Vos Questions / Mes Réponses


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  • Enfants 4-6ans

  • Question
    Notre fils de 6 ans a beaucoup de mal avec notre autorité en ce moment. Comme il fallait lui répéter plusieurs fois les tâches que nous lui demandions, nous venons d’acheter il y a 3 jours un tableau avec des gommettes et chaque fois qu’il effectue bien une tâche, il colle une gommette dans la case correspondante (se laver les mains, bien se tenir à table, dire merci / s’il te plaît, s’habiller rapidement, se laver les dents). Nous lui avons expliqué qu’il aurait une récompense non matérielle au bout de 3 jours (la lecture d’une histoire qu’il aime, un jeu avec lui…). Ca l’a beaucoup motivé le premier jour, mais le lendemain, lors du lavage des mains, il a mis de l’eau partout par terre dans la salle de bain,il a fait coulé quasiment tout le dentifrice dans le lavabo. Nous ne lui avons pas accordé alors de coller la gommette et sa réaction a été d’aller faire pipi dans notre penderie, chose qu’il n’avait jamais fait auparavant. Faut-il arrêter d’utiliser le tableau (nous avons pensé que ça le mettait peut-être en compétition avec sa soeur, ce qui n’est pas du tout le but recherché) ?
    Réponse

    Votre fils sait très bien exprimer ses sentiments, oui, il était très en colère, parce que c’est trop de pression éducative! Arrêtez le tableau, diminuez les exigences, dites-lui que vous comprenez que c’était difficile et que vous l’aimez!

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  • Question

    Ma fille, Emma, a 4 ans et 3 mois, elle est en deuxième année de maternelle. Elle travaille très bien a l’école. Le “problème” avec Emma, c’est que depuis sa 1ère année de maternelle, elle refuse (je pense) d’être propre. J’ai vraiment tout essayé… Du coup elle n’est pas propre à l’école, mais pas tous les jours, même à la maison ou chez les grands parents ou chez nounou…, c’est pareil. C’est vraiment une source de stress, d’énervement… pour Emma, son père et moi. Ce que je fais maintenant quand on sort, je lui met une couche culotte, je la sens moins stressée avec (et moi aussi)

    Réponse

    Elle fait déjà tellement d’efforts pour être scolaire… Oui, il faut remettre une couche culotte, ne plus en parler et aller voir une psychologue qui va vous aider, par ex à la PMI.

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  • Question

    Ma fille de 4 ans est propre depuis ses 3 ans jour et nuit mais je m’inquiète car quand je lui crie dessus lorsqu’elle fais une bêtise elle se fait pipi dessus en pleurant, j’ai l’impression qu’elle fait ça car elle a peur mais est ce normal?

    Réponse

    Oui, il ne faut pas “lui crier dessus”, elle est trop sensible!

     

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  • Question

    Je suis très sensible à vos travaux. j’aimerais que vous me veniez en aide. J’ai un fils qui vient juste d’avoir 6 ans. Son père et moi spmmes séparés depuis 2ans et demi et son père vit en Algèrie sans contribuer à l’éducation de son fils toutefois son père appelle tous les 15jours mais mon fils refuse de lui parler il me dit qu’il est très en colère contre son père. Mon ex mari est un pervers narcissique et mon fils vivait dans une ambiance tendue de 9 mois à l’age de 2 ans et demi, c’est pour ce la que j’ai fait le choix de me séparer mon fils me voyait mahleureuse. Je suis une maman très attentive à l’attitude de mon fils peut être trop à mon avis. mon ex mari a eu toute une jeunesse dans la délinquance (vol etc..), et quand mon fils n’obéit pas et qu’il joue à la police et au voleur j’ai tout de suite peur qu’il devienne délinquant en grandissant, alors qu’à côté il est plein de qualités humaines que je lu reconnais et je lui ds que c’est un brave petit garçon. Dernièrement son instituteur me dit que mon fils bouge beaucoup quand il est assis et que quand il lu crie dessus mon fils sourit, c’est vrai qu’il a tendance à faire ça Que faire? J’ai expliqué à mon fils que dans le monde des grands cela pouvait être interprété comme un manque de respect. J’ai le sentiment que son instit a stigmatisé mon fils danss cette attitude et que mon fils en joue pour l’embêter, et que du coup je mets la pression à mon fils pour qu’il arrête de bouger. Son instit lui a dit qu’il ne devrait pas prendre exemple sur ses copains qui jouent à la police mais plutôt sur son copain victor qui lit et écrit, hors mon fils lit et écrit et est intéressé par plein de choses. Hier je n’en pouvait plus que j’ai mis une claque à mon fils (1ere depuis sa naissance) suite aux agacements répétés de son instit, j’ai l’impression que mon fils ne m’obéit pas quand je lui demande de cesser de bouger en classe. Que faire concernant l’attitude que je dois adopter face à mon fils quant à ce qui’il se passe en classe, et comment faire pour ne pas transposer mes peurs sur mon fils? merci à vous de m’aider

    Réponse

    Ce n’est pas à vous de gérer le comportement de votre fils en classe, laissez le maître s’en occuper. S’il vous en parle, remerciez-le de faire ce qu’il peut et dites-lui qu’il est très gentil à la maison. N’hésitez pas à consulter à la PMI, les équipes vous aideront. Arrêtez de lui mettre la pression avec son père et les mauvais garçons, vous avez un bon petit garçon.  La délinquance n’est pas héréditaire, mais si vous continuez de lui faire peur avec çà, il se croira obligé de jouer le rôle!

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  • Question
    Depuis 2 semaines, ma fille se réveille toutes les nuits en pleurant (hurlant) car elle a envie de faire pipi. Je ne sais plus quoi faire (compréhension, punition…) même la sieste est difficile, elle ne dort pas même si elle est épuisée, que je me fâche ou non. Elle va chercher des jouets, feutres, etc et fait des bêtises au lieu de se reposer. Elle rentre également dans une phase de ‘’mensonges’’ donc pour elle, elle ne fait rien de mal… Que me conseillez vous pour qu’elle puisse enfin passer de bonnes nuits et nous aussi ?
    Réponse

    Il n’y a pas de mensonges à cet âge, juste des affabulations dans lesquelles elles risquent d’autant plus de s’évader que vous êtes plus sévère. Je vous conseille de la comprendre, d’arrêter les siestes, de la laisser s’endormir prés de vous pour l’emmener ensuite dans sa chambre

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  • Question

    mon fils de 4ans et demi depuis quinze jours est devenu infernal , il n’obeit plus au consigne simple et acquise , repond et parlemente sur tout pour avoir le dernier mot , et quand il est mis au coin ou lorsque nous lui refusons quelques chose alors la colere explose , il hurle tape dans les murs celà peut durer un bon moment ….je me suis  renseignée a l’ecole pour savoir comment il etait en ce moment et apparement depuis quinze jours la maitresse doit le reprendre regulierement , il joue a la bagarre dans la cours (chose qu’il ne faisait pas il ya  15 jours)….. je dois preciser aussi que depuis environs 2 mois il n’est plus interessé par la sieste il en fait environ 1 sur 3… par contre la nuit il dort environ 11h. Je voudrais savoir qu’elle est la meilleur conduite a tenir , je ne sais plus comment le prendre , par la fermeté , par la communication ,par la sanction ….,?

    Réponse

    Punir ne fait que le désemparer encore plus. Il vous sent fatiguée et s’en veut. Il faudrait vous faire aider pour que l’un s’occupe du petit, l’autre du grand le + possible. Vous êtes dans une période normale de fatigue, à ces âges là, mais n’en veuillez pas à votre petit bonhomme!

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  • Question

    depuis quelques temps, ma fille de 6 ans a le besoin de me confier “les bêtises qu’elle a dans la tête”, qui sont de plus en plus des aveux d’autodestruction: par exemple, elle vient de me confier avoir régulièrement essayé de s’étrangler fort avec un foulard, ou encore de se coincer intentionnellement les doigts dans le tiroir de son bureau à l’école. Autre point: elle a des accès de maniaquerie, elle se lave les mains frénétiquement à longueur de journée, si bien que la peau de ses mains est irritée. Je sais que la naissance de son frère et notre déménagement qui ont eu lieu coup sur coup il y a maintenant 1 an ont certainement joué, mais compte tenu des proportions que les choses prennent, je crains que ce soit plus grave que cela. Pour info, elle me parle souvent d’un camarade de classe qui s’amuse à l’embêter. Il faut également savoir qu’elle est en avance sur le plan scolaire, le diagnostique de la précocité n’a pas été officiellement posé, mais ses différentes maîtresses ont évoqué cette possibilité. Merci d’avance pour vos lumières, j’ai vraiment besoin d’aide.

    Réponse

    Déjà, lui dire que ce ne sont pas des “bêtises” mais de graves soucis qu’elle exprime ainsi et qu’elle veut évacuer. Et voir une psychologue ou un pédopsychiatre qui pourra l’aider à mettre de l’ordre dans ses émotions

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  • Question

    Notre petit de 4 ans vient d’être diagnostiqué precoce à 143 homogène.nous sommes inquiets car il a des réactions agressives,il nous tape,il bouscule les camarades, veut jouer avec d’autres mais si prend mal en étant toujours brusque,une grande fatigue l’habite et empire ses réactions.avec son père nous ne sommes pas daccord sur les réactions à avoir,lui pense que de donner une fessée,tirer l’oreille,bref faire un peu mal le calme,les punitions n’ont pas l’air de fonctionner,je suis perdue sur ce que nous devons faire sachant que les tensions dans notre couple sont visibles et que Gaël manque de confiance en lui. Nos désaccords entre parents nous amènent à envisager une séparation et notre petit doit bien le ressentir.

