Vos Questions / Mes Réponses


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  • Sujet : angoisse de séparation

  • Question

    Ma fille de 26 mois est une enfant très joyeuse, pleine de vie qui s’intéresse à plein de choses. Depuis un mois elle se réveille la nuit, a du mal à s’endormir. Avec son père nous avons essayé la méthode douce pour la rendormir nous avons aussi essayé de la laisser pleurer mais rien n’y fait. Ça prend des heures pour la rendormir. Et maintenant depuis quelques jours elle pleure beaucoup lorsque je la dépose chez son assistante maternelle ou à la halte garderie. Il y a beaucoup de changements dans sa vie, j’accouche dans un 1,5 mois, nous allons déménager, mon mari est a l’étranger depuis 1,5 semaines. Que faut il lui dire pour la rassurer ?
    Je vous remercie pour vos conseils.

    Réponse

    Que de bons changements positifs pour sa vie: papa voyage, je pense que c’est pour le travail, on va avoir un bébé, ce sont des chagrins constructifs! Dites-lui que vous la comprenez de ne pas avoir envie de vous quitter, que vous avez plein de choses à faire pour elle, que le bébé aura bien de la chance d’avoir une grande soeur comme elle mais que lui, il ne saura rien faire du tout, alors qu’il faudra qu’on lui apprenne tout!

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  • Question

    Je vous avais écrit il y quelques temps au sujet de mon fils de 2 ans et demi qui me frappait beaucoup et je vous remercie d’avoir pris le temps de me répondre.
    Il a totalement cessé son comportement agressif envers nous, du jour au lendemain et de façon assez spectaculaire. Par contre il a commencé dans le même temps à réclamer énormément de biberons. Nous avons écarté la thèse du diabète avec notre médecin.
    Il boit beaucoup de lait, et quand il ne boit pas de lait il réclame de l’eau. A la maison il traîne son biberon toute la journée, particulièrement en ma présence, il boit mais tète surtout beaucoup la tétine de son biberon. A la crèche ou seul avec son père il ne le fait pas.
    A bien y réfléchir je pense qu’il a commencé à me frapper l’an dernier lorsqu’il a cessé de sucer son pouce à 14 mois. Le fait qu’il mâchouille son biberon pourrait-il correspondre à une angoisse qu’il reportait jusque-là sur moi en me frappant ? Dois-je le laisser faire ? Je ne me vois pas lui donner une tétine à son âge. De plus, il ne mange presque rien de solide, je m’inquiète vraiment, tout le monde me dit que ça passera mais ça dure. Et toujours ce biberon à la bouche, qu’il réclame de la même façon que son doudou. Qu’en pensez-vous ?

    Réponse

    Il semble bien en effet que votre petit garçon ait une angoisse de séparation et son biberon lui sert d'”objet transitionnel” comme un doudou. Il a trouvé sa solution, mais en le pressant de s’en séparer, ou de manger des morceaux et des repas autres que le lait, vous l’angoissez encore plus, comme si, vous énervant, il était en risque de rejet. Sois vous arrivez à vous relaxer, il n’a que 2 ans, soit vous vous faites aider par une psychologue pour dédramatiser ce qui vous angoisse vous-même…

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  • Question

    Notre petite fille de 6 ans ne veut plus dormir ailleurs que chez nous depuis 2 ans (avant il n’y avait aucun problème). J’ai pensé que ce n’était qu’un passage, mais la situation commence à être problématique pour nous. En effet, elle refuse de partir en vacances avec ses grands-parents (qui invitent leurs 3 petits enfants une fois par an) et surtout elle ne veut plus être gardée dans notre famille pendant les vacances (même pour une nuit) alors que c’est souvent nécessaire à cause de nos métiers (je précise qu’elle est gardée avec son frère de 8 ans). C’est une petite fille très vive, souriante et sociable; nous avons essayé de “creuser” un peu les raisons de son refus, mais elle répond simplement qu’elle nous aime trop (son père et moi) et qu’elle ne veut pas être loin de nous.
    Elle a deux amies très proches depuis son entrée à l’école, qui l’invitent régulièrement, et chaque fois, elle accepte de rester dormir… puis se rétracte au dernier moment.
    Avez-vous une idée pour l’aider à “passer le cap”? Je ne souhaite pas la forcer, mais parfois, il y a des situations que ne me laissent pas vraiment le choix.

    Réponse

    Il faut être très attentif à ce blocage:

    - soit elle a eu peur de quelque chose hors de chez vous, qu’elle ne peut pas verbaliser, peut-être à elle-même;

    - soit elle a une angoisse de séparation qui la submerge au moment de rester chez d’autres.
    Il faut absolument consulter une psychologue, en amenant des dessins fait spontanément, des photos de famille, pour qu’elle puisse mettre de l’ordre dans ses émotions… et passer le cap, comme vous dites.
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  • Question

    Je viens vers vous pour des conseils. Mon fils de 22 mois se réveille plusieurs fois par nuit,entre minuit et 6h du matin (2 à 10 fois toutes les nuits). Le père et moi sommes séparés depuis ses 1 an. Il est en garde alternée et c’est depuis ses 9 mois que ces réveils sont apparus : après 1 semaine de congès avec mon fils, il a repris la crèche comme d’habitude et les réveils ont commencé…. Je lui laisse d’abord sa chance de se rendormir, puis je le rassure verbalement depuis ma chambre et si ce n’est pas suffisant, je vais le rassurer dans son lit. Je comprends qu’il puisse faire des cauchemars à cet âge mais la fréquence me dit que qque chose l’effraie au plus profond de lui. Tout va très bien à la crèche et à part quelques petites crises à gérer à cet âge, pas de souci particulier. Je me demande donc ce que je pourrais faire pour l’apaiser, c’est bien sûr très épuisant d’avoir un sommeil hâché en travaillant. Je cherche des explications et des solutions mais je suis dans une impasse.

