Vos Questions / Mes Réponses


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  • Enfants 6-12 ans

  • Question
    Notre fils de 6 ans a beaucoup de mal avec notre autorité en ce moment. Comme il fallait lui répéter plusieurs fois les tâches que nous lui demandions, nous venons d’acheter il y a 3 jours un tableau avec des gommettes et chaque fois qu’il effectue bien une tâche, il colle une gommette dans la case correspondante (se laver les mains, bien se tenir à table, dire merci / s’il te plaît, s’habiller rapidement, se laver les dents). Nous lui avons expliqué qu’il aurait une récompense non matérielle au bout de 3 jours (la lecture d’une histoire qu’il aime, un jeu avec lui…). Ca l’a beaucoup motivé le premier jour, mais le lendemain, lors du lavage des mains, il a mis de l’eau partout par terre dans la salle de bain,il a fait coulé quasiment tout le dentifrice dans le lavabo. Nous ne lui avons pas accordé alors de coller la gommette et sa réaction a été d’aller faire pipi dans notre penderie, chose qu’il n’avait jamais fait auparavant. Faut-il arrêter d’utiliser le tableau (nous avons pensé que ça le mettait peut-être en compétition avec sa soeur, ce qui n’est pas du tout le but recherché) ?
    Réponse

    Votre fils sait très bien exprimer ses sentiments, oui, il était très en colère, parce que c’est trop de pression éducative! Arrêtez le tableau, diminuez les exigences, dites-lui que vous comprenez que c’était difficile et que vous l’aimez!

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  • Question

    Je suis très sensible à vos travaux. j’aimerais que vous me veniez en aide. J’ai un fils qui vient juste d’avoir 6 ans. Son père et moi spmmes séparés depuis 2ans et demi et son père vit en Algèrie sans contribuer à l’éducation de son fils toutefois son père appelle tous les 15jours mais mon fils refuse de lui parler il me dit qu’il est très en colère contre son père. Mon ex mari est un pervers narcissique et mon fils vivait dans une ambiance tendue de 9 mois à l’age de 2 ans et demi, c’est pour ce la que j’ai fait le choix de me séparer mon fils me voyait mahleureuse. Je suis une maman très attentive à l’attitude de mon fils peut être trop à mon avis. mon ex mari a eu toute une jeunesse dans la délinquance (vol etc..), et quand mon fils n’obéit pas et qu’il joue à la police et au voleur j’ai tout de suite peur qu’il devienne délinquant en grandissant, alors qu’à côté il est plein de qualités humaines que je lu reconnais et je lui ds que c’est un brave petit garçon. Dernièrement son instituteur me dit que mon fils bouge beaucoup quand il est assis et que quand il lu crie dessus mon fils sourit, c’est vrai qu’il a tendance à faire ça Que faire? J’ai expliqué à mon fils que dans le monde des grands cela pouvait être interprété comme un manque de respect. J’ai le sentiment que son instit a stigmatisé mon fils danss cette attitude et que mon fils en joue pour l’embêter, et que du coup je mets la pression à mon fils pour qu’il arrête de bouger. Son instit lui a dit qu’il ne devrait pas prendre exemple sur ses copains qui jouent à la police mais plutôt sur son copain victor qui lit et écrit, hors mon fils lit et écrit et est intéressé par plein de choses. Hier je n’en pouvait plus que j’ai mis une claque à mon fils (1ere depuis sa naissance) suite aux agacements répétés de son instit, j’ai l’impression que mon fils ne m’obéit pas quand je lui demande de cesser de bouger en classe. Que faire concernant l’attitude que je dois adopter face à mon fils quant à ce qui’il se passe en classe, et comment faire pour ne pas transposer mes peurs sur mon fils? merci à vous de m’aider

    Réponse

    Ce n’est pas à vous de gérer le comportement de votre fils en classe, laissez le maître s’en occuper. S’il vous en parle, remerciez-le de faire ce qu’il peut et dites-lui qu’il est très gentil à la maison. N’hésitez pas à consulter à la PMI, les équipes vous aideront. Arrêtez de lui mettre la pression avec son père et les mauvais garçons, vous avez un bon petit garçon.  La délinquance n’est pas héréditaire, mais si vous continuez de lui faire peur avec çà, il se croira obligé de jouer le rôle!

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  • Question
    Quelle réponse puis je donner à ma fille de 7 ans, quand celle-ci me demande de boire du lait ou du chocolat avec un biberon le soir avant de dormir en me disant que ça lui permet de penser à sa première enfance????????
    Réponse

    Qu’on a tous envie parfois de redevenir bébé et d’autre fois d’être très grands. Donc, si elle veut un biberon, pas de souci (je n’en connait pas qui ait continué jusqu’à l’adolescence!)

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  • Question
    Je viens vers vous parce que je suis maman d’un garçon de huit ans et il a une question très prisses c’est-à-dire tous ses derniers moi il me demande pourquoi son zizi devient dur à n’importe quel moment maman?
    Alors parce que je lui avais expliqué que lorsqu’un garçon se douche  se lave, avec le contact de l’eau il a souvent le zizi qui devient dur, lorsqu‘un garçon se réveille surtout le matin il a le zizi qui est dur et il on envie de faire pipi lorsqu’un garçon jouet avec son zizi lorsqu’il est tout seul dans sa chambre son zizi devient dure, lorsque son zizi se frotte à ses vêtements son zizi devient dur aussi. Enfin vous voyez j’essaye comme je peux lui expliquer les raisons qui font que son zizi se gonfle ce n’est pas du tout facile pour moi car n’ayant pas de père avec lui il cherche à comprendre.
    En espérant que vous puissiez m’aider je vous dit à bientôt .
    Réponse

    Je pense qu’il a très bien compris pourquoi son zizi devaient dur: pour permettre plus tard la procréation, et qu’ainsi en fait, il pose la question de son père. C’est difficile à dire pour une maman, elle croit avoir tout dit… mais la question revient. Il faudrait aller déjà raconter votre histoire à une psychologue, qui vous recevra ensuite tous les deux, puis lui seul…

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  • Question

    depuis quelques temps, ma fille de 6 ans a le besoin de me confier “les bêtises qu’elle a dans la tête”, qui sont de plus en plus des aveux d’autodestruction: par exemple, elle vient de me confier avoir régulièrement essayé de s’étrangler fort avec un foulard, ou encore de se coincer intentionnellement les doigts dans le tiroir de son bureau à l’école. Autre point: elle a des accès de maniaquerie, elle se lave les mains frénétiquement à longueur de journée, si bien que la peau de ses mains est irritée. Je sais que la naissance de son frère et notre déménagement qui ont eu lieu coup sur coup il y a maintenant 1 an ont certainement joué, mais compte tenu des proportions que les choses prennent, je crains que ce soit plus grave que cela. Pour info, elle me parle souvent d’un camarade de classe qui s’amuse à l’embêter. Il faut également savoir qu’elle est en avance sur le plan scolaire, le diagnostique de la précocité n’a pas été officiellement posé, mais ses différentes maîtresses ont évoqué cette possibilité. Merci d’avance pour vos lumières, j’ai vraiment besoin d’aide.