    Réponse
    Une séparation ne règlera pas vos désaccords éducatifs, au contraire: une semaine comme çà, une semaine à 180°, c’est pire! Bie sûr, il faut de la patience et de la cohérence pour donner de la sérénité à l’enfant, pourquoi ne demandez-vous pas des conseils pour les 2 parents à la psychologue qui a fait le test? cela aidera le papa comme vous!
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  • Question

    Je suis maman d’un petit garçon de presque 5 ans, et je me permets de vous écrire car j’apprécie tout particulièrement la bienveillance des réponses que vous donnez aux parents en demande d’aide, tout en prônant le respect de l’enfant.
    Mon fils est propre de jour depuis ses 3 ans et de nuit depuis ses 4 ans. Il se trouve que par périodes, il lui arrive de refaire pipi dans sa culotte, en journée. J’ai remarqué qu’à chaque fois qu’un tel accident arrive, c’est en plein jeu ou après une grosse crise de rires (ou de larmes…). Parfois, ça peut lui arriver 3 ou 4 fois dans une journée !!
    Puis par la suite, il se passe plusieurs semaines sans que cela n’ait lieu !!
    Je pense qu’il “s’oublie”… car la nuit il n’a absolument pas ce problème.

    Quelle devrait être ma réaction dans cette situation ? J’essaie de l’encourager à aller aux toilettes plus souvent, il refuse, dit qu’il n’a pas envie/besoin… Si je hausse le ton, je le sens alors très déçu de lui et honteux…

    Ce problème pourrait-il malgré tout relever d’une pathologie médicale ?

    Réponse

    Votre médecin peut vérifier qu’il n’a pas d’infection urinaire. mais c’est le + souvent physiologique à cet âge, où la vessie est souvent très impérieuse… Demandez-lui d’aller faire pipi avant de jouer: “c’est justement quand on n’a pas envie qu’il faut faire sinon çà débride”. Ne pas le gronder!

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  • Question

    Je vous écris car je suis désemparée. J’ ai une petite fille de bientôt 4 ans qui est très mature. Elle a su parler tôt en employant un vocabulaire adapté. Ses réactions au monde qui l’ entoure ressemblent plus à celle d’une petite fille de  7/8 ans. Elle adore l’ école, y a beaucoup de copains et copines avec de très bons “résultats” (malgré un début de 1ère année “difficile” où elle est restée mutique face à la maîtresse pendant plusieurs mois.) Elle est réfléchie sur beaucoup de sujets mais parfois sans savoir pourquoi elle est intolérante à la frustration, comme beaucoup d’ enfants de son âge d’ accord mais réellement elle “pète les plombs” . Pour pallier aux réactions trop violentes de sa part (cris stridents insupportables, vilains gestes mimant le fait de nous taper son père et moi) nous avons beaucoup discuté avec elle et elle a vraiment fait des efforts de ce côté là. Mais 2 choses posent réellement problème:
    – elle refuse de faire ses selles aux toilettes et demande systématiquement la couche.. nous n’ insistons plus mais elle va avoir 4 ans dans 3 mois et cette situation ne nous semble pas normale.
    – elle est souvent exécrable avec son père et ce depuis toute petite. Elle fait des efforts c’ est vrai mais a tout de même mis une claque sur le visage de son père ce matin…. elle a été punie (après l’ avoir prévenue plusieurs fois de la punition qui allait tomber nous l’ avons mise en place: pas de déguisement pour aller à l’ école ce matin pour le carnaval, le déguisement est un symbole de fête nous ne pouvions pas faire comme si rien ne c’ était passé, ce n’ était pas du tout la fête ce matin…). Elle a mis en place une stratégie de défense me disant qu’elle ferait semblant d’ être déguisée et oui c’ est beau d’ avoir de l’ imagination… bien qu’ elle ait fait beaucoup moins la maline en arrivant à l’ école. J’ avoue que ça a été dur pour moi aussi… elle m’ a dit aussi qu’elle allait partir de la maison mais en souriant. Un exemple qui montre l’ aplomb ou l’ impertinence de notre fille.
    Ce qui me fait mal c’ est son attitude vis à vis de son père. Elle est parfois adorable avec lui et parfois très très dure. Elle lui a déjà dit en hurlant, plein de haine dans les yeux qu’ elle ne voulait plus jamais le voir! C’ est très dur je ne comprends pas pourquoi. Il est présent, attentif, attentionné et sait parfaitement fixer les limites. Il n’ est pas plus ou moins présent que moi à la maison. Elle ne s’ est jamais permis de méchancetés vis à vis de moi. Au contraire elle est très fusionnelle, son amour pour moi est je trouve encore très “bestiale, viscérale”.
    Nous avons tout tenté, montrer que nous ne sommes pas touchés, lui imposer de dire bonjour à son père ou qu’il s’ occupe d’ elle, les explications… rien y fait malgré une amélioration.
    Que faire?

    Réponse

    Les enfants précoces sont à la fois passionnants mais tellement sensibles! Elle en veut surement à son père d’être aussi votre amoureux, elle doit être bien plus gentille quand elle est seule avec lui. Il faudrait que vous vous répartissiez les moments avec papa ou avec maman, pas en trio, quand c’est possible. Ne la forcez pas à dire bonjour ou autre démonstration avec son père car elle préfère la distance qui lui est nécessaire pour régler son Oedipe. Vous irez peut-être besoin qu’une psychologue l’aide à trouver sa juste place…

     

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  • Question

    Un second message concerne cette fois notre fille de 4 ans.

    Très active depuis son plus jeune âge, elle a toujours aimé sortir, se promener mais depuis quelques semaines, elle refuse de s’habiller et reste en pyjama toute la joournée le week end.

    Nous avons eu des moments difficiles car elle répète très souvent qu’elle ne veut pas aller à l’école le matin et traine pour tout: se lever, choisir ses vêtements, se préparer… et elle pleure fréquemment, dit qu’elle a mal au ventre ou qu’elle a mal dormi. La veille déjà, elle demande si elle a école le lendemain!

    Récemment, j’ai passé une journée avec l’aîné qui réclamait un peu plus mon attention et depuis c’est encore pire avec elle.

    Un matin,j’ai dû la mettre de force dans la voiture sans chaussures, sans veste et sans bonnet en plein hiver!

    J’ai l’impression qu’elle s’oppose à tout ce que je veux et à côté de ça, elle ne veut pas que son père s’occupe d’elle ni la couche, elle pleure en me réclamant. C’est totalement déroutant!

    Elle a refusé d’aller à un anniversaire alors que j’avais posé un après midi de congé pour l’accompagner.

    Je n’y comprends plus rien… d’un côté, elle semble avoir du mal à se séparer de moi et de l’autre, elle m’en fait voir de toutes les couleurs.

    Que puis-je faire pour que nos relations soient plus apaisées?

    Réponse

    Il semble qu’elle ait en effet du mal à se séparer de vous parce qu’elle a une phobie de l’école? Et elle vous en veut donc quand vous êtes ensemble, elle vous exprime sa colère de ne pas être comprise. Si elle est en petite section et si vous le pouvez, essayez de la reprendre à midi, c’est peut-être la cantine qui pose problème? Ou la récréation? Ou les toilettes?

     

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  • Question
    Fratrie de 4 enfants, d’un 1er mariage j’ai 2 filles de 21ans 20 ans d’une seconde union une fille 7ans et mon petit garçon tant attendu par moi, dès que j’ai su que j’attendais un garçon j’étais sur de ne pas la garder (mort)  je l’ai donc surcouvé vers ses 14 mois trop fatiguée je l’ai mis des demi journée en crèche (il hurlait pour ne pas y aller), je ne le mettais plus à ses 2 ans. Il est devenu difficile, il fait des colères voir agressif par moment. Il est toujours inquiet bien que je le rassure tout le temps, il n’est pas tranquille quand je ne suis pas là, et pleure d’angoisse (je ne part d’ailleurs plus sans lui). Il est en constante dispute avec sa soeur de 7 ans, il se sent inférieur intellectuellement, il veut être plus grand et pas le dernier.
    Je lui explique que je n’ai plus de bébé, qu’il grandit et souvent il est content quand je le lui rappelle, depuis 1 semaine il me dit qu ‘il veux mourir, quand je lui demande pq il me dis  “qu’il est un bon à rien” ou quand je le gronde il me dit que ses parce que je ne l aime pas ou qu il ma fait mal au coeur.  Il a tendance a taper a l’école et provoquer les autres, cet un garçon très gentil un coeur en or, je sens qu il souffre et je me sent tellement impuissante. Que faire?? je suis allez voir une psychologue qui me dis en gros que je ne met pas assez de limite….svp aider moi (quand il a eu 4 mois j’ai été operée du coeur et encore il y a un ans…peut être un effet je ne sais pas.
    Réponse

    Vous savez déjà analyser bien la situation et c’est normal que vous n’ayez pas la solution! Même si la psychologue vous a contrariée en disant que vous ne mettez pas de limites car, en effet, vous n’avez pas envie d’ajouter de la peine à votre enfant, vous pouvez continuer le travail avec elle: elle cherchera à évacuer les inquiétudes que l’enfant absorbe, il doit s’inquiéter pour vous, a peur de vous perdre.