    Réponse

    Vous, les parents, avez dû aussi traverser des moments bien douloureux, on ne se sépare pas par plaisir… Bébé a ressenti tout çà, quelque soient vos efforts pour être courageux (se). Pour son âge, c’est un enfant qui doit s’adapter à beaucoup de séparations: de maman pour la crèche, de maman pour papa, de papa pour maman, de papa pour la crèche, et peut-être y a-t-il des grands-parents et autres intervenants… En ce cas, on ne peut donc pas appliquer des règles trop classiques la nuit: ne le prenez pas dans votre lit mais mettez un lit d’appoint dans sa chambre pour vous allonger à côté de lui et le rassurer. ne le laissez pas pleurer. Un biberon de lait tiède au coucher sera aussi le plus naturel des somnifères. Si vous communiquez bien avec le papa (ce qui est souhaitable dans la vie en garde alternée) demandez-lui comment çà se passe chez lui. Vous pouvez bénéficier d’une psychologue parents-bébé à la PMI, cela vous ferez surement du bien…

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  • Question
    Vous avez souvent répondu à mes interrogations et à mes soucis et vous en suis très reconnaissante. Vous m’êtes d’un soutien précieux ! Je reviens vers vous aujourd’hui pour d’autres nouvelles questions. 
    Je vous envoie une question par mail. C’est peut-être plus pratique.

    Mon fils a 17 mois bientôt. C’est un enfant vif, curieux, très éveillé et sensible !
    Comédienne, je peux m’occuper de lui la majeure partie du temps. Il ne va pas à la crèche. Son papa fait le relais et ses grands-parents le gardent de temps en temps ou des amis.

    Voilà ma question: Ce peut-il que mon fils ait ses “têtes” ? 
    Car avec un couple de nos amis (qui a pourtant des enfants dont un petit du même âge) cela se passe mal la plupart du temps. Il pleure très souvent et semble en détresse. Ces amis me disent (et en particulier le mari puisque c’est lui qui s’occupe le plus souvent des enfants) que Jean réagit comme cela parce qu’il ne va pas à la crèche, qu’il est trop attaché à sa mère. Je doute fortement de cette théorie.
    Un autre couple d’amis le gardent de temps à autre le soir (nous vivons juste au-dessus d’eux mais n’avons pas une relation aussi proche qu’avec les premiers). Et là, tout se passe à merveille !
    Parfois je culpabilise en me disant que peut-être les autres ont raison : la crèche sociabilise les petits, je suis trop fusionnelle avec lui. 
    Je me dis alors que Jean n’aime pas être gardé par certaines personnes en particulier. 
    Peut-être se sent-il moins à l’aise avec les hommes ?
    Peut-être dois-je trouver quelqu’un qui lui convienne mieux ?

    Réponse

    Votre petit a beaucoup de chance, il a cette “base affective de sécurité” comme nous disons: maman, papa, Mamie, qui lui permet de s’éveiller et apprendre sans angoisse, puisque celles, et ceux, qui comprennent le mieux ses besoins sont toujours là. Les enfants de crèche ne sont pas plus “sociables” que les autres, les maîtresses d’école sont incapables, si on ne les prévient pas, de reconnaître à la maternelle ceux qui ont été élevés 3 ans par leur maman et ceux qui sont allés en crèche… Par contre, ce que ressent très bien l’enfant à cet âge, c’est la bienveillance d’un adulte, son absence de jugement sur lui ou sa mère. Un seul regard l’avertit que l’on désapprouve celle dont il dépend tellement, et alors, c’est un mal-être… Si vos amis cessent de vous juger, très profondément, il sera plus à l’aise. Personne, de toute façon, ne doit approcher de votre enfant si lui n’a pas envie d’approcher. Il faut respecter les mamans et leurs tout petits. Le lion rugit si un autre approche de la lionne et de ses petits!

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  • Question
    Notre fils a 24 mois. L’assistante maternelle qui s’occupait de lui jusqu’alors a dû cesser son activité brutalement. Nous l’avons confié progressivement à une nouvelle assistante maternelle chez laquelle il semble doucement de plus en plus à son aise. Cependant, il pleure toujours très fort à moment de la séparation.
    Comment pouvons nous l’aider ?
    Réponse

    Oui, c’est dur pour les jeunes enfants! Déjà, il semble que çà va mieux… Ecourtez ces journées le plus possible: papa le dépose tard, maman le reprend tôt, merci les mamies… Et donnez à l’assistante maternelle un petit matériel nouveau chaque jour: un petit livre avec des autocollants, un petit playmobil, pour qu’il ait un but ludique en arrivant chez elle. La transition est difficile, surtout si l’on a des parents formidables! Mais il ne devrait plus pleurer au bout de quelques semaines…

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