    Réponse

    Déjà, lui dire que ce ne sont pas des “bêtises” mais de graves soucis qu’elle exprime ainsi et qu’elle veut évacuer. Et voir une psychologue ou un pédopsychiatre qui pourra l’aider à mettre de l’ordre dans ses émotions

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  • Question

    mon fils de 6 ans et demi n’est toujours pas propre (ni pipi , ni caca) de jour comme de nuit, il voit une psychologue depuis 2 ans. Quand je suis allée consulté un urologue en janvier qui m’a dit qu’a son âge c’était normal… Mais ça devient de plus en plus gênant pour mon fils et problématique pour son entourage. Même en lui répétant d’aller au toilettes toute les demie heure en journée, il arrive quelques petits accidents, rarement il lui arrive de ne pas se faire  dessus dans la journée, mais il n’y a pas une seule nuit où il ne fait pas pipi, pourtant je lui laisse la porte entrouverte et une veilleuse pour qu’il puisse aller aux toilettes qui sont juste en face de sa chambre, sa psychologue m’a conseillé de ne plus lui mettre de couche pour dormir, donc depuis quelques c’est ce que je fais mais aucune évolution à été constatée… Dois-je lui remettre ou continuer sans couche? Il ne dit rien quand il a des accidents et si personne ne le remarque il peut rester dans son pipi ou caca longtemps, surtout à l’école alors que les enseignants et le directeur sont au courant de son problème. Je ne sais plus quoi faire, quoi lui dire, ni vers qui me tourner pour qu’il puisse se sentir mieux car je le sent qu’il est très mal ) l’aise avec ce problème, j’essaie de le rassurer mais pas évident avec les copains-copines qui se moque de lui et lui répète sans cesse que c’est un bébé…  Qu’en pensez-vous?

    Réponse

    Il faut distinguer les accidents de pipi, de selles, de jour, de nuit.

    D’abord s’occuper du jour. Pour la nuit lui dire, dès lors que l’essai conseillé à juste titre par la psychologue n’a pas fonctionner: “pas grave, tu dors trop fort, je te mets une culotte spéciale, ce n’est pas ta faute, cela passera tout seul”. Pour les selles, lui dire: “je te mettrai une couche quand on sera rentré à la amidon, tu pourras faire caca dedans” pour voir si, ainsi, il ne fait plus de selle dans sa culotte, évitant ainsi les humiliations. Pour le pipi de jour, c’est là qu’il faut obtenir un premier réel progrès, en l’accompagnant toutes les 3h : il faut vider sa vessie même quand on n’a pas envie, comme çà, pas d’accident”. Et suivre avec la psychologue les résultats.
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  • Question

    Notre fils de 8 ans n’a jamais passé une nuit au sec. Nous sommes passés par différentes phases: tentatives de dormir sans couche plusieurs nuits d’affilée mais trop de lessives à gérer et mauvais sommeil pour lui, calendrier mictionnel, homéopathie, naturopathie… et aujourd’hui nous essayons de lui exprimer toute notre confiance sur sa capacité à se retenir, quand le temps sera venu. Il y a des antécédents familiaux des 2 côtés et nous ne voulons surtout pas le culpabiliser.

    Sa petite soeur de 4 ans est propre la nuit depuis presque 2 mois. Nous avons essayé de la féliciter sans mettre son frere dans l’embarras mais je pense que c’est dur pour lui.

    La maitresse m’a également convoqué récemment et me conseille de faire des tests pour dépister un éventuel trouble du déficit de l’attention.

    Car il fait de gros efforts mais n’arrive manifestement pas à rester attentif et concentré en classe.

    Il est qualifié de rêveur par ses enseignants depuis toujours et c’est vrai qu’il faut souvent lui répéter les choses plusieurs fois avant qu’il ne réagisse…

    Ces différents comportements peuvent-ils être liés? Et si rien n’est finalement trouvé, comme l’aider au mieux?

    Réponse

    S’il n’a en effet jamais été propre plus d’un an la nuit, c’est une énurésie primaire, il a un sommeil trop profond et n’y peut rien. Laissez-lui des couches sans le rendre responsable. Il se peut qu’il ait un sommeil d’autant plus lourd qu’il est agité la journée, s’il est hyperactif, comme le suggèrent les enseignants? Il faudrait faire un bilan auprès d’un pédopsychiatre.

     

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  • Question
    Je viens de lire votre livre “autorité sans fessée” et je viens de commander celui “sois poli…”. Je me permet de vous solliciter pour un conseil. J’ai 3 enfants de 9, 6 et 4 ans. Je l’ai aient échaportés, cododotés, allaités…Mon grand de 9 ans et moi avons une relation difficile. Il a toujours développé le sentiment de jalousie, en se sentant “abandonné” depuis l’arrivée de ses frères. Il n’a jamais su jouer “seul”. Il pousse à bout, titille “jusqu’a ce qu’on craque”, cherche les limites sans cesse, et j’ai l’impression de ne faire que râler au lieu de faire des bisous. Il a voulu sa chambre seul depuis ses 5 ans mais ne dors pas beaucoup. Il a des cernes, mais ses résultats scolaires sont très bons. Pour l’encourager à être grand et à aimer ça; j’essaye de lui donner des autonomies. Je lui ai offert un réveil, un chevet et une lampe en lui autorisant à lire mais pas avant “6h 30″. Aussi, j’ai découvert il y à peu qu’il lisait à partir de 5 heures du matin. Enervé je lui ôté les ampoules et son réveil . Puis en creusant le sujet hier soir, il m’a avoué ne pas aimer aller au lit car “il y fait constamment de terribles cauchemars dans lesquels il voit ses parents morts, avec du sang, le chat de la maison aux yeux rouges menaçants qui lui montre les crocs, une bombe qui tombe du ciel et arrachent les bras…” . Affolée, j’ai décidé de lui porter “tout particulièrement” plus d’attention, et de noter chaque matin sur un carnet ses cauchemars si il y en a, et de faire le point avec lui dans 7 jours. Qu’en pensez vous ? Que me conseilleriez vous ?
    Réponse

    Il semble qu’avec toute l’attention que vous lui avez portée, votre aîné soit peut-être un enfant “précoce”. Ces enfants sont magnifiques, leur intelligence est rapide mais leur sensibilité va avec, très délicate aussi. Partagez ses émotions, en disant: “oui, on a peur de choses terribles quand on fait des cauchemars!” et si vraiment, c’est trop pénible, demandez un examen psychologique pour y voir plus clair?

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  • Question

    J’ai une petite fille de 7 ans qui se masturbe dans sa chambre. Je ne sais pas que dois-je lui dire car elle pleure et dit que ça la brûle !