     

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  • Question

    Je suis maman de 2 garcons âgés de 4 ans et demi et de 2 ans et demi. Mon aîné a commencé à être propre deux mois avant l’arrivé de son petit frère et depuis sa naissance c’est la catastrophe. Il y a des périodes ou ca va et d’autre non. j’en ai parlé au pédiatre qu’il me dit que mon fils le fait exprès pour m’embeter et qu’il faut faire celle qui s’en fiche mais ca va faire presque 3 ans que  c’est comme ca et je n’en peux plus. Pour courronner le tout mon deuxième a été propre en juillet dernier mais malheureusement nous avons eu un accident de voiture le 5 octobre dernier et depuis lui aussi fait pipi culotte.

    Réponse

    C’est en effet votre impatience et exigence qui font l’effet inverse et inhibent vos enfants. Pour le petit, remettez les couches toute la journée et attendez l’été; pour le grand, s’il ne fait pas pipi dans sa culotte à l’école et si l’on ne vous en fait pas réflexion, remettez des couches à la maison et attendez l’été. Si vous ne vous en sortez pas, reparlez-en à son pédiatre.

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  • Question
    Je suis assistante maternelle et désemparée face à une situation qui me parait compliquée. Je garde un garçon de 4 ans 1/2 scolarisé avec ma fille du même âge. Ce garçon a eu une réaction  brutale avec ma fille lorsqu’ elle a refusé de lui dire au revoir il la fait tombé et s’est couché sur elle en l’embrassant de force, cela s’est passé il y a quelque temps déjà, aujourd’hui je l’ai surpris en train de toucher le sexe de ma fille (habillée) allongée au sol il lui disait “accouche”, il m’a expliqué qu’ils jouaient “au bébé”. Dans un premier temps j’ai grondé ce petit garçon, lui disant qu’il était interdit d’avoir ces gestes. Puis dit à ma fille de ne jamais se laissé toucher le sexe par qui que ce soit. Est ce normal pour un petit garçon d ‘avoir de tels jeux ?
    Comment dois je faire face aux parents qui sont très laxistes et qui ne réagissent pas lorsque je leur signale un problème avec leurs enfants car je garde également la soeur âgéé de 2 ans qui tape et crache sur les autres enfants.
    Réponse

    Vous avez très bien réagi. Je pense que vous pourriez être aidée auprès des parents par la psychologue de la PMI ou par l’équipe du RAM?

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  • Question

    Mon fils de 6ans refuse de faire pipi a l école. Donc de 8h du matin (heure ou il fait pipi a la maison) jusqu’à 17h , heure d arrivee de l ecole, mon fils n a plus urine.Quand on le questionne, il dit”mon pipi ne veut pas passer”, ou bien” les toilettes sont sales, il y a des araignees”,”j arrive pas a ouvrir le bouton”,”je veux pas fermer la porte a clef”.On lui a mis une ceinture pour eviter de fermer le bouton du pantalon et on a eu une discussion son pere et moi avec notre fils ….Pas de changement.Donc j ai vu a 2 reprises sa maitresse , mais pas de probleme avec ses camarades .Elle va le faire aller aux toilettes avant la recréation….Ma question est pourquoi se retient il toute une journee ? Pensez vous que je dois m’inquieter?

    Réponse

    Je suppose qu’à la maison, il ne se retient pas? Avez-vous demandé à l’accompagner aux toilettes pour voir comment c’est? Il a suffi qu’un enfant l’ait poussé, enfermé, pour qu’il se retienne… Il saura peut-être vous raconter en allant avec lui.

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  • Question

    Ma petite fille va bientôt avoir 5 ans et elle refuse catégoriquement de dormir sans couche la nuit. Elle ne veut pas du tout essayer, me disant qu’elle a peur de faire pipi dans son lit, alors que son père et moi ne cessons de répéter que ce ne serait pas grave, que c’est comme cela qu’on apprend (et qu’elle a fait la sieste des dizaines de fois sans couche et sans se faire pipi dessus). J’ai l’impression que cette couche, c’est comme un doudou ou une tétine. Je trouve cela embêtant car elle commence à dormir chez une copine de temps en temps. De plus, elle a une petite soeur de 2 ans 1/2 qui sera bientôt dans la phase de l’apprentissage de la propreté, je ne veux pas que ça la bloque par mimétisme ! (car elle veut tout faire comme sa grande soeur). Que faire pour la propreté nocturne? Pouvons nous l’obliger comme pour la propreté diurne? Mon intime conviction est que c’est ça qu’il faut faire, que ce serait lui rendre service. Ma mère est d’accord, mais pas mon mari !! Qu’en pensez vous ?

    Réponse

    Vous décrivez une “énurésie (pipi au lit) primaire (elle n’a pas été spontanément propre la nuit 6 mois d’affilée) isolée (sans infection urinaire) qu’on appelle donc EPI: elle est due à une immaturité du sommeil, trop profond à cet âge. La maturation dépend des enfants. En voulant la forcer, vous la culpabilisez mais elle n’a pas la solution, elle dort “trop fort” (quand on le leur dit, ils comprennent et cela les soulage!). Il faut juste en reparler à son médecin 2 fois/an.

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  • Question
    Depuis deux semaines, la maitresse de ma fille qui va bientot avoir 5 ans me dit que depuis 15 jours elle a du retard dans son travail et qu’elle bavarde beaucoup. Hier elle a lancé du sable sur un copain et joué avec l’eau. Elle est en GS. J’aimerais savoir comment moi je dois réagir lorsqu’elle rentre de l’école. Dois je la punir ? J’aimerais qu’elle s’intéresse plus à l’école. Jusqu’aux vacances de la Toussaint, tout se passait bien mais depuis cela ne va pas. Je m’inquiète. Je voudrais savoir comment l’aider ?
    Réponse

    On dirait qu’elle est en colère pour quelque chose, alors que tout allait bien avant et que tout va bien à la maison? Dites-lui qu’elle est une très gentille petite fille et qu’elle doit être énervée par quelque chose? Si cela ne se calme pas, demandez RV avec la psychologue attachée à l’école?

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  • Question

    je rencontre un problème sur ma fille de 4 ans, au niveau de la propreté, elle avait commencé à être propre vers ses 2 ans, quelque chose s’est passé mais quoi? on ne sait pas, s’est elle fait peur lors d’une expulsion de selle, est-ce l’arrivée de son petit frère, peut-être plusieurs choses, je l’ignore…. Avis du médecin et pédiatre: rien d’anormal au niveau médical. Des laxatifs lui ont été prescrits, et traitement homéopatique aussi.

    Ma fille fait ses selles dans sa culotte, se retient, et ne veut pas du tout faire au pot ou bien aux toilettes. La nuit, elle ne veut pas quitter sa couche. Que faire? je ne sais plus.

    Son petit frère de 2 ans et demi, lui, est propre depuis pas mal de temps.

    Ma fille me dit qu’elle veut rester petite (pour attirer l’attention je pense). Cela commence à poser problème à l’école.

    Que faire? qu’avez vous à me conseiller.

    merci encore je ne sais plus quoi faire ni quoi lui dire.

    Réponse

    Cela ne devrait pas poser de pb à l’école si vous acceptez qu’une enfant puisse faire dans le pot, aux WC ou dans sa couche, dès lors qu’elle ne fait pas dans sa culotte. Donc dites-lui: “on a le droit de préférer faire dans sa couche, je te la mettrai quand tu sortiras de l’école”. Lisez les échanges sur mon site, et mon livre “Mon bébé devient propre ».

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  • Question

    Je vous écris car cela fait un an que notre petite fille nous mène la vie dure : début d’école maternelle difficile, puis arrivée d’une petite soeur. Elle nous a dit, après de multiples colères, qu’elle était triste d’avoir une petite soeur et ne comprenait pas qu’on veuille “changer de bébé”. Nous sommes allés voir une psychologue et cela allait mieux, mais avec cette rentrée scolaire, cela devient encore pire : sa grand-mère vient la chercher à l’école et cela engendre de très fortes colères avec violence physique (frappe et griffe) et quand sa mamie donne le biberon à sa petite soeur de cinq mois, c’est l’explosion. Nous avons essayé de lui expliquer que sa place n’a pas changé, nous avons des moments rien qu’avec elle, mais elle hurle quand nous rentrons le soir, finit par obéir mais en jouant avec nos nerfs. Avec sa soeur en revanche, elle est adorable. Nous pratiquons le “time-out” et ne lui donnons aucune fessée. Et le matin, elle est gaie sur le chemin de l’école mais se renferme une fois franchie la porte de la classe et veut rester avec la personne qui l’emmène (son papa ou moi). Elle dit qu’il y a trop de bruit en classe.

    Réponse

    Le plus efficace serait de partager ses émotions: “c’est vrai! C’est énervant d’avoir un bébé qui se fait porter, nourrir, changer, reste à la maison! Alors que nous, il faut qu’on soit grand, qu’on parle, qu’on marche, qu’on obéisse! Mails alors, le bébé, il se fait pipi dessus, il ne sait pas parler, pas marcher, il n’a pas de copains pour jouer, il ne sait pas taper dans un ballon! Toi, tu as appris tout çà! On est si fier de tout ce que tu sais faire. Bon, en attendant… il faut bien la porter puis qu’elle ne sait rien faire! C’est énervant! Pour elle aussi, la pauvre! On va lui apprendre, elle a de la chance d’avoir une grande soeur comme toi!”

