeur, au contraire, est peu enclin à écouter explications et conseils, se dérobe ou acquiesce et repart dans son obstination aussitôt.

    Personnellement, je ne peux m’empêcher de me dire que ma fille nous reproche un changement de vie un peu brutal : en septembre 2011, j’ai repris le travail après un congé parental, et je me suis trouvée avec de grosses responsabilités, avec beaucoup de travail, le plus souvent jusqu’à 20 h ou 21 h. Elle est donc passée d’une maman entièrement présente à une maman totalement absente, même si le papa a pris un congé parental et s’occupe très bien d’eux.

     

     

    Réponse

    Oh là là! Elle n’a que 2 ans et demi! Vous allez endurcir son caractère, et après vous direz: “elle est dure”! Vous croyez bien faire, vous avez l’expérience de votre aîné (mais c’était le premier, vous avez été très disponible… Le deuxième est toujours plus intrépide, apprend à vivre sa vie à sa façon car il doit se débrouiller avec la présence de l’aîné qui accapare d’emblée le champ verbal déjà mis en place avec ses parents). C’est par désespoir qu’elle se fait vomir. Il faut arrêter l’idée qu’elle doit manger toute seule, alors que ce sont les seuls moments où elle peut avoir votre attention. Donc, on se calme les parents, on se remet en confiance avec cette petite, on arrête les exigences trop précoces (nos grands-parents appelaient “âge de raison”: 7 ans). Vous allez travailler beaucoup mais le papa va être disponible? C’est très bien, pourvu qu’il soit vraiment disponible, patient et en admiration devant sa petite princesse. Cool!

    Si çà ne suffit pas complètement à dédramatiser, oui, ce sera bien de vous faire aider par un psychologue. Vous pouvez aller à la PMI de votre ville.

     

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  • Question

    Je n’arrive pas à comprendre ce qui ce passe dans la tête de mon fils de 2ans et demi, cet été, donc à 2 ans, il est devenu propre le jour. Cependant la nuit il a voulu faire la même chose et s’est mis à se lever 4 voir 5 fois pour aller aux toilettes. Le 1 er mois , je me suis levé pour l’accompagner, car il ne voulait plus se rendormir sans avoir fait pipi. Son rythme nocturne,  s’est modifié petit à petit. Si bien qu’avec mon mari on a décidé qu’on ne l’accompagnerait plus aux toilettes la nuit, et que le prochain pipi aux WC serait le lendemain matin.
    Il continue  à se lever quand même la nuit, et reste dans le couloir à attendre qu’on l’accompagne au lit.
    Son sommeil étant perturbé la nuit, il refuse aussi depuis 5 à 6 mois de faire la sieste, sa devise : dodo beurk !
    Je dois me battre avec lui, pour qu’il reste au lit : je le couche, il se relève sans arrêt… Je gronde, j’en arrive même à crier,  à confisquer des jouets….pour qu’il dorme. Cela fonctionne certaine fois!
    C’est un petit bonhomme fatigué qui va lutter jusqu’à épuisement.
    Je lui ai expliqué maintes fois qu’il faut qu’il dorme pour bien grandir…..je lui ai demandé si quelques choses le gênait dans sa chambre, réponse négative, certes rien à faire, et je ne sais plus comment m’y prendre…
    Pouvez-vous me donner quelques conseils pour essayer d’analyser la situation ?
    Autres questions : pensez vous qu’un enfant qui ne fait que des bêtises, c’est un enfant qui s’ennuie ?

    Réponse

    Je sens que vous êtes fatigués, épuisés, déçus parce que votre petit garçon n’est pas raisonnable comme vous voudriez.

    Mais il est trop petit! L’âge de raison, disait nos grands-parents, c’est 7ans! Il est en phase émotionnelle et tous vos raisonnements, demandes d’explications, cris et punitions ne font que le désespérer. S’il ne fait que des bêtises, c’est probablement surtout parce qu’il est en colère, contre la vie, contre lui, contre tout, parce qu’il a des réveils nocturnes, des envies de pas être coincé dans son lit, et que sa maman, dont il dépend, est trop fatiguée pour le comprendre.

    La solution: vous remettre à le comprendre, à l’entendre: je devine que c’est un petit garçon très éveillé, c’est pour çà que votre pédiatre ne trouve pas qu’il y ait problème. Mais il faut vous mettre au rythme du petit. Il ne veut pas de sieste? Vous n’en parlez même plus! Son lit n’est pas une prison, un empêchement de vaquer (comme on bandait les pieds des femmes chinoises pour qu’elle ne sorte pas, disait Françoise Dolto à propos des lits à barreaux). Pour la nuit, il a surtout besoin de vous. Vous mettez un lit d’appoint prés de son lit, et lui dites: “ne t’inquiète pas, si tu te réveille la nuit, papa ou moi venons nous allonger prés de toi.” C’est moins fatigant que de lutter. Vous avez surement besoin de respirer, c’est un âge passionnant mais tellement demandeur! Aidez-vous papa-maman, des mamies, une ludothèque, mais soyez vraiment bienveillants pour garder votre merveilleuse relation!
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  • Question

    Question :

    Nous sommes les heureux parents (35 ans et 34) de deux filles M (6ans) et R (2ans)

    Je me permets de vous solliciter car nous rencontrons de plus en plus de difficultés avec l’éducation de l’aînée,  cela déteint sur l’humeur générale de la famille et sur le caractère de sa petite sœur.

    M ne veut en faire qu’à sa tête, elle dit toujours “non” ou “attend” nous avons un vrai problème d’autorité avec elle (idem à l’école) le quotidien devient pesant…choix des habits, passer à table,  se balader tout est source de conflit.

    Nous avons consulté une pédopsychiatre pendant pas mal de temps mais nous n’avons rien remarqué de concluant.

    Nous ressentons un vrai sentiment de mal être chez elle, et souhaitons l’aider rapidement à se sortir de cette “impasse”, j’espère que vous pourrez nous aider, nous rencontrer.

    Réponse

    Réponse :

    Vous êtes exactement sur ce cap critique des 2 ans du deuxième enfant, où les parents sont en “burn-out”:

    – émerveillés par la venue de l’aînée, vous lui avez donné beaucoup d’attentions et elle ne peut pas comprendre pourquoi maintenant, il faut qu’elle partage cette attention avec la deuxième qui prend de plus en plus de place, rien que du fait de ses 2 ans, même si vous avez le sentiment de vous en occuper bien moins que de sa grande soeur…

    – Les occupations professionnelles et l’école vous conduisent à dire toujours “vite, vite!”, alors, elle fait de la résistance.

    Réfléchissez à votre rythme de vie, au trop plein de consignes, à la part de jeux à partager et de rêveries qu’il faut lui laisser et faites-vous aider en confiant l’une des 2 à un grand parent, une marraine.

    Si cela ne va pas mieux, n’hésitez pas à revoir la pédopsychiatre pour qu’elle vous dise ce qu’elle en a pensé?

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