    Réponse

    Lui dire que c’est sa vie privée, personnelle. C’est bien qu’elle le fasse dans sa chambre. Si cela la brûle, vérifier avec son médecin qu’elle n’a pas une vulvite ou une infection urinaire. Et si elle n’a pas, son médecin lui dira que c’est son problème, pas celui de sa maman. Si elle continue, cela signifie sans doute qu’elle a besoin que vous veniez la visiter dans sa chambre. Dites-lui plutôt de venir, elle, vous voir au salon pour raconter une histoire. Si cela ne suffit pas, voir une psychologue?

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  • Question

    Ma fille est d’une nature nerveuse eczéma vers 4 mois et asthme qui s’en suit. Elle a 6 ans aujourd’hui, petite fille pleine de vie a fort caractère. Elle n’a jamais eu un merveilleux sommeil,et a cause de son asthme, j’ai beaucoup dormi avec elle mais depuis qu’elle a eu 6 ans, le lendemain, refus de s’endormir toute seule, uniquement avec moi, sinon pleur et vomissement. Elle s’endort au bout d’une heure de négociation, Et elle se réveille la nuit et vient me chercher. Il est parfois une heure du matin, je la racompagne, mais la deuxième fois vers 3h, je n’en peux plus et je m’allonge avec elle et m’endors.
    que faire …???

    Réponse

    Vous ne faites pas allusion au rôle du papa? Un besoin très angoissant de votre présence, au point de négocier pendant une heure, se faire vomir, impose une aide psychologique: la psychologue doit faire une vrai travail de détective pour trouver la cause profonde de ce besoin à 6 ans et aider votre fille à passer ce cap. Entre temps, continuez de la rassurer en vous allongeant à côté d’elle…

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  • Question

    Ma fille,7 ans et demi avait depuis janvier quelques problèmes d’endormissements 1 ou 2 fois par semaine. Ayant dû reprendre mes études j’avais mis ça sur le compte du stress et du surmenage. Or, depuis avril ma formation est terminée, j’ai eu mon examen et suis de nouveau disponible pr elle. Néanmoins, depuis 3 semaines, c’est quasiment ts les soirs qu’elle ne s’endort pas. Elle a consulté 1 psy pdt 3 mois, 1 magnétiseuse et là jeudi je vois 1 étiopathe recommandée par mon médecin. Nous sommes passés par toutes les phases: la gentillesse et le réconfort, la punition et la menace et là c’est la colère qui prend le dessus. Chaque soir lors du coucher ns lui réexpliquons les bienfaits du sommeil car elle ns dit qu’elle n’aime pas la nuit, qu’elle perd son temps…. et à peine sommes ns sortis de sa chambre qu’elle est déjà au toilettes. Et ainsi pdt au moins 10 fois de suite, ensuite, elle se force à tousser, elle gémit……Elle est la 2ème d’une fratrie de 3 filles (10 ans et demi et 2 ans et demi). Je n’en peux plus, de même que mon mari avec lequel ns n’avons quasiment plus d’intimité car elle ne cesse de se lever, de descendre …. De ce fait c’est très tendu entre nous, nous ns disputons bcp et je ne supporte plus ma fille.

    Réponse

    Ho là là! Cà ne va pas, en effet! vous risquez d’entrer dans un cercle vicieux: moins vous la supportez, moins elle peut s’endormir… Il faut revoir la psychologue, ne pas abandonner aussi rapidement, essayer de comprendre ce qui l’angoisse, voir si elle dormirait mieux en compagnie de la grande? Les vacances vont faire bouger votre organisation. En revenant, faites un tableau pour que la psychologue comprenne la où elle a mieux dormi, moins bien… Il faut comprendre, vous allez y arriver.

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  • Question

    Je suis la maman d’une puce de 20 mois, éveillée, tonique, rigolote et pleine d’empathie. Je voudrais vous remercier, car c’est en partie grâce à vous : nous faisons le maximum pour la valoriser, ne pas la punir… Ca porte ses fruits. Hier à l’épicerie, je lui ai dit “stop” quand elle s’est approchée des bouteilles de vin, et elle s’est arrêtée immédiatement, alors qu’elle n’a jamais été grondée ! Elle était toute fière, et moi aussi !
    Le sujet de mon message, c’est qu’elle est victime “de crises de nerfs” … Je pense que quand elle est vraiment fatiguée (par exemple, là, elle sort les canines), elle n’arrive plus à garder le contrôle de ses émotions. Donc la moindre pécadille peut littéralement lui faire “péter les plombs” ! Je sais qu’elle ne le fait pas exprès, donc je ne la punis surtout pas. Mais quand elle est comme ça, rien ne peut la calmer… Si on essaie de détourner son attention, elle tape ou jette l’objet. Si on essaie de la câliner, elle nous repousse. La seule chose qui marche, c’est de la poser au sol pour ne pas qu’elle se blesse, de se mettre à coté, et de lui laisser faire une colère énorme. Et quand elle tend les bras, on peut la prendre et la consoler. Ensuite, on dirait qu’elle a vidé son sac, que ça va mieux. Ce qui m’interroge, c’est que j’ai lu sur votre site qu’un bébé “n’avait jamais besoin de pleurer…” Alors que faire, sachant que si j’insiste à la consoler dans mes bras, ça dure encore plus ?
    Sa pédiatre me dit que ce sont des caprices, que je dois l’ignorer, mais je refuse, car je sais qu’elle resterait calme si elle pouvait…

    Réponse

    Vous décrivez en effet cette perte de contrôle des émotions si typique de cet âge: la petite fille semble comprendre ce qu’on lui dit mais quand la colère démarre, elle est trop immature pour l’arrêter (c’est une partie profonde du cerveau qui aide à réguler les humeurs et qui est immature jusqu’à 5 ans). Elle ne sait même plus pourquoi la colère a démarré et vos raisonnements l’angoissent encore +. La seule méthode en effet est de montrer qu’on est là et attendre que son état redevienne accessible pour la consoler. Et, en dehors des colères, dessiner des orages, parler de ce qui les déclenche, les déchirer et les jeter à la poubelle: vaincus!

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  • Question

    Ma fille de 11 ans et demi a un compte sur Instagram par le biais d’un IPOD (qui lui a été offert par son parrain).
    J’étais contre l’utilisation soit d’un portable ou d’un IPOd, mais maintenant c’est trop tard, c’est moi maintenant qui doit gérer au quotidien.
    Je lui laisse environ 15 minutes par jour à la maison et la journée à l’école.
    Depuis, je la trouve plus agressive. C’est peut être déjà la crise de l’adolescent avec le refus de l’autorité.

    Etes vous pour ou contre les IPOD et les comptes sur Instagram?

    D’autre part, “son petit amoureux” l’a laissé tomber. Elle pleure tous les jours dans la cours de recréation. Dois je y faire attention?