    Le 15 sept. 2014 à 21:35, emilie.choffat@free.fr a écrit :

    Bonjour Madame,

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  • Question

    Moi mon fils grinpe partout m ecoute pas du tout et quand je le puni dort par ca fenetre frappe ca porte me frappe et ca soeur aussi! Svez vous des conseil je sais plus quoi faire! Me ci je le punie ou lui parle il veut meme pas m ecouter! J essaie de lui espliquer sans succes! :-( merci

    Réponse

    Plus vous allez crier et punir, plus il va vouloir se confronter à vous. Il faut se demander si ce comportement est le même à l’école où les professeurs se seraient plaints, ou juste à la maison. Vous avez besoin de l’aide d’une psychologue: demandez à la PMI, au centre aéré… pour comprendre ce qui met ainsi votre fils dans l’idée de transgresser vos attentes. Et alors, vous aurez des solutions et un soutien.

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  • Question

    Mon fils de 4 ans est un petit garçon très éveillé et assez timide. Il a toujours bien dormi les nuits à l’exception des périodes des 9 mois et 18 mois lorsque j’attendais sa petite soeur mais ces problèmes de sommeil ont été réglés. Il y a un an, alors que sa soeur avait 9 mois, il n’a subitement plus voulu s’endormir seul dans sa chambre. Nous avons pensé avec mon mari que cela n’allait pas durer et avons décidé de rester sur le fauteuil mais sa peur n’a cessé d’augmenter et nous avons installé, sur les conseils de mon médecin, un matelas à côté de notre lit, ce qui l’a rassuré dans un premier temps et nous a permis de dormir. Il est rentré en petite section de maternelle progressivement à la demi-journée car j’ai pris un congé parental. Alors qu’il était rassuré dans notre chambre, il s’est mis à avoir peur même à coté de nous. Nous avons essayé de le maintenir dans sa chambre, en vain, et avons fini par décider de le forcer à s’endormir dans son lit : depuis le début de l’année, mon mari ou moi restons sur le fauteuil à tour de rôle pour qu’il s’endorme. Les nuits où il se réveille, l’un de nous s’installe à côté de lui sur un matelas pour l’habituer à nouveau à son lit. Pouvez-vous nous donner un conseil car nous sommes épuisés de nous lever plusieurs fois par nuit. Nous avons remarqué que si notre fils fait la sieste l’après-midi et quelle que soit l’heure, il n’arrive pas à s’endormir seul, a peur, dort d’un sommeil léger et se réveille plusieurs fois par nuit. Que faire ? Pouvez-vous nous donner quelques conseils ?

    Réponse

    Vous l’avez bien accompagné en suivant les conseils de votre médecin, sans le laisser avoir peur. Pour avancer, déjà, vous devriez essayer de supprimer la sieste, en l’occupant le + possible. A cet âge, il est normal de ne plus avoir besoin de tant de sommeil… Profitez des vacances pour voir à quelle h il se réveille quand il n’y a pas d’impératif: vous pourrez calculer sur plusieurs jours ses besoins de sommeil réels. Alors, en sachant à quelle h il doit se lever quand il va à l’école, vous saurez à quelle h il devrait s’endormir pour ne pas être fatigué. La technique de mettre un lit d’appoint dans sa chambre serait moins fatigante que le fauteuil. Et si vraiment, cela ne passe pas, vous pouvez consulter une psychologue qui l’aidera à chasser ses peurs…

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  • Question

    Ma fille a 5 et demi je viens de m’apercevoir qu’elle se frotte entre les jambes. Elle disait qu’elle se retient de faire pipi après j’ai compris que c’etait pas que ça. Elle m’a répondu que c’etait dans sa tête que sa cloche. Je lui ai dit que c’etait mal. Et gronder mais devant l’incomprehension de ma fille je lui et dit qu’on irai voir Pédiatre mais c’est un homme. Que dois-je faire ? Comment expliquer la sexualité ? où comment on fait les bébés ? Merci de bien vouloir m’aider.

    Réponse

    Ce n’est pas “mal”, c’est “intime”, sa “vie privée”: “tu vas dans ta chambre quand tu veux faire cela, çà ne se fait pas devant les autres personnes”. Mais si elle vous dit elle-même qu’il y a quelque chose “qui cloche dans sa tête”, il faut aller faire le point avec une psychologue femme en effet, qui l’aidera à mettre des mots plutôt que ce geste sur ses émotions.

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  • Question

    Mon fil a 4ans .il prend toujour le lait 3eme age Dans le buberon refuse categoriquement la nourriture et ne parle pas .il parvient a repeté tout ce qu ‘on lui dit vais .il ne peu pas formé de phrase . Merci de m’aider

    Réponse

    Des 2 problèmes que vous soulevez, celui de l’alimentation est à régler plus tard, le lait dans le biberon, c’est nourrissant.
    Par contre le fait qu’il ne parle pas à 4 ans doit être clarifié dans sa cause par un bilan avec une psychologue et une orthophoniste.

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  • Question

    Je vous écris de nouveau au sujet de ma fille, 4 ans et demi. J’ai suivi votre méthode de la propreté à la couche. Après 8 mois de pipi dans la couche qu’elle utilisait comme des toilettes, elle a fini par faire pipi dans le pot, puis les toilettes, à plus de 3 ans et demi – je précise que c’est parce que nous l’y avons contrainte un jour où elle avait très envie de faire pipi, le désir de faire dans le pot n’est pas venu d’elle. Elle était d’ailleurs très fière d’y être arrivée.
    Un an plus tard, elle continue de faire caca dans sa couche, nous avons obtenu qu’elle s’asseoit quand même sur les WC. Sur les conseils de sa pédiatre, nous sommes allés voir une psychothérapeute, toutes les semaines pendant 3 mois. Celle-ci a conclu au bout de 10 séances qu’elles s’étaient tout dit, et que maintenant c’est nous qui savions ce que nous devions faire pour notre fille, et qu’elles n’avaient plus besoin de se voir.Le problème, c’est que lorsqu’on insiste, elle se retient des jours durant (jusqu’à 10 jours), se constipe, et fait de microselles dans sa culotte plusieurs fois par jour. On tombe alors dans un rapport de force, qui m’est intolérable. Je suis convaincue qu’il n’y a plus aucune peur des WC maintenant: elle s’asseoit sur les toilettes, fait caca assise sur les WC avec sa couche. Dès qu’on tolère qu’elle remette sa couche après plusieurs jours, elle s’asseoit sur les WC avec sa couche et fait immédiatement. Elle a DECIDE qu’elle ne ferait pas caca aux toilettes sans sa couche. Avez-vous déjà rencontré une situation similaire avec l’un de vos petits patients??

    Réponse

    Oui, c’est fréquent. Elle est propre, puisqu’elle sait se retenir et faire aux WC. Qu’est-ce que çà peut faire, ce besoin de couche? Aucun enfant ne fait caca à l’école. A la maison, elle ne passe pas le cap parce qu’elle sent trop votre angoisse du futur, même si vous essayez de ne pas le dire. Mettez une pile de couches au WC et laissez-la faire, c’est son intimité. Cela ne regarde pas les grands-ârents ni les amis, chacun s avis privée, on ne va pas voir aux WC ce que eux y font! Cela passe toujours, d’autant plus tôt qu’on la laisse gérer. Je pense qu’elle aura besoin de se confier quand même de temps à temps à la psychologue pour ne pas trop culpabiliser…

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  • Question

    J’ai beaucoup aimé la lecture de votre livre “L’autorité sans fessée” qui m’a beaucoup aidé dans l’éducation de mon fils de 4 ans. Seulement, avec l’arrivée de sa petite sœur, il y a un an et la rentrée à l’école, mon garçon est encore plus rêveur qu’avant. Même la maitresse s’en est vite rendue compte, disant de lui qu’il était “déroutant”. En classe, très réservé et timide. En récréation, chahuteur et bagarreur (un peu moins maintenant). A la maison, je dois être constamment derrière lui et pour tout. Fatiguée et plus patiente du tout, j’ai oublié vos conseils sur le time-out faisant l’inverse. Cela à empiré les choses. Mon manque de patience à débuté par une attitude usante pour moi, il parle dans son lit depuis longtemps, très fort et parfois tard. Cela est moins souvent maintenant, mais à une époque, cela me rendait dingue car mon compagnon ne voulait pas que j’intervienne et cela m’empêchait même de m’endormir. Cela à créé une frustration chez moi qui m’a fait perdre patience. Je reprends confiance mais me sens bien seule face à mon petit garçon qui est très sensible. Depuis peu, je vois moins de gens car je n’arrive pas à gérer tout le monde, entre les personnes présentes et la demande de mon petit qui veut qu’on lui parle, qui ne gère pas de prêter ses jouets et qui est maladroit pour prendre contact avec les copains ( il est assez brusque dans ses gestes et ne s’arrête pas quand on lui dit stop). Sa maitresse se demande si il a du mal à comprendre les consignes ou si c’est autre chose. Maintenant, il ne veut plus dire bonjour à mes amis, ni au revoir et n’ose même plus regarder sa maitresse et l’écoute moins qu’avant. J’ai l’impression qu’il a vraiment pas confiance en lui et se plonge dans une bulle. (je m’étais fait une bulle petite aussi, car je suis trés timide) Cela commence à vraiment me dépasser. Même la maitresse commence à baisser les bras. Il faut dire que son père est régulièrement en déplacement et fait de son mieux quand il est à la maison. Qu’en pensez-vous?
    Merci pour votre temps pris à lire ce mail et pour vos combats.

    Réponse

    Oui, ce petit a un comportement qui mérite absolument un bilan avec une psychologue et quelques séances pour lui apprendre à mieux communiquer avec les autres sans attaquer, se dérober ni les envahir. Sinon, vous allez mal répondre, il va se faire une réputation négative et cela peut devenir plus difficile à résoudre…

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  • Question

    Mon fils de 4 ans est le 4ème d’une fratrie de 5 enfants et depuis quelques temps, il est extrêmement agité, poussant des cris, montrant ses fesses comme certains copains d’école, et depuis quelques jours il fait caca et pipi spontanément dans le jardin, 2 fois pipi, sur sa couette puis son duvet et ce matin pipi dans son bac à jouer, prétextant chaque fois qu’il n’a pas eu le temps d’aller aux toilettes. Nous avons d’abord pensé qu’il y avait un problème à l’école puisqu’il revenait très agité et parfois griffé sur le visage, nous disant que c’était untel, en avons parlé à la maitresse, qui a “surveillé” quelques jours, puis il est revenu aussi avec des gros mots et des drôles de choses, comme montrer ses fesses…Nous avons vu le fameux untel faire pareil, bref nous sommes inquiets et ne reconnaissons plus notre fils.
    Cela ne viendrait-il pas également d’un problème de de “jalousie” envers sa petite soeur d’un an et demi? Que devons nous faire? ce midi je lui ai fait nettoyer son bac plein de pipi…est-ce mal?, il pleurait…
    merci de votre aide!

    Réponse

    Oui, çà ne sert à rien de l’humilier en plus! Il s’est surement passé quelque chose, seule une psychologue peut trouver ce qui le met aussi mal… Il faut absolument consulter.

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  • Question

    Je suis actuellement en train de lire votre livre “l’autorité sans fessées”, il est formidable, répond à beaucoup de mes questions.
    Cependant, j’ai une toute petite incompréhension, lorsque vous parlez du “time out”, je suis d’accord avec le fait d’appliquer le “chacun chez soi” mais comment appliquer ce principe sans pour autant que l’enfant se demande “qui suis-je? personne” comme vous en faites allusion p.56.

    Réponse

    Je suis heureuse que la lecture de mon livre vous soit utile. Merci de cette question qui me permet une éclairage important:
    – si l’exclusion se fait dans la violence et le déni de l’enfant (“j’en ai assez! Je ne veux plus te voir! Disparaît dans ta chambre!” en effet, c’est très angoissant pour l’enfant.
    – le “time-out”, c’est chacun chez soi: “Maman – ou Papa – est fatigué, toi aussi: tu fais des bêtises, nous allons nous reposer, toi dans ta chambre, avec tes joutes et tes doudous; et moi dans la mienne avec mes journaux. Je reviendrai te voir quand je serai moins fatiguée”.
    Ainsi, ce n’est pas un rejet ni une punition, mais un moment pour recharger les batteries. Et l’enfant comprend que son parent n’est pas inépuisable.Tout simplement.

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  • Question

    Je suis la maman d’une petite fille de 4 ans 1/2, scolarisée en moyenne section de maternelle, que j’élève avec son Papa, mais sans frère ni sœur. Elle est une petite fille plutôt sage, sociable qui s’intègre bien à l’école, au centre de loisirs (retour des maîtresses, Atsem, animatrice).
    Cependant, j’ai remarqué une difficulté à jouer avec des enfants (et surtout des filles) de son âge. Il me semblait avoir noté une amélioration mais si réelle, elle a été brève. Il est vrai que ma sœur ayant 2 garçons (12 et 15 ans), qu’elle voit beaucoup et ce dès sa naissance car sommes voisins elle les adore et de fait je pense elle a très vite toujours été attiré par des garçons plus grands, délaissant la compagnie d’enfants de son âge (et surtout des filles). Bref ces constats, partagés par mon mari, me désolent et je m’inquiète pour l’avenir à moyen terme, je me dis qu’elle devrait tisser des liens avec des filles de son âge pour ensuite s’intégrer plus facilement l’an prochain en grande section puis en CP.
    De plus, ce mois de février sa maîtresse a noté sur une évaluation “qu’elle est à l’écoute, appliquée dans son travail mais qu’elle a des difficultés à rentrer dans les activités proposées (notamment en motricité)”. J’en ai parlé à ma fille, elle me dit que c’est parce que la journée est longue sans Papa et Maman et qu’elle s’ennuie.
    Qu’en pensez-vous ? Comment remédier à cette situation ?
    Vous remerciant sincèrement pour l’attention que vous porterez à ma demande et la réponse que vous pourriez y apporter.

    Réponse

    Les enfants uniques, toujours respectés par leurs parents, ou des cousins grands et bienveillants, ont en effet une impression d’ennui à l’école car il y a moins de communication par le langage; et plus par les pieds qui courent ou les mains qui poussent. Votre fille aura un profil d’intellectuelle, c’est une chance pour elle. Mais si on considère son avance comme un manque d’adaptation à la jungle de la récréation, elle va finir par penser que ses parents ne la trouvent pas normale et décrocher! Dites-lui que vous la comprenez, et elle trouvera, garçon ou fille, un enfant aussi subtile qu’elle!

    //
  • Question

    Ma fille a 4 ans et demi et je suis séparée de son papa physiquement depuis 4 mois environ.
    Nous avons été contraint de vendre la maison que nous avions construit 1 an auparavant et habitons chacun dans un appartement avec le principe de la résidence alternée. Depuis 2 mois env notre fille se retient de faire caca, elle se cache dans un coin. Au début elle était constipée mais avec un régime adapté et du Forlax, ses selles se sont ramollies, ce qui fait qu’elle a des “fuites” dans sa culotte avant de finalement aller au wc aux de plusieurs jours. Nous ne savons pas quoi faire et pensons qu’il s’agit d’un blocage psy, d’autant qu’elle réclame souvent de rester chez maman ou mami plutôt que d’aller chez papa. Il faut savoir que j’ai quitté son papa pour un autre homme et qu’il le vit encore très mal. Pouvez-vous m’aider ?
    merci

    Réponse

    Vous analysez très bien la situation. Et oui, cet était d’ “encoprésie” est psychologique. Il ne faut pas le laisser s’installer car plus cela dure, avec les réflexions maladroites des uns et des autres, plus ce sera difficile à passer… Je vous conseille de lire et faire lire, à Mamie, à Papa, mon livre “Mon bébé devient propre” pour éviter certaines erreurs. Et ce serait surement utile d’avoir quelques entretiens avec une psychologue…

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  • Question

    J’aimerais savoir comment nous devons réagir (surtout le papa) face à notre fils ainé qui a 4 ans et qui refuse que son papa s’occupe de lui. Il va jusqu’à le taper et même prendre un couteau pour “piquer” papa comme il dit (il ne l’a fait qu’une seule fois mais cela m’a choquée), il dit également que “papa le tape” alors que c’est faux… nous lui avons expliqué le fait que papa était l’amoureux de maman, qu’on s’aimait et qu’on l’aimait, mais différemment mais nous aimerions qu’il cesse cette agressivité envers son papa.
    De mon côté, je dois également m’occuper du petit frère qui a 4 mois, pas toujours évident de gérer les 2 et surtout je ne sais pas comment réagir. Le papa doit-il punir ? ignorer l’enfant ? (il ne veut rien savoir qd son papa essaie de lui parler). Il est conscient de ce qu’il fait car il a dit à son ancienne nounou qu’il était méchant avec son papa …
    D’avance merci pour votre aide et vos conseils

    Réponse

    Il est probable qu’il se sent trahi par son papa qui a osé vous faire un petit frère! La meilleure parade est que le papa essaie de ne pas être en quête de son attention mais construise une tour de Kapla, un château en Lego, regarde un dessin animé puis joue avec les figurines, fasse des crèpes… L’enfant, étonné de ne pas être requis pour le jeu, devrait s’en rapprocher petit à petit. Si cela ne fonctionne pas, quelques entretiens avec une psychologue devraient aider le garçon à mettre de l’ordre dans ses émotions. Surtout, que le père ne se décourage pas, c’est transitoire!

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  • Question

    Notre petite fille de 6 ans ne veut plus dormir ailleurs que chez nous depuis 2 ans (avant il n’y avait aucun problème). J’ai pensé que ce n’était qu’un passage, mais la situation commence à être problématique pour nous. En effet, elle refuse de partir en vacances avec ses grands-parents (qui invitent leurs 3 petits enfants une fois par an) et surtout elle ne veut plus être gardée dans notre famille pendant les vacances (même pour une nuit) alors que c’est souvent nécessaire à cause de nos métiers (je précise qu’elle est gardée avec son frère de 8 ans). C’est une petite fille très vive, souriante et sociable; nous avons essayé de “creuser” un peu les raisons de son refus, mais elle répond simplement qu’elle nous aime trop (son père et moi) et qu’elle ne veut pas être loin de nous.
    Elle a deux amies très proches depuis son entrée à l’école, qui l’invitent régulièrement, et chaque fois, elle accepte de rester dormir… puis se rétracte au dernier moment.
    Avez-vous une idée pour l’aider à “passer le cap”? Je ne souhaite pas la forcer, mais parfois, il y a des situations que ne me laissent pas vraiment le choix.