    Réponse

    Oui, c’est difficile à gérer… On ne peut pas être “contre” d’une façon générale les moyens de communication de la société actuelle… Elle entre dans l’adolescence avec les émois de cet âge et si ce n’était pas aujourd’hui avec ces outils, ce serait autrefois, où elle “traînerait” autour de la place du village. C’est un âge où ils ont besoin de s’ouvrir au monde, et ce n’est pas sans danger. Il faut l’éduquer à la limite et les dangers de ces outils, vous aurez les mêmes conflits que si vous l’empêchiez de sortir… N’hésitez pas à faire participer son oncle à la mise des règles!

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  • Question

    Je souhaite vous parler du “décalottage”. Je sais que votre position est de ne pas toucher et le laisser gérer tout seul, position que je partage également c’est pourquoi nous lui avons bien expliquer avec son papa comment faire. Il a très bien géré tout seul, nous contrôlions par moment et il était pratiquement décalotté. Puis je ne m’en suis plus occupée, je lui ai fait confiance. Et je me suis aperçue récemment que la peau s’était de nouveau complètement recollée et que tout était à refaire … Il m’a avoué qu’il ne faisait pas sa toilette comme on le lui avait expliqué, que ça lui faisait un peu mal, et peut être aussi un peu par fainéantise (!), il n’avait sans doute pas mesuré l’importance d’une bonne toilette …

    Réponse

    Tout va bien aller, mais je crois que vous avez traduit mes conseils de façon contradictoire:
    ma position est en effet de ” ne pas toucher et le laisser gérer tout seul”. Elle est basée sur l’expérience: c’est le développement du sexe, spontané, les petites érections, spontanées, qui font que le pénis décalotte alors tout seul, le prépuce découvrant le gland vers 12 ans, quand l’enfant commence à avoir besoin que cela coulisse. Mais quand je dis “ne pas toucher” ce n’est pas demander à l’enfant de le faire, lui reprocher de ne pas s’en occuper, et le penser “fainéant”. C’est NE PAS TOUCHER.
    Donc je vous recommande de lui dire que ce qu’il fait avec son zizi, c’est forcément très bien parce que c’est le sien et c’est lui qui en a l’usage. Qu’il va encore se développer et décalotter tout seul. Et revoir au besoin vers 11 ans…

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  • Question

    Mon fils de 6 ans a un souci avec son petit zizi, il ne peut pas décalotter du tout, et lorsqu’il est tout dur, comme il dit… ça lui fait mal.
    Il a vu un autre petit garçon qui s’amusait à se décalotter et du coup est venu me poser la question.
    Que dois-je faire ? Faut-il que je consulte, faut-il attendre ???
    Merci beaucoup pour vos lumières…

    Réponse

    Il est important de décalotter à la puberté, vers 11 ans… A 6 ans, il a le temps… Si çà ne vient pas tout seul (sans tirer, sans déchirer, ce qui risquerait de le refermer plus serré…):
    – ou bien çà ne le gène pas et il peut attendre ses 10-12 ans pour voir si cela ne se sera pas fait tout seul.
    – ou bien, çà le gène en effet, et il faut voir un urologue pédiatrique. L’urologue verra si çà va se faire tout seul, en aidant par les soins du DR, ou s’il faut une petite opération. Très rarement une “circoncision”, c’est un geste culturel, pas médical. Il suffit d’élargir l’ouverture sans enlever de peau par une petite incision dans un sens recousue dans l’autre, sous anesthésie bien sur.
    Expliquez tout çà à l’enfant, il vous guidera le moment venu…

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  • Question

    Mon neveux de 8 ans a dû lire un texte que la maîtresse avait donné comme devoir à faire à la maison, et il y avait un passage où le texte parlait de “faire l’amour”; j’ai été un peu surprise et lorsque j’en ai parlé à ma sœur, celle-ci m’a prise pour une idiote! Ceci m’intrigue, je ne sais pas qui a raison? 

    Réponse

    Un livre qui parle de “faire l’amour” à 8 ans? Heureusement, à cet âge, les enfants mélangent les informations. Ils ont l’air très avertis mais peuvent croire encore que les bébés se font en s’embrassant sur la bouche… Ne vous inquiétez pas pour ce texte, il comprendra ce qu’il voudra. Pas la peine de donner des détails qu’il ne cherche pas vraiment à avoir…

    Il faut les laisser tranquille jusqu’à la puberté, et je préfère que l’on donne un petit livret aux parents qui expliqueront les étapes et les émois selon le rythme de leur enfant. Si les questions leur paraissent gênantes, le pédiatre ou le médecin de famille peut donner des explications neutres. 

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  • Question

    Une professeur de collège a enseigné à une classe de 6ème comment mettre un préservatif; je me demandais du coup s’il n’était pas un peu trop tôt pour expliquer ceci à des enfants de cet âge là, étant donné qu’ils sont encore en période de latence ( entre 6 et 12 ans ). Ma sœur trouve ça très bien.

    Réponse

    D’habitude, l’éducation à la sexualité se fait en 3ème, 14 ans: c’est le meilleur âge. Peut-être la maîtresse avait-elle une raison particulière, avec des grands enfants déjà pubères?

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  • Question
    Je suis maman d’un enfant de 9 ans qui est amoureux depuis 2 ans d’une camarade d’école, qui a 8 ans. Ils sont très amis, se voient même en dehors de l’école et ils sont amenés parfois à dormir ensemble.
    Depuis un certain temps, la maman de la fillette ne souhaite plus que des garçons dorment dans le même lit qu’elle, ce que j’ai respecté.
    Seulement lorsque j’en ai parlé à ma sœur, elle a trouvé cela idiot, comme si nous voyons le mal où il n’y en a pas.
    Depuis, je me pose des questions: A quel âge vaudrait-il mieux les séparer la nuit ? Où bien s’ils préfèrent dormir ensemble, faudrait-il les laisser dormir ensemble?
    Réponse

    Dormir avec un garçon, jusqu’à quel âge? D’abord il faut toujours respecter le sentiment d’une maman. Si celle de la petite fille de 8 ans ne veut plus qu’elle partage son lit avec son ami garçon, on suit la maman sans discuter. Et d’une façon générale, elle a raison. Les enfants sont pudiques dès l’âge de 4 ans, il y a des frôlements qui peuvent interpeller trop tôt. Donc chacun son lit, en pyjama plutôt qu’en chemise de nuit.

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  • Question

    Notre petite fille de 6 ans ne veut plus dormir ailleurs que chez nous depuis 2 ans (avant il n’y avait aucun problème). J’ai pensé que ce n’était qu’un passage, mais la situation commence à être problématique pour nous. En effet, elle refuse de partir en vacances avec ses grands-parents (qui invitent leurs 3 petits enfants une fois par an) et surtout elle ne veut plus être gardée dans notre famille pendant les vacances (même pour une nuit) alors que c’est souvent nécessaire à cause de nos métiers (je précise qu’elle est gardée avec son frère de 8 ans). C’est une petite fille très vive, souriante et sociable; nous avons essayé de “creuser” un peu les raisons de son refus, mais elle répond simplement qu’elle nous aime trop (son père et moi) et qu’elle ne veut pas être loin de nous.
    Elle a deux amies très proches depuis son entrée à l’école, qui l’invitent régulièrement, et chaque fois, elle accepte de rester dormir… puis se rétracte au dernier moment.
    Avez-vous une idée pour l’aider à “passer le cap”? Je ne souhaite pas la forcer, mais parfois, il y a des situations que ne me laissent pas vraiment le choix.