    Réponse

    Il faut être très attentif à ce blocage:

    - soit elle a eu peur de quelque chose hors de chez vous, qu’elle ne peut pas verbaliser, peut-être à elle-même;

    - soit elle a une angoisse de séparation qui la submerge au moment de rester chez d’autres.
    Il faut absolument consulter une psychologue, en amenant des dessins fait spontanément, des photos de famille, pour qu’elle puisse mettre de l’ordre dans ses émotions… et passer le cap, comme vous dites.
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  • Question

    J’ai une fille et un garçon jumeaux. Que pensez-vous de la séparation des jumeaux a l’école maternelle ? La directrice est pour, et moi non…merci pour vos précieux conseils

    Réponse

    Il est en effet classique de demander la séparation des jumeaux pour qu’ils trouvent chacun leur identité propre, se fassent des amis personnels, des relations individualisées avec une maîtresse ou un maître différents. Ceci est surtout vrai pour les homozygotes, car les adultes ont tendance à dire “les jumeaux” pour ne pas se tromper de prénom quand la ressemblance est importante, ce qui est préjudiciable à la personnalité. Cela se pose moins pour les hétérozygotes, d’autant plus pour un garçon et une fille! On accepte alors plus facilement de les laisser ensemble la première année, mais il est tout à fait justifié de les séparer à partir de la deuxième pour permettre à chacun de “respirer “un peu!

    Ceci dit, la directrice est maître de son organisation.

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  • Question

    Je me permets de vous envoyer un mail pour vous demander votre avis quant à mon petit garçon de 4 ans. C est un super petit garçon, très vif, intéresse et passionné mais depuis quelques temps il fait tout pour nous provoquer, son papa et moi, c est à dire qu il sait qu il est en train de faire une bêtise mais il ne s arrête pas malgré nos demandes et le traditionnel 1 2 3… Nous ne souhaitons pas lui donner de fessées mais nous n’arrivons pas à le faire obéir…surtout pour des choses qui concernent sa sécurité comme ne pas courir sur les trottoirs ou rester attaché en voiture… Que nous conseillez vous? Pour information nous avons aussi un petit frère de un an, avec qui il joue très bien. Il est très attaché à son frère!

    Réponse

     Vous avez un petit garçon très curieux. Vous constatez que la menace 123 et la fessée ne servent à rien. L’enfant recommence aussitôt, puis se fait un jeu de vous provoquer! et la vie dans nos villes (pas le droit de courir, donner la main, être attaché) n’est pas adaptée à leur vivacité. Cela ne veut pas dire qu’on va laisser faire, mais au moins comprendre que ce n’est pas naturel, sans compter l’habillage avec ce froid… et les “vite-vite” des parents, pressés par des rythmes de vie impitoyables…

    Alors, il faut limiter les consignes aux essentielles, trouver des solutions ludiques comme donner la main à l’ours qui vous donne la main, avoir un marche pied derrière la poussette, habiller par étapes sans le laisser crever de chaud pendant que vous cherchez votre téléphone…Oui, c’est sur avec le petit, mais pour lui aussi. Alors on se calme, on limite à l’essentiel et quand on ne peut pas faire autrement, on exécute sans pourparlers mais en disant: “je te comprends de râler, ce n’est pas marrant, mais je ne peux pas faire autrement…” Courage, il va grandir! 
    Au fur et à mesure qu’il grandit, il vous écoutera d’autant mieux que vous n’avez pas crié, mené, voire cru résoudre en levant la main…
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  • Question

    J’ai appliqué pour ma fille la méthode de la propreté à la couche de votre livre “Mon bébé devient propre”, qui lui a permis d’être propre in extremis pour sa rentrée à l’école à 3 ans et demi. Elle continue en revanche à mettre des couches pour ses selles (et la nuit). C’est une enfant qui a un léger retard moteur (marche à 17 mois, elle est suivie en kiné et psychomotricité, ce qui lui a permis d’apprendre très récemment à sauter et à pédaler), et un gros manque de confiance en elle, bien qu’il y ait eu de gros progrès ces derniers mois. Il y a quelques semaines, elle a eu un accident à l’école, qui l’a beaucoup perturbée (je l’ai retrouvé quasiment prostrée), et dans l’heure qui a suivi, elle a eu une envie pressante dans un endroit public et a enfin fait une selle aux toilettes à cette occasion. Elle a recommencé (difficilement) le lendemain, et nous croyions donc le problème réglé. Malheureusement, la situation a au contraire empiré, allant vers l’encoprésie, avec plusieurs micro selles dans la culotte chaque jour, et même des accidents pipi à la sieste alors qu’elle n’en avait plus depuis des mois. J’ai réussi à convaincre mon mari de la laisser remettre une couche pour les selles, mais je m’inquiète tout de même : quand va-t-elle arriver à faire ses selles aux toilettes, et surtout comment éviter de basculer vers l’encoprésie ?

    Réponse

    Comme vous le voyez avec le petit drame qui s’est passé, le stress aggrave les problèmes de propreté. Après qu’elle ait choisi une option positive: sa couche seulement en cas de besoin, voilà que surviennent des émissions inappropriées dans la culotte: c’est “l’encoprésie”  Toute culpabilisation et punition aggraveraient la situation. Il faut voir une psychologue qui pourra analyser l’épisode aggravant, sa capacité à verbaliser ses émotions, et conseiller ses deux parents sur la bonne stratégie. En attendant cette consultation, dites-lui que “ce n’est pas grave, c’est parce que tu as eu très peur, nous te donnons la couche tranquillement”. Puisque ce sont les vacances, mettez-lui la couche après chaque repas et la culotte le reste du temps, sans plus de commentaires en cas d'”accident”.

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  • Question
    Je m’inquiète pour ma fille de 5 ans qui se trouve derrière une grande soeur10 ans et un grand frère 7 ans ( précoces ), devant une petite sœur de 2 ans dominatrice et envahissante ( sera certainement détecté précoce dans quelques années ). Depuis la naissance du dernier ( 7 mois ), je ne la reconnais plus, elle ne trouve plus sa place. Elle reste collée à moi, ne veut plus partir chez les copines, nulle part sans moi ( sauf à l’école ), rejeté son père ect.. Malgré tout, on peut lui décerner la palme de la gentillesse et de l’amabilité. En bref, l’aînée dit que son frère est notre chouchou, et qu’il joue l’intello. Elle, elle déteste l’école ( une vrai souffrance ), le frère traite souvent sa sœur de 5 ans de bête ( il lui pose des questions et la barre est haute), par contre il est plein d’admiration pour sa sœur de 2 ans qu’il trouve intelligente, il sait comment énerver et faire râler la grande avec des paroles, celle de 2 ans fait plier tout ce monde. Enfin le dernier observe, observe, il est d’un calme extraordinaire.
    5 enfants, tous différents avec des attentes différentes, qui réclament sans cesse, n’attendent pas, avant 8h au café il faut déjà jouer aux multiplications et je ne sais quoi les drapeaux…. Je ne sais pas s’ils savent qu’ils ont un père. Je respire entre 6h et 7h du matin et 20h30 et 1h du matin.
     Merci me voilà mieux, j’avais besoin d’écrire que je suis fatiguée pas de famille sur qui compter.
    Réponse

    Oui, une sacrée tribu! Il y a de quoi être essoufflée… Mais avec mes 45 ans de pratique sur 2 générations, j’ai vu combien une famille nombreuse apporte humour et force pour la vie, aux enfants et aux parents! 

    Les grands sont précoces? Tant mieux, c’est tellement triste d’avoir un enfant en grandes difficultés intellectuelles. 
    Vous n’avez pas d’aide familiale? Mais un mari solide! C’est essentiel, même si ce n’est pas toujours facile pour lui, il a l’aire placide et serein…

    Pour la petite de 5 ans, attention aux “évaluations” intra-familiales, j’en ai vu se révéler plus performants ensuite que leur frère “précoce” parce que plus polyvalents… Il faut expliquer aux petits savants que:
    - il faut aussi cultiver son intelligence émotionnelle, et qu’elle en a une très forte;
    - que vous avez le droit de ne pas être une machine à répondre.
    Si elle est très angoissée de se décoller de vous, vous pouvez consulter une psychologue qui va l’aider à trouver sa place.
    Mais tout çà, c’est juste un grand bonheur!
    //
  • Question

    Je suis maman de 2 petites filles. L’aîné de 6 ans est en CP. C’est une petite fille gaie, bien intégrée et qui progresse normalement à l’école.
    Depuis maintenant 1 an, sans événement particulier, elle fait pipi régulièrement la journée dans sa culotte aussi bien à la maison qu’à l’école.
    La nuit elle dort bien et ne fait pas pipi au lit.
    Sur les conseils de notre pédiatre, nous avons vu une psychothérapeute mais cela n’a rien changé. Elle a fait un travail sur “sa peur de grandir” et la confiance en elle.
    Les récompenses ou autres motivations n’ont également pas d’influence. Il semble que ce soit inconscient et indépendant de sa volonté.
    Nous avons volontairement laissé passer du temps, lâcher prise sur la situation mais sans succès…
    Que faire pour l’aider ? Je ne sais plus et je crains que les enfants à l’école se moquent d’elle et qu’elle soit isolée. Ce serait terrible pour elle très sensible.
    Pouvez-vous me donner d’autres conseils ?