    Réponse

    Il faut être très attentif à ce blocage:

    - soit elle a eu peur de quelque chose hors de chez vous, qu’elle ne peut pas verbaliser, peut-être à elle-même;

    - soit elle a une angoisse de séparation qui la submerge au moment de rester chez d’autres.
    Il faut absolument consulter une psychologue, en amenant des dessins fait spontanément, des photos de famille, pour qu’elle puisse mettre de l’ordre dans ses émotions… et passer le cap, comme vous dites.
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  • Question

    Inutile de vous dire comment et oh combien vos ouvrages ont été mes guides durant ma grossesse et encore à ce jour dans l’éducation de mes filles. Aujourd’hui, j’ai deux filles formidables qui semblent aller bien du point de vue santé et développement bon résultats scolaires, joyeuses… Mais la plus jeune, 9 ans, pose problème le soir venu. Avant nous vivions en Algérie, elle partageait sa chambre avec sa sœur ainée de 14 ans. La chambre était grande, chacune avait son lit mais celui de l’ainée étant un biplace : souvent, je retrouvais la plus jeune avec elle. Je ne disait rien car nous avons vécu une période difficile de terrorisme, un tremblement de terre, lors de ma grossesse (de ma fille de 9ans) j’ai perdu ma mère et il vrai que cela m’a beaucoup affectée, mais sa naissance a été mon espoir de vie face à cette mort Aujourd’hui nous nous sommes installé en Occident. Nous avons aménagé leur chambre avec deux lits une place, résultat : elle ne dort pas toute seule ! Je ne veux pas la brusquer, mais l’année scolaire arrive et j’ignore comment procéder. Mon conjoint est plus radical, mais je suis contre les méthodes brusques. Pourriez vous m’aider ?

     

     

    Réponse

    Votre famille a traversé beaucoup d’événements déstabilisants, et vous avez bien tenu le cap tous ensemble! Mais c’est vrai que chaque fois que l’on peut agir par étapes, c’est mieux. Ne pourriez-vous pas acheter un lit double à tiroir? Le soir on dédouble le lit des filles? Avant la civilisation industrielle, tout le monde dormait dans la même pièce, la seule chauffée de nos fermes. Et en Algérie, vous même ou le papa, ou en tous cas les grands-parents, n’ont-ils pas dormi avec leur frères et sœurs, ou la grand- mère? Pourquoi vouloir angoisser cette enfant ? Jusqu’à la puberté, les soeurs peuvent dormir dans un grand lit.

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  • Question
    Je m’inquiète pour ma fille de 5 ans qui se trouve derrière une grande soeur10 ans et un grand frère 7 ans ( précoces ), devant une petite sœur de 2 ans dominatrice et envahissante ( sera certainement détecté précoce dans quelques années ). Depuis la naissance du dernier ( 7 mois ), je ne la reconnais plus, elle ne trouve plus sa place. Elle reste collée à moi, ne veut plus partir chez les copines, nulle part sans moi ( sauf à l’école ), rejeté son père ect.. Malgré tout, on peut lui décerner la palme de la gentillesse et de l’amabilité. En bref, l’aînée dit que son frère est notre chouchou, et qu’il joue l’intello. Elle, elle déteste l’école ( une vrai souffrance ), le frère traite souvent sa sœur de 5 ans de bête ( il lui pose des questions et la barre est haute), par contre il est plein d’admiration pour sa sœur de 2 ans qu’il trouve intelligente, il sait comment énerver et faire râler la grande avec des paroles, celle de 2 ans fait plier tout ce monde. Enfin le dernier observe, observe, il est d’un calme extraordinaire.
    5 enfants, tous différents avec des attentes différentes, qui réclament sans cesse, n’attendent pas, avant 8h au café il faut déjà jouer aux multiplications et je ne sais quoi les drapeaux…. Je ne sais pas s’ils savent qu’ils ont un père. Je respire entre 6h et 7h du matin et 20h30 et 1h du matin.
     Merci me voilà mieux, j’avais besoin d’écrire que je suis fatiguée pas de famille sur qui compter.
    Réponse

    Oui, une sacrée tribu! Il y a de quoi être essoufflée… Mais avec mes 45 ans de pratique sur 2 générations, j’ai vu combien une famille nombreuse apporte humour et force pour la vie, aux enfants et aux parents! 

    Les grands sont précoces? Tant mieux, c’est tellement triste d’avoir un enfant en grandes difficultés intellectuelles. 
    Vous n’avez pas d’aide familiale? Mais un mari solide! C’est essentiel, même si ce n’est pas toujours facile pour lui, il a l’aire placide et serein…

    Pour la petite de 5 ans, attention aux “évaluations” intra-familiales, j’en ai vu se révéler plus performants ensuite que leur frère “précoce” parce que plus polyvalents… Il faut expliquer aux petits savants que:
    - il faut aussi cultiver son intelligence émotionnelle, et qu’elle en a une très forte;
    - que vous avez le droit de ne pas être une machine à répondre.
    Si elle est très angoissée de se décoller de vous, vous pouvez consulter une psychologue qui va l’aider à trouver sa place.
    Mais tout çà, c’est juste un grand bonheur!
    //
  • Question

    Je suis maman de 2 petites filles. L’aîné de 6 ans est en CP. C’est une petite fille gaie, bien intégrée et qui progresse normalement à l’école.
    Depuis maintenant 1 an, sans événement particulier, elle fait pipi régulièrement la journée dans sa culotte aussi bien à la maison qu’à l’école.
    La nuit elle dort bien et ne fait pas pipi au lit.
    Sur les conseils de notre pédiatre, nous avons vu une psychothérapeute mais cela n’a rien changé. Elle a fait un travail sur “sa peur de grandir” et la confiance en elle.
    Les récompenses ou autres motivations n’ont également pas d’influence. Il semble que ce soit inconscient et indépendant de sa volonté.
    Nous avons volontairement laissé passer du temps, lâcher prise sur la situation mais sans succès…
    Que faire pour l’aider ? Je ne sais plus et je crains que les enfants à l’école se moquent d’elle et qu’elle soit isolée. Ce serait terrible pour elle très sensible.
    Pouvez-vous me donner d’autres conseils ?

    Réponse

    C’est ce qu’on appelle une énurésie diurne: la journée mais pas la nuit. Elle est bien suivie par un pédiatre, elle se retient bien pendant son sommeil.

    Si ce sont de le plus souvent de “petites fuites” parce qu’elle est très joueuse, c’est encore fréquent à cet âge. 
    Si ce sont de grands pipi, n’importe où, il y a une forme de protestation que le psy va faire émerger pour arriver à la régler.
    Restez bienveillante, faites-lui penser à aller aux toilettes avant chaque sortie, et si elle vous dit “j’ai pas envie”, dites-lui “c’est justement quand on n’a pas envie qu’il faut y aller, pour que çà ne déborde pas ensuite”, et continuez le suivi psy. Cela va cesser, mais le suivi est indispensable.
    //
  • Question
    Mon mari souhaite divorcer et demander une garde alternée. Nos enfants ont 4 et 6 ans. Je sais que c’est la grande mode des gardes alternées mais je ne vois pas comment mes enfants pourraient s’épanouir avec ce mode de vie. Ils ont besoin d’une maison, d’un environnement qui les sécurisent. Ils sont très anxieux de nature. Aussi, je vais me battre pour défendre ma conviction qu’ils sont trop jeunes pour ce style de vie mais je me demandais si vous pouviez me recommander un spécialiste qui pourrait m’accompagner et me conseiller dans la démarche d’expliquer à mes enfants que leurs parents vont se séparer, que nous allons déménager etc… Je ne sais pas comment aborder le sujet et  j’ai peur d’être démunie face à leurs questions. Comment expliquer que les parents peuvent ne plus s’aimer mais que les parents aiment leurs enfants pour toujours?
    Réponse

    Je vous conseille de lire mon livre “Il est où mon papa?” qui vous permettra d’y voir plus clair dans votre vie future et celle des enfants, à lire tous les deux de préférence.

    Pour organiser la résidence, avoir chacun un bon avocat, car il y a des critères (en particulier de disponibilité de chaque parents) qui la font organiser dans un sens ou l’autre.
    Françoise Dolto disait: “il faut dire aux enfants les vérités QUI LES CONCERNENT”. En cas de séparation, ce qui les concerne, c’est ce qui va leur arriver, où il vont habiter, avec qui… Tant que vous ne le savez pas, il est prématuré d’en parler, cela les angoisserait sans solution. En attendant, parlez de travail, de voyages, restez dans le transitoire tranquille. 
    Quand vous saurez comment vous, les parents, allez vous organiser, vous pouvez demander à votre médecin de famille, leur pédiatre, un psychologue, de leur expliquer. Après que vous l’aurez mis au courant.
    Je tiens à revenir sur cette phrase: “Comment expliquer que les parents peuvent ne plus s’aimer mais que les parents aiment leurs enfants pour toujours?” Il faut dire au contraire que vous vous aimerez toujours (on peut s’aimer passionnément, sexuellement… mais aussi affectueusement, tendrement, amicalement…) C’est parce que vous parviendrez à sauvegarder ces sentiments là que vos enfants garderont confiance en leurs parents. Je vous sens blessée, trahie… Le papa a peut-être besoin de réfléchir, vous avez peut-être, d’abord, besoin tous les deux, de voir un psychologue ou un médiateur pour retrouver une compréhensions mutuelle? Ce serait sans doute la démarche la plus responsable vis à vis de vos enfants?
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  • Question
    Bonjour,je suis en grande difficulté avec mon fils ainé. Il refuse les règles, fait des crises de colères violentes à chaque frustration(coups de pieds dans les murs,jet d’objets), s’oppose en permanence, parlemente.. Même une consigne très banale peut mener à une opposition : se laver les dents, venir à table…Il fait très lentement les choses si ce n’est pas lui qui a décidé à ce moment_là: s’habiller,mettre ses chaussures pour partir à l’école…Il est en CP, bon élève mais les devoirs aboutissent à des crises de colères pour les activités où il a plus de difficultés(poésie par exemple). A l’école il taquine ses camarades, à la maison il provoque beaucoup sa petite soeur (2ans 1/2).Il n’a pas acquis les règles de politesse de base. IL s’oppose en fait à tout ce qui est de l’ordre de la règle, de la contrainte,de l’effort. L’ambiance à la maison s’en ressent, mon fils demande une telle attention et une répétition interminable des consignes. Les punitions ne fonctionnent pas. Je me sens dépassée, j’ai besoin de conseils pour m’aider à lui apprendre à obéir et à gérer la frustration. Merci d’avance. 
    Réponse

    Oui, vous êtes dans des tranches d’âge difficiles, entre les devoirs du grands, la curiosité de la petite, les besoins du bébé… C’est juste une période si vous cessez de vous énerver.

    Dès lors que votre fils est suivi par un psychologue au CMP, vous devriez demander rendez-vous avec le psychologue pour être guidés dans votre comportement. Croire que les punitions, les cris, la menace de lever la main parfois, conduisent les enfants à obéir est un leurre. Votre petit garçon se sent incompris et en veut à ses parents. La première bonne attitude est de réduire les consignes au strict minimum, de ne pas vous acharner à vouloir qu’il obéisse, le temps qu’au CMP le psychologue l’aide, de façon positive, à gérer ses angoisses. Le weekend, il faudrait des moments où il puisse construire avec son père, à l’abri de sa soeur, avec des legos et des kaplas, emmenez-les dans une ludothèque.

    Le bébé est à un âge où il est normal d’avoir besoin des bras, du sein, gardez-le en poche kangourou, jouez avec lui dans son cosy.
    L’âge le plus difficile est celui de la petite de 2 ans et demi. A cet âge, on a besoin d’être en permanence informé et guidé par les adultes. La ludothèque encore, une Mamie qui pourrait ne prendre que le grand, ou que la petite, éviterait que vous soyez si épuisés.
    Sachez que c’est une période difficile pour les parents mais n’en veuillez pas à vos enfants, cela aggrave leur désarroi!
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  • Question

    Je suis en train de lire votre ouvrage “Il est où mon papa”. Je suis moi-même enfant de parents divorcés. Mon papa s’occupait à peine de moi, je détestais ma belle-mère et ses filles qui me dévalorisaient en permanence…  C’est dire si je suis sensible à vos écrits. Et je vous rejoins sur beaucoup de chose, notamment la nécessaire valorisation de l’enfant (de la fille ! ) par le père. Je n’y ai hélas pas eu droit et j’en subis encore les conséquences aujourd’hui (manque d’assurance, hypersensibilité à la séduction des hommes…).
    Aujourd’hui, j’ai une fille de 5 ans, et je lui ai fait subir la même épreuve : j’ai quitté son papa quand j’ai rencontré un homme que j’aime passionnément et avec qui je vis depuis 2 ans. Je me retrouve du même coup dans la peau de la belle-mère de deux adolescents. La belle-mère que je détestais tant,  aujourd’hui c’est moi.
    Forte de mon expérience, je fais absolument tout ce qui est en mon pouvoir pour que les choses se passent bien. Je passe parfois des journées à 3 avec ma petite et son papa, nous dînons très régulièrement ensemble. Nous sommes de vrais amis aujourd’hui. Avec mes “beaux-enfants”, j’essaie d’être neutre et discrète. Et en même temps je veux leur paraître sympathique. Je suis encore jeune (32 ans) et eux sont ados, donc j’essaie de créer une proximité. Ma fille accepte bien la situation aujourd’hui. Même si de 3 à 4 ans elle a bien fait savoir à mon nouveau compagnon qu’elle ne l’aimait pas (elle le lui disait tout simplement).
    Pensez-vous que la séparation est nécessairement traumatisante pour l’enfant ? Ma fille est-elle condamnée à avoir des séquelles psychologiques ? Un mal-être ?