    Réponse

    C’est ce qu’on appelle une énurésie diurne: la journée mais pas la nuit. Elle est bien suivie par un pédiatre, elle se retient bien pendant son sommeil.

    Si ce sont de le plus souvent de “petites fuites” parce qu’elle est très joueuse, c’est encore fréquent à cet âge. 
    Si ce sont de grands pipi, n’importe où, il y a une forme de protestation que le psy va faire émerger pour arriver à la régler.
    Restez bienveillante, faites-lui penser à aller aux toilettes avant chaque sortie, et si elle vous dit “j’ai pas envie”, dites-lui “c’est justement quand on n’a pas envie qu’il faut y aller, pour que çà ne déborde pas ensuite”, et continuez le suivi psy. Cela va cesser, mais le suivi est indispensable.
    //
  • Question
    Mon mari souhaite divorcer et demander une garde alternée. Nos enfants ont 4 et 6 ans. Je sais que c’est la grande mode des gardes alternées mais je ne vois pas comment mes enfants pourraient s’épanouir avec ce mode de vie. Ils ont besoin d’une maison, d’un environnement qui les sécurisent. Ils sont très anxieux de nature. Aussi, je vais me battre pour défendre ma conviction qu’ils sont trop jeunes pour ce style de vie mais je me demandais si vous pouviez me recommander un spécialiste qui pourrait m’accompagner et me conseiller dans la démarche d’expliquer à mes enfants que leurs parents vont se séparer, que nous allons déménager etc… Je ne sais pas comment aborder le sujet et  j’ai peur d’être démunie face à leurs questions. Comment expliquer que les parents peuvent ne plus s’aimer mais que les parents aiment leurs enfants pour toujours?
    Réponse

    Je vous conseille de lire mon livre “Il est où mon papa?” qui vous permettra d’y voir plus clair dans votre vie future et celle des enfants, à lire tous les deux de préférence.

    Pour organiser la résidence, avoir chacun un bon avocat, car il y a des critères (en particulier de disponibilité de chaque parents) qui la font organiser dans un sens ou l’autre.
    Françoise Dolto disait: “il faut dire aux enfants les vérités QUI LES CONCERNENT”. En cas de séparation, ce qui les concerne, c’est ce qui va leur arriver, où il vont habiter, avec qui… Tant que vous ne le savez pas, il est prématuré d’en parler, cela les angoisserait sans solution. En attendant, parlez de travail, de voyages, restez dans le transitoire tranquille. 
    Quand vous saurez comment vous, les parents, allez vous organiser, vous pouvez demander à votre médecin de famille, leur pédiatre, un psychologue, de leur expliquer. Après que vous l’aurez mis au courant.
    Je tiens à revenir sur cette phrase: “Comment expliquer que les parents peuvent ne plus s’aimer mais que les parents aiment leurs enfants pour toujours?” Il faut dire au contraire que vous vous aimerez toujours (on peut s’aimer passionnément, sexuellement… mais aussi affectueusement, tendrement, amicalement…) C’est parce que vous parviendrez à sauvegarder ces sentiments là que vos enfants garderont confiance en leurs parents. Je vous sens blessée, trahie… Le papa a peut-être besoin de réfléchir, vous avez peut-être, d’abord, besoin tous les deux, de voir un psychologue ou un médiateur pour retrouver une compréhensions mutuelle? Ce serait sans doute la démarche la plus responsable vis à vis de vos enfants?
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  • Question
    Bonjour, je viens de lire votre livre “mon bébé devient propre” qui, soit dit en passant, est un bon déstressant sur le sujet.
    Mon fils a 5 ans et n’est toujours pas propre la nuit, il a le sommeil profond et ne se réveille que quand la couche à débordé. Il a été propre le jour vers 34 mois pour l’entrée à l’école, du jour au lendemain – école oblige! Nous ne l’avons jamais contraint et avons suivi son rythme. À la sieste, c’était très variable: quand elle durait plus de 2 heures, il y avait souvent un accident. À 4 ans, il a été opéré d un phymosis, je pense qu il n’a pas été traumatisé puisqu’il disait lui même en être gêné; et, suite à ça, il s’est mis à faire pipi debout. 
    Faut-il intervenir maintenant ou laisser encors un peu de temps?

    Réponse

    Telle que vous décrivez le “pipi au lit” de votre fils, il s’agit:

    - d’une énurésie “primaire” (il n’a pas été sec pendant au moins 6 mois pour refaire ensuite pipi au lit, comme dans les énurésies “secondaires” qui sont d’origine purement psychologique).
    - d’une énurésie “nocturne”: il n’a pas d’accidents de pipi-culotte la journée;
    - d’une énurésie “isolée”: vous avez bien vérifié lors d’une consultation médicale qu’il n’y a pas de problème sur ses voies urinaires. Le phimosis n’est pas la cause.
    Et vous dites bien que son sommeil est très profond: c’est une énurésie due à une immaturité du sommeil.
    Expliquez à votre enfant: “ce n’est pas ta faute, tu dors très fort”, il sera bien d’accord. Et: “ton sommeil va devenir plus léger quand tu vas grandir, et tu te retiendras sans t’en rendre compte.” S’il est gêné pour les invitations chez les copains, une classe “de nature”… votre médecin peut l’aider par des médicaments. Mais il préférera surement attendre encore un peu qu’il grandisse…
    //
  • Question

    J’ai lu avec intérêt votre article dans coopération/Suisse.
    Il y beaucoup d’arguments qui démontrent que les femmes en général, et vous les psy aussi, n’ont
    aucune idée ou ne peuvent pas avoir la moindre idée de ce qui se passe dans le coeur d’un 
    homme quand sa femme le quitte et que, automatiquement ses enfants le quittent aussi.
    Ma femme m’a quittée lorsque nos deux enfants avaient 4 et 7 ans et elle est partie vivre avec
    un acoolique.
    Alors là pour moi, c’était pire qu’une lapidation…. Dans cette grande douleur infinie qui a duré des
    années c’est très facile, vu de l’extérieur, de vouloir alléger la souffrance des enfants quand la
    vôtre vous écrase. Mes deux enfants ont maintenant 28 et 31 ans et surtout ma fille ne peut pas
    même 20 ans plus tard dire en face à sa mère ce qu’elle pense malgré que je la posse toujours à le faire.
    Alors, devant tant de malheur, essayez plutôt de préparer les couples en difficultés à des problèmes
    insurmontables après leur séparation et de les dissuader de divorcer. Rien, mais rien ne peut être réparé
    même si les parents ses remarient et suivent leurs instincts avec une autre victime. Il faudrait que les enfants
    dont les parents divorcent puissent se choisir d’autres parents en bloc et oublier toutes les con-
    traintes de week-ends, vacances etc. partagés. N’oublions pas non plus que notre population en
    souffre énormément car chaque famille divisée perd la moitié de son capital, voir maisons de famille
    vendues etc.

    Réponse

    Je comprends et partage tout à fait votre tourment et je ne pense pas que, dans mon livre, vous trouviez une seule ligne qui n’aille pas dans ce sens. Je ne comprends pas pourquoi, dans la situation que vous me décrivez, le juge aux affaires n’a pas été informé de l’alcoolisme du “beau-père”? J’ai suivi ces situations et nous parvenons rapidement à ne pas obliger les enfants à se trouver dans ce genre de foyer. Peut-être parce que l’on a progressé dans l’écoute de la parole de l’enfant (même s’il y’a encore beaucoup à faire!!!) depuis 20 ans…

    //
  • Question

    Je me permet de vous envoyer un mail car j’ai trouvé votre adresse sur un forum de maman.

    Voilà: j’ai une petite fille de 5 ans et je l’ai retrouvée plusieurs fois sur le canapé avec son doudou entre les jambes en train de se frotter visiblement. elle me dit que “ça la chatouille”.
    je ne l’ai pas grondée pour ne pas la bloquer mais je lui ai dit qu’il ne fallait plus le faire.
    Ce soir je l’ai couchée et j’ai entendu des petits bruits dans sa chambre, je suis rentrée et elle m’a dit qu’elle avait encore mis son doudou entre ses jambes et qu’elle adore ça.
    Bref je ne sais pas du tout quelle  réaction avoir. j’en ai parlé à quelques amies et apparemment il n’y a qu’à moi que ça arrive.
    Si vous pouviez me dire comment faire??
    Merci beaucoup
    Réponse

    Découvrir que l’on peut ressentir du plaisir ainsi est assez fréquent, rassurez-vous. Ce n’est pas “mal”, il ne faut pas l’interdire, mais c’est intime: si votre petite fille se “frotte” au salon, devant les amis, vous devez lui dire: “”se chatouiller comme çà, c’est un petit secret. Tu le fais dans ta chambre, tranquille, mais pas devant les autres”; et dès qu’elle commence, vous dites “Tu dois aller dans ta chambre” en l’entraînant doucement. N’en parlez pas aux copines, c’est sa vie privée. Si on vous le signalait à l’extérieur (école par exemple) vous ne diriez rien à l’enfant mais la conduiriez chez une psychologue qui lui apprendrait à préserver son intimité, et verrait si elle a besoin de s’occuper par des plaisirs moins solitaires. 