    Réponse

    La réflexion que vous avez eue sur votre propre situation vous aide à ne pas commettre les mêmes erreurs. 

    Pour votre fille, dès lors que son père et vous avez pu surmonter la douleur de l’échec pour lequel vous n’étiez pas partants en faisant un bébé, dès lors que vous êtes des amis, l’enfant voit sa procréation avoir du sens et peut grandir sereinement. Il vous faut donc cultiver cette sagesse, l’imposer à son papa comme à votre compagnon car ce n’est pas toujours facile pour tout le monde, au même moment…
    Pour les adolescentes, il faut respecter le besoin qu’elles peuvent avoir d’être seules avec leur père quand elles sont chez lui, savoir les laisser finir le repas ensemble… 
    Lisez aussi mon livre “l’enfant de l’autre”, vous vous y retrouverez enfant… et il vous aidera pour vos “belles-filles”.
    Mais vraiment, je pense que grâce au recul que vous avez, c’est bien parti pour tout le monde!
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  • Question
    Notre aîné a fait son entrée au cp en septembre dernier. Sa maîtresse nous dit qu’il a beaucoup de mal à se concentrer, à terminer son travail dans les temps, qu’il fait tomber ses affaires sans arrêt, mais que pourtant il est tout à fait capable de bien travailler quand il est concentré. En maternelle, on nous a souvent dit qu’il était dans la lune. Il est également très lent (traine souvent pour s’habiller, prendre le petit déjeuner, etc) et il faut toujours soit le faire pour lui, soit lui lancer le défit de « qui sera le 1er à… ». Il a parlé clairement très tôt, marché à 14 mois, est devenu propre du jour au lendemain de jour comme de nuit. Je suis en congé parental depuis le mois de septembre et en profite pour lui faire faire ses devoirs à la maison. Nous nous demandons s’il serait hyperactif avec des troubles de l’attention et s’il faudrait consulter. Sa pédiatre nous dit que les enfants de fin d’année (24/12/2006) ont souvent du mal le 1er trimestre, qu’il manque peut-être de maturité et que tout rentrera très vite dans l’ordre. Il manque également de confiance en soi, a peur de l’échec et me dit souvent que personne ne veut jouer avec lui, alors qu’il est pourtant très sociable. Nous lui répétons que nous avons confiance en lui, que c’est en se trompant que l’on apprend mais il nous arrive également de perdre patience et mettons aussi parfois cela sur l’arrivée du petit frère après 5 ans d’exclusivité. Que nous conseilleriez-vous pour l’aider au mieux ? Nous avons peur de ne pas réagir assez vite ? L’école peut-elle lui faire passer des tests afin de déceler s’il y a quelque chose ou est-ce préférable de les faire en extérieur ? Nous vous remercions.
    Réponse

    Vous précisez que votre enfant a parlé tôt, or lorsque le langage est précoce, la concentration en est facilitée. Le fait que votre pédiatre ne trouve pas son comportement inhabituel est très rassurant. 

    Les bilans à la recherche d’une hyperactivité sont complexes, gérés par un pédopsychiatre. Et même si c’était le cas, il faut vraiment des troubles très socialement invalidants, handicapant gravement les apprentissages, pour que l’on passe aux médicaments. Vous n’en êtes pas là… C’est plutôt une orthophoniste qui ferait bien le point sur ses capacités de lecture et de concentration. Et pourrait l’aider.
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  • Question
    Réponse

    Ce qu’il faut voir, c’est le plaisir de votre enfant. La créativité demande de posséder certaines techniques. Picasso ou Dali ont été très académiques avant de “casser” les codes et libérer leur imagination. Il faut avoir les bases pour devenir un véritable artiste… Si votre enfant apprécie d’être bien guidée, faites-lui confiance…

    //
  • Question

    J’ai lu avec intérêt votre article dans coopération/Suisse.
    Il y beaucoup d’arguments qui démontrent que les femmes en général, et vous les psy aussi, n’ont
    aucune idée ou ne peuvent pas avoir la moindre idée de ce qui se passe dans le coeur d’un 
    homme quand sa femme le quitte et que, automatiquement ses enfants le quittent aussi.
    Ma femme m’a quittée lorsque nos deux enfants avaient 4 et 7 ans et elle est partie vivre avec
    un acoolique.
    Alors là pour moi, c’était pire qu’une lapidation…. Dans cette grande douleur infinie qui a duré des
    années c’est très facile, vu de l’extérieur, de vouloir alléger la souffrance des enfants quand la
    vôtre vous écrase. Mes deux enfants ont maintenant 28 et 31 ans et surtout ma fille ne peut pas
    même 20 ans plus tard dire en face à sa mère ce qu’elle pense malgré que je la posse toujours à le faire.
    Alors, devant tant de malheur, essayez plutôt de préparer les couples en difficultés à des problèmes
    insurmontables après leur séparation et de les dissuader de divorcer. Rien, mais rien ne peut être réparé
    même si les parents ses remarient et suivent leurs instincts avec une autre victime. Il faudrait que les enfants
    dont les parents divorcent puissent se choisir d’autres parents en bloc et oublier toutes les con-
    traintes de week-ends, vacances etc. partagés. N’oublions pas non plus que notre population en
    souffre énormément car chaque famille divisée perd la moitié de son capital, voir maisons de famille
    vendues etc.

    Réponse

    Je comprends et partage tout à fait votre tourment et je ne pense pas que, dans mon livre, vous trouviez une seule ligne qui n’aille pas dans ce sens. Je ne comprends pas pourquoi, dans la situation que vous me décrivez, le juge aux affaires n’a pas été informé de l’alcoolisme du “beau-père”? J’ai suivi ces situations et nous parvenons rapidement à ne pas obliger les enfants à se trouver dans ce genre de foyer. Peut-être parce que l’on a progressé dans l’écoute de la parole de l’enfant (même s’il y’a encore beaucoup à faire!!!) depuis 20 ans…

    //
  • Question

    Quels sont les jouets vraiment nécessaires ?

    J’ai trois garçons de 22 mois, 5 ans et 7 ans. 

    1) J’ai mis à la disposition des deux grands des barbies et des poupées : ils ne veulent pas que je les range à la cave car ils ont le souvenir d’y avoir bien joué à plusieurs reprises au début, mais maintenant, ils n’y jouent presque pas.

    2) Est-ce mieux qu’ils jouent ensemble ou chacun dans leur chambre? Ou bien dans la même pièce à des activités différentes ?

    3) Le petit dernier n’arrive pas à jouer : il touche à tous les jouets des grands alors que nous lui avons aménagé un espace avec ses jouets dans sa chambre : en fait, il faut qu’on joue avec lui. 

    Les jouets sont-ils vraiment utiles ? En fait, je trouve que les livres, du dessin, de la peinture, de petites activités manuelles leur apportent plus de satisfaction …et de calme, tandis que les jouets les excitent (cela dégénère en chahut), les fatiguent (ils ont besoin de se défouler physiquement après), ou les énervent (frustration de ne pas arriver à monter un jeu de construction).

    Réponse

    Oui, les jouets sont nécessaires, ils peuplent leur monde d’enfant et développent leur imaginaire. Mais après que vous ayez donné du sens en ayant joué avec eux…

    1 Vous pouvez faire une étagère en hauteur pour ces reliques qui font partie de leur enfance? Au besoin, vous les mettez dans un bac transparent, et ne les jetez jamais!

    2 Les grands aiment jouer ensemble, puis ils ont besoin de s’isoler dans leur domaine. C’est une chance s’ils peuvent avoir chacun leur chambre!

    3 A 22mois, on ne sait pas jouer tout seul parce qu’on a besoin que les grands et les adultes donnent sens au jeu, c’est normal. Il suit, il imite, il n’a aucun goût à jouer seul. Cela viendra avec toutes les activités que vous proposez, mais auxquelles les jouets se mêlent…

    Ces enfants ont bien de la chance d’avoir une maman passionnée!

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  • Question

    Quels sont les jouets vraiment nécessaires ?

    J’ai trois garçons de 22 mois, 5 ans et 7 ans. 

    1) J’ai mis à la disposition des deux grands des barbies et des poupées : ils ne veulent pas que je les range à la cave car ils ont le souvenir d’y avoir bien joué à plusieurs reprises au début, mais maintenant, ils n’y jouent presque pas.

    2) Est-ce mieux qu’ils jouent ensemble ou chacun dans leur chambre? Ou bien dans la même pièce à des activités différentes ?

    3) Le petit dernier n’arrive pas à jouer : il touche à tous les jouets des grands alors que nous lui avons aménagé un espace avec ses jouets dans sa chambre : en fait, il faut qu’on joue avec lui. 

    Les jouets sont-ils vraiment utiles ? En fait, je trouve que les livres, du dessin, de la peinture, de petites activités manuelles leur apportent plus de satisfaction …et de calme, tandis que les jouets les excitent (cela dégénère en chahut), les fatiguent (ils ont besoin de se défouler physiquement après), ou les énervent (frustration de ne pas arriver à monter un jeu de construction).

    Réponse

    Oui, les jouets sont nécessaires, ils peuplent leur monde d’enfant et développent leur imaginaire. Mais après que vous ayez donné du sens en ayant joué avec eux…

    1 Vous pouvez faire une étagère en hauteur pour ces reliques qui font partie de leur enfance? Au besoin, vous les mettez dans un bac transparent, et ne les jetez jamais!

    2 Les grands aiment jouer ensemble, puis ils ont besoin de s’isoler dans leur domaine. C’est une chance s’ils peuvent avoir chacun leur chambre!

    3 A 22mois, on ne sait pas jouer tout seul parce qu’on a besoin que les grands et les adultes donnent sens au jeu, c’est normal. Il suit, il imite, il n’a aucun goût à jouer seul. Cela viendra avec toutes les activités que vous proposez, mais auxquelles les jouets se mêlent…

    Ces enfants ont bien de la chance d’avoir une maman passionnée!

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  • Question

    Question:

    Je souhaite vous solliciter, car je suis complètement perdu avec mon enfant (garçon) de 9 ans.

    En effet il a un vrai problème de mensonge.

    Il me ment sens cesse, même lorsqu’il est puni pour le mensonge

    J’ai été enfant et cela ne me choque pas le mensonge, parce qu’on a peur, pour éviter des taches ou pour éviter une punition.

    Il me ment même sur des simple questions.

    Sauf que je ne comprends pas car, je l’ai puni sévèrement, gentiment, durement, avec du dialogue que je pensais constructif mais rien n’y fait, il continue quand même, c’est plus fort que lui !

    Alors que je suis allergique aux mensonges, je ne le supporte pas.

    Je suis complètement désespérée et je n’ai plus confiance en mon fils. J’ai peur pour son avenir.

    Pouvez vous me donner des conseils s’il vous plait ?

    Réponse

    Réponse:

    Vous allez surement le comprendre car on sent votre coeur de mère très disponible à votre fils.

    Il y a un paradoxe illogique dans votre approche de son comportement: vous dites savoir que l’on ment par peur des punitions, et quand il ment, vous le punissez. C’est alimenter encore et encore le mensonge.

    Essayez déjà de lui dire quelques phrases clés:

    Au lieu de “tu sais que tu me mens!”, dire avec bienveillance: “Si tu as envie de dire comme çà…”

    Au lieu de dire: “J’ai honte d’avoir un fils menteur”, dire: “cela m’étonne que tu dises cela, car je sais que tu n’es pas menteur”

    Cessez de vouloir lui mettre la réalité en face pour des choses vénielles, essayez plutôt de retrouver du bonheur à être avec lui pour des actions communes. ne l’humiliez pas. N’hésitez pas à vous faire aider par un psychologue en guidance parentale, par ex au CMPP lié à votre école, qui vous aidera à mieux vous comprendre l’un-l’autre.

    Il est à un âge où cette habitude peut passer. 

    //
  • Question

    Je viens de lire et surtout /regarder /avec grand intérêt votre livre “*les dessins d’enfants vous parlent*”. J’ai été sensible à votre regard sur les productions enfantines. Il se dégage de votre introduction et des commentaires qui accompagnent chaque dessin, un profond respect pour l’enfant et pour ses dessins qui bien souvent n’intéressent les parents que lorsqu’ils les trouvent à leur goût autrement dit quand ils répondent à des critères esthétiques qui n’appartiennent qu’à eux (et qui bien souvent sont à la mode !).

    Je vous rejoints tout à fait lorsque vous attirez notre attention sur l’importance de laisser l’enfant dessiner, sans intervenir, sans juger, sans chercher à rectifier, corriger, pour rendre le dessin plus présentable.

    Une remarque personnelle : vous dites en fin d’introduction qu'”un enfant dessine toujours pour quelqu’un”. Je suis absolument persuadée de cela et je pense pouvoir dire que tout artiste crée pour quelqu’un. Un plasticien avec qui je m’entretenais un jour me confia qu’il avait eu cette révélation après 40 ans de peinture, et qu’après avoir su pour qui il peignait, il avait compris bien des choses sur son art et celui-ci s’en était trouvé, par la suite, sensiblement modifié.

    Réponse

    Bien sûr, les parents sont heureux lorsque leur enfant leur offre un dession harmonieux, coloré et joyeux. Mais vous avez raison, il ne faut pas déchirer ceux qui vous dérangent, par leur étrangeté, leur pauvreté, leur noirceur ou leur agressivité. Montrez-les au médecin de l’enfant, c’est peut-être un signe d’appel sur un problème à résoudre pour lequel il pourra vous aider…

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