    Avec ces conseils, c’est transitoire en général. Mais ne faites pas de maladresse.
    //
  • Question

    Quels sont les jouets vraiment nécessaires ?

    J’ai trois garçons de 22 mois, 5 ans et 7 ans. 

    1) J’ai mis à la disposition des deux grands des barbies et des poupées : ils ne veulent pas que je les range à la cave car ils ont le souvenir d’y avoir bien joué à plusieurs reprises au début, mais maintenant, ils n’y jouent presque pas.

    2) Est-ce mieux qu’ils jouent ensemble ou chacun dans leur chambre? Ou bien dans la même pièce à des activités différentes ?

    3) Le petit dernier n’arrive pas à jouer : il touche à tous les jouets des grands alors que nous lui avons aménagé un espace avec ses jouets dans sa chambre : en fait, il faut qu’on joue avec lui. 

    Les jouets sont-ils vraiment utiles ? En fait, je trouve que les livres, du dessin, de la peinture, de petites activités manuelles leur apportent plus de satisfaction …et de calme, tandis que les jouets les excitent (cela dégénère en chahut), les fatiguent (ils ont besoin de se défouler physiquement après), ou les énervent (frustration de ne pas arriver à monter un jeu de construction).

    Réponse

    Oui, les jouets sont nécessaires, ils peuplent leur monde d’enfant et développent leur imaginaire. Mais après que vous ayez donné du sens en ayant joué avec eux…

    1 Vous pouvez faire une étagère en hauteur pour ces reliques qui font partie de leur enfance? Au besoin, vous les mettez dans un bac transparent, et ne les jetez jamais!

    2 Les grands aiment jouer ensemble, puis ils ont besoin de s’isoler dans leur domaine. C’est une chance s’ils peuvent avoir chacun leur chambre!

    3 A 22mois, on ne sait pas jouer tout seul parce qu’on a besoin que les grands et les adultes donnent sens au jeu, c’est normal. Il suit, il imite, il n’a aucun goût à jouer seul. Cela viendra avec toutes les activités que vous proposez, mais auxquelles les jouets se mêlent…

    Ces enfants ont bien de la chance d’avoir une maman passionnée!

    //
  • Question

    Quels sont les jouets vraiment nécessaires ?

    J’ai trois garçons de 22 mois, 5 ans et 7 ans. 

    1) J’ai mis à la disposition des deux grands des barbies et des poupées : ils ne veulent pas que je les range à la cave car ils ont le souvenir d’y avoir bien joué à plusieurs reprises au début, mais maintenant, ils n’y jouent presque pas.

    2) Est-ce mieux qu’ils jouent ensemble ou chacun dans leur chambre? Ou bien dans la même pièce à des activités différentes ?

    3) Le petit dernier n’arrive pas à jouer : il touche à tous les jouets des grands alors que nous lui avons aménagé un espace avec ses jouets dans sa chambre : en fait, il faut qu’on joue avec lui. 

    Les jouets sont-ils vraiment utiles ? En fait, je trouve que les livres, du dessin, de la peinture, de petites activités manuelles leur apportent plus de satisfaction …et de calme, tandis que les jouets les excitent (cela dégénère en chahut), les fatiguent (ils ont besoin de se défouler physiquement après), ou les énervent (frustration de ne pas arriver à monter un jeu de construction).

    Réponse

    Oui, les jouets sont nécessaires, ils peuplent leur monde d’enfant et développent leur imaginaire. Mais après que vous ayez donné du sens en ayant joué avec eux…

    1 Vous pouvez faire une étagère en hauteur pour ces reliques qui font partie de leur enfance? Au besoin, vous les mettez dans un bac transparent, et ne les jetez jamais!

    2 Les grands aiment jouer ensemble, puis ils ont besoin de s’isoler dans leur domaine. C’est une chance s’ils peuvent avoir chacun leur chambre!

    3 A 22mois, on ne sait pas jouer tout seul parce qu’on a besoin que les grands et les adultes donnent sens au jeu, c’est normal. Il suit, il imite, il n’a aucun goût à jouer seul. Cela viendra avec toutes les activités que vous proposez, mais auxquelles les jouets se mêlent…

    Ces enfants ont bien de la chance d’avoir une maman passionnée!

    //
  • Question

    C’est après avoir lu votre livre « élever mon enfant aujourd’hui », que nous nous adressons à vous pour quelques conseils concernant l’éducation de notre fille ainée qui a 3 ans. Depuis ses 18 mois, nous rencontrons des soucis pour nous faire obéir, elle ne veut rien entendre concernant l’autorité, elle veut toujours négocier, n’accepte aucune remarque, ni limite de notre part, et revendique pour tout (manger, dormir, se laver…, ranger ses jouets, rituels de la vie). Elle ne supporte pas qu’on lui impose des limites. Elle vient de faire son entrée à l’école, tout se passe bien. C’est une petite fille intéressée et dynamique. Je profite de mon congé parental pour m’occuper d’elle et de notre deuxième fille née en juin dernier. L’arrivée de sa sœur n’a rien changé à ses attitudes excessives et ses colères à répétition. Nous avons vu un pédiatre en janvier dernier qui n’a rien vu d’inquiétant, notre fille est assez mature et éveillée. Aujourd’hui nous sommes anxieux et stressés de ces conflits permanents et pour l’avenir.

    Que devons-nous faire, quelles méthodes adopter, serait-il préférable de consulter un pédopsy ?

    Merci pour vos conseils.

    Réponse

    Il semble bien en effet que vous ayez une petite fille très éveillée, elle a bien entériné vos consignes éducatives puisqu’elle ne pose pas de pb à l’école. Mais c’est un jeu de vous faire répéter, sans doute parce que vous êtes trop anxieux de bonne éducation et donnez trop de directives. Par exemple, à son âge, on ne peut pas “ranger sa chambre”, ou alors, elle deviendra obsessionnelle… Car à 3 ans, on commence à ranger et on repart dans son jeu. En la rangeant avec elle ou quand elle n’est pas là, vous lui donnez l’habitude du classement. Elle aimera l’ordre et rangera plus tard, par imitation.

    En voulant obtenir trop de gestes automatiques à cet âge de découverte, on entraîne l’enfant à en jouer, à vous provoquer. C’est un cercle vicieux. Cessez d’espérer trop d’autorité trop tôt, cela fait l’effet inverse.

    Si vous avez besoin d’être aidée, avec elle? En effet, c’est une bonne idée. Vous trouverez une psychologue à la PMI?

    //
  • Question

    Question:

    Fervente lectrice et auditrice de vos anciennes émissions de radio, j’ai aujourd’hui grand besoin de votre aide. Je suis la grand-mère de plusieurs petits enfants mais un particulièrement m’inquiète. Ses parents sont séparés, il est en garde alterné avec son grand frère. Cet enfant est en grande souffrance, il refuse les câlins, bisous et mots doux, surtout quand il se fait mal. Cet enfant a un mal être évident que ses parents refusent de voir. Je ne dis pas qu’ils lui font du mal, mais que leur éducation ne convient pas à leur enfant et c’est là qu’ils ne comprennent pas.

    Ne pensez-vous pas qu’un pédopsychiatre serait plus adapté pour comprendre les raisons de ce mal être? 

    Réponse

    Réponse:

    C’est très difficile d’être grand-mère, de penser que son petit fils souffre, et de ne pas pouvoir l’aider autant qu’on le voudrait. Il faut que je vous dise plusieurs choses:

    - Vous ne pouvez pas décider de consulter un pédopsychiatre sans que les parents l’aient entrepris eux-mêmes, avec le praticien de leur choix…

    - Si un enfant ne veut pas de câlins, cela ne veut pas dire qu’il est en mal-être affectif et il faut respecter sa façon d’être.

    - pour qu’une grand-mère soit bienfaisante, il faut surtout qu’elle soit le plus présente possible quand ses petits enfants ont besoin d’elle. Pour cela, mieux vaut ne pas se mêler des choix des parents, une Mamie n’est pas toute puissante… Ce qui compte, c’est qu’il vous fassent suffisamment confiance pour vous confier régulièrement les enfants…

    //
  • Question

    Notre petit garçon est très éveillé, mais je suis gênée parce qu’il me dit une dizaine de fois par jour qu’il veut être pilote d’hélicoptère, après m’avoir répété depuis plus d’un an déjà : “Tristan, il vole maman, Tristan, il vole!”… Récemment, nous l’avons donc emmené faire un court vol dans un petit avion… Mais il est persuadé de voler, je dois dire la même chose sinon, il est très fâché… Comment le détromper sans le décevoir ?

    Réponse

    C’est le rêve d’Icare, de tout être humain ! D’autres se rêvent pompier ou facteur… Devant cette affirmation, avec l’exigence d’abonder dans son sens, vous devez à la fois :

    -       comprendre votre enfant : ne pas dire « non ! Mais tu sais bien que tu ne voles pas ! » Désespoir assuré…

    -       mais rester un parent ancré dans le réel : ne pas dire « Mais oui ! Tu voles ! »

    -       Aussi, la meilleure réponse est de dire « tu peux le dire si tu veux » ou « oui, ce serait bien, de voler ! »

    Ce n’est pas un mensonge, c’est une affabulation qui passera ainsi avec la maturité.